II. — TRAITEMENT LOCAL
Il est à peu près superflu pour les formes sèches ; on peut donc en épargner l’ennui aux malades. Cependant il n’est pas inactif et on ne doit pas le négliger dans certains cas rebelles. Il consiste én des frictions mercurielles èn situ.
La médication topique, en revanche, est indispensable pour traiter convenablement les formes ulcéreuses.
Il faudra commencer par faire tomber les croûtes à l'aide de bains et de cataplasmes de fécule imbibés d’une solution faible de sublimé.
Une fois les croûtes tombées, nous aurons recours à la méthode occlusive et à la médication iodoformée associées. |
On commence par saupoudrer légèrement l'ulcère d'iodoforme. Cela fait, il s'agit de fermer complètement la plaie à l’aide d’un taffetas mercuriel dit « taffetas de Vigo ».
Il faut, ponr être efficace, que l’occlusion soit complète. Pour cela, il ne s’agit pas de recouvrir l’ulcère d’un large disque de sparadrap, mais il faut découper dans le taffetas de petites bandelettes d’une longueur proportionnelle à celle de l'ulcération et d’une largeur ne dépassant guère 8 millimètres. On fixe ces bandelettes sur la plaie en ayant soin de les entrecroiser en X et de les imbriquer les unes sur les autres à la façon des tuiles d’un toit. ;
Toute la surface de la plaie doit être ainsi recouverte, avec empiètement de quelques millimètres sur les téguments périphériques.
Un pansement quotidien suffit.