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de la population française, ont mis en avant mille procédés ayant pour but immédiat ou lointain d'y remédier. i
Les uns, comme le vénéré professeur Pinard, ont préconisé la puériculture. Il faut sauver à tout prix les enfants qui naissent, puisque l’enfant est un objet rare. D’autres ont créé des associations piour l’accroissement de la population française, telle « L'Alliance nationale pour l'accroissement de la population françcaise », qui publie une revue et l’adresse aux médecins pour leur salon d’attente. D’autres proposent des lois diverses — et les font voter — qui ont pour but de favoriser la production des enfants, encore qu’il se trouve certains bons esprits qui veulent qu’en ceci comme en tout on observe une jüste mesure.
Bref, moralistes, hygiénistes, parlementaires, tous s'intéressent à ces grandes questions et en ce faisant, ils luttent pour le bien. Or, lutter, de quelque façon qu'on s'y prenne, pour tâcher d’enrayer l’appauvrissement continu de la population française, est une opération utilitaire, une croisade à laquelle il appatient à l’élite médicale de participer. Tarnier, Pierre Budin, Marfan ont pris part à cette lutte par des moyens divers. Aujourd’hui, il y a un ensemble d’efforts mis en œuvre auxquels il faut coopérer lorsque l’on est médecin, et comme l’écrivait M. le Sénateur Paul Strauss (, « aucune abstention ne serait plus funeste si la jeune génération d'étudiants en méde-
1) Le Siècle Médical, 15 juin 1927.
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cine ne suivait pas l'exemple de ses maîtres d’hier et d'aujourd'hui ».
Aussi, suis-je convaincu que mes maîtres qui sont mes juges ne pourront que m'approuver ou tout au moins m'accorder leur bienveillante indulgence à cause de la bonté de mon intention et qu'ils me sauront gré de ma bonne volonté si je n'ai pas réussi à traiter ce sujet dans toute sa plénitude et avec la haute compétence qu’il exigeait.