‹ Quelques considérations au sujet de plusieurs cas de syphilides malignes précocesChapitre 11 sur 20 · X..., âgé de 34 ans. Rien du côté de l’hérédité · texte numérisé non relu

X..., âgé de 34 ans. Rien du côté de l’hérédité

Pas d'anfécédents pathologiques personnels. Mais il s’alcoolise depuis quatre ans. Il boit deux à trois litres de vin par jour, deux ou trois petits verres, et surtout de nombreux apéritifs, notamment de l’amer et de l’absinthe. “

L'accident initial de la syphilis apparaît en avril 1904. L'incubation avait duré vingt et un jours. Vers la fin d'avril apparaît une éruption de pustules grosses comme des lentilles et entourées d'une zone d'inflammation. Cette éruption se généralise à toutes les parties du corps. Les pustules crèvent et se recouvrent d'une légère croûte.

Après six injections de calomel son état redevient satisfaisant.

Quand, quelques semaines après, une nouvelle éruption encore plus forte que la précédente se produit.

Les pustules sont plus grosses, plus confluentes surtout et suppurent abondamment.

Le même traitement est institué, et au bout de la cinquième injection, le malade peut être considéré comme guéri de ses accidents.

En décembre 1904, X... présente une gomme de l’amygdale

Sarre

droite. Cette gomme est ulcérée, à fond grisâtre, anfractueux, - entourée d'un liséré rouge. Elle est à peu près grosse comme une noisette et son centre présente une perte de substance. Le début de cet accident remonterait à un mois environ. Or, depuis le mois d'août, X... a cessé absolument tout traitement et a recommencé à fumer avec une exagération manifeste. j

Le traitement par les piqûres de calomel est aussitôt institué, associé au traitement à l'iodure de potassium, à raison de 83 grammes par jour.

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