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Cependant, il est une médication supérieure, soit au mercure, soit à l'iodure, comme effets thérapeutiques, contre l'une et l’autre formes de ces syphilides, c’est la médication mixte, c'est-à-dire la combinaison des deux remèdes.
Mais, dans le cas de syphilides sèches, l'effort thérarapeutique principal devra procéder du mercure, et au contraire de l’iodure dans les cas de syphilides ulcéreuses.
De plus, les doses devront être d'emblée fortes et suffisantes, proportionnelles à la qualité des lésions.
Nous laisserons donc de côté le procédé par les pilules et les frictions, pour ne nous occuper que de celui des piqûres, qui est la méthode intensive par excellence.
Cette méthode consiste à injecter dans les muscles fessiers, assez profondément, des préparations mercurielles solubles et insolubles.
En tant que préparations insolubles, nous laisserons de côté l'huile grise, l’oxyde jaune de mercure, le salicylate de mercure... etc., qui ne sont pas assez énergiques dans le cas qui nous intéresse, pour ne nous occuper que du calomel.
Les cas ne sont plus à citer aujourd'hui, où ce mode de traitement a fait merveille après échec de tous les modes de mercurialisation.
La préparation que nous avons employée à la Maison de secours de Nancy, et qui a toujours donné d'excellents résultats, est la suivante :
LH OalOM El SR TR Se SR ee OR Chlorhydrate de cocaïne.......,.. O0 gr. O1 Huile de vaseline stérilisée
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On injecte { centimètre cube de la solution dans les muscles de la région fessière, soit 10 centigrammes de calomel. On répète l'opération tous les huit jours, en ayant soin chaque fois de changer de côté.
Il faut tenir comple, cependant, de quelques inconvénients qui ont été signalés à propos de cette méthode : douleurs, stomatites graves, désordres intestinaux, abcès, quelquefois embolies. Mais ajoutons qu'ils sont excessivement rares et peuvent être évités presque totalement avec une bonne technique.
« Les injections solubles possèdent une activité au moins aussi grande, plus facile à graduer dans ses effets, et leurs inconvénients sont infiniment moindres, pour ne pas dire nuls. Les principaux sels employés sont le biiodure de mercure (1 à 2 centigr. en moyenne par jour, jusqu’à 4, 6 et même 8 centigr. dans les cas exceptionnels), le sublimé (1/2 centigr. à 1 centigr. par jour), le benzoate de mercure (3 à 4 centigr. par Jour), l'hermophényl (10 à 15 centigr. tous les trois ou quatre jours). Ces sels, mis en solution aqueuse par l'addition de NaCI pour le sublimé, de NAÏ pour le biodure, de benzoate d'ammoniaque pour le benzoate de Hg, sont très bien supportés par les malades. Les injections peuvent être faites tous les jours aux faibles doses ou seulement tous les deux, {rois ou quatre Jours aux doses doubles, triples ou quadruples, sans inconvénients autres qu'une douleur très supportable. » (Nicolas.)
L'iodure de potassium sera donné en même temps que le mercure. Il peut être pris à doses assez élevées, qui sont même mieux supportées que les doses faibles. On le donne ordinairement à la dose de 3 à 4 grammes
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par jour, mais on peut aller jusqu’à 6, 10, 15 grammes et plus, lorsque le besoin s’en fait sentir. |
En somme, ce qui est à prescrire lorsqu'on se trouve en présence de syphilides malignes précoces est ceci :
Contre une syphilide tuberculeuse sèche, mercure comme remède de fond, de premier rang, et iodure comme auxiliaire.
Etinversementcontre une syphilide ulcéro-croûteuse, iodure comme remède principal et mercure comme auxiliaire. |