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CONCLUSIONS

« La science, disait M. le Prof’ Charles Richet, à l’occasion de son jubilé en 1926, est la grande dominatrice, c'est elle qui crée le progrès, c’est à elle qu’il faut consacrer sa vie. Mais le savant doit aussi se pencher sur les misères humaines. Il doit chercher à lutter contre l’ignorance et le mal, contre l'erreur, les préjugés, la routine qui sont partout. Science, Patrie, Justice, Humanité, voilà les grands mots lâchés et les grandes idées. Ce sont là les étoiles qui doivent éclairer constamment la route d’un homme libre, »

En écrivant ce modeste travail, sur un sujet de médecine historique, de médecine légale, et de médecine sociale, nous avons toujours eu à la mémoire, ces fortes paroles. Nous avons étudié une institution d’hier à la suite de laquelle nous avons cru pouvoir esquisser brièvement une question d’actualité palpitante, parce que nous avons pensé que les deux étaient en somme sur le même plan. Et c'est dans cette idée, tdée-lien entre les deux parties de notre travail, que nous avons fait résider l’Unité de notre

œuvre dont le mérite est, non pas dans la façon dont

elle est charpentée et présentée, mais bien plutôt dans notre but qui est de contribuer au hien du devenir qui sera demain.

Nous avons étudié le Congrès, épreuve médicolégale postmatrimoniale destinée à déterminer l’existence de l'impuissance, pour annuler les mariages où amour n'y était pas et n'y avait jamais été, car l’amour trouve ou fait les âmes pareilles, pares au“ nivenit aut facit, a dit saint Augustin. Puis, nous avons voulu savoir s’il ne serait pas possible de prévenir ces annulations de mariage d'autrefois et d’aujourd’hui, et aussi toutes les causes intérieures de nuisance du mariage tant pour les conjoints que pour les familles et pour diminuer les vices et tares héréditaires. Ce fut le motif de notre incursion dans le domaine de l’eugénique de l'examen médical avant le mariage et de l'établissement du certificat médical.

Nous voudrions que l'examen médical avant le mariage soit biologique, médical, juridique, familia!, moral.

Nous voudrions que « le souci judicieux de IE santé, de l’état physique et mental chez ceux qui veulent fonder une famille » pénètre dans les mœurs, dans les habitudes sociales d’une façon complète. Pour cela, nous voudrions que la médecini préventive recherche l'alcoolisme, la tuberculose, la syphilis, les maladies vénériennes; pour cela, nous voudrions que la raison et la sensibilité humaines

1) Lucien MARCH.

s'opposent aux forces aveugles de la matière et que la loi morale, que la loi du travail et le respect de là liberté d'autrui deviennent en nous comme une seconde nature. Et c’est pour cela que nous avons choisi ce sujet pour notre travail inaugural afin de collaborer ainsi, un peu, à la publicité et à la propagation de ces idées. C’est qu’en effet, « avant de faire admettre par l'opinion un certificat prénuptial, il faut habituer cette opinion à l’idée de la nécessité de telles précautions (1) comme on l’a habituée à bien d’autres choses. Cela l’'éduquera et par l'éducation, cette « contrainte volontaire », seront évités mille désastres qui atteignent les foyers, les familles, l’hérédité, mille fraudes, et rendront inutiles les Congrès d’hier et leurs succédanés d'hier et d'aujourd'hui.

(1) Louis FOREST.

Vu Vu et PERMIS d'imprimer: , Le Président, Le Recteur de l’Académie de Paris, P. MÉNÉTRIER. CHARLETY.

Vu Le Doyen,

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