‹ Quelques considérations au sujet de plusieurs cas de syphilides malignes précocesChapitre 19 sur 20 · IT, — TRAITEMENT GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

IT, — TRAITEMENT GÉNÉRAL

Les nombreux facteurs que nous avons énumérés à propos de l'étiologie interviennent d’une façon évidente pour aggraver la maladie ; ils modifient le terrain de telle sorte que les spécifiques seront sans effet, si on ne cherche pas à relever la constitution par un traitement général.

Cette médication est souvent aussi importante que les précédentes. .

Recherchons les indications que fournit l’état général. Les malades sont faibles, adynamiques, épuisés,

cachectiques. Relevons donc les formes par une médi- cation tonique, dans laquelle entreront les ferrugineux, pour les anémiques, l'huile de foie de morue, les amers pour les scrofuleux, le quinquina pour les fébricitants, et l’arsenic pour tous, mais cette médication tonique

PP Le devra être aidée par une hygiène réconfortante. Nous ‘recommanderons au malade de mener une vie très régulière, d'éviter les veilles prolongées, les excès de table, l'air vicié, les fatigues, le tabac, et enfin surtout l'alcool. Nous lui recommanderons, en outre, l’hydrothérapie.

Nous ne voudrions pas terminer le HE du traitement sans dire à cette occasion quelques mots de l'atoxyl ou anilarsinate de soude.

Ce composé a été employé récemment, avec succès, dans de nombreux cas de syphilis, et notamment dans plusieurs cas de syphilides malignes précoces. On s'est

servi de la solution à 10°/,, en injections intra-mus-

culaires dans la région fessière; la dose injectée a varié presque constamment entre 0,50 et 0,75 centigrammes, le nombre des injections renouvelées trois fois par semaine a oscillé entre cinq et neuf.

« L'action de ce médicament a été surtout frappante chez les malades atteints de roséole, de syphides papuleuses, d'ulcérations tertiaires. Chez des malades atteints de syphilis maligne précoce, que nous avons vus plusieurs fois en deux ans être affectés de lésions résistant à un traitement intensif par le mercure et l’iodure, des ulcérations grandes comme des pièces de vingt sous ont été complètement cicatrisées après la sixième injection de 0,75 centigrammes d’anilarsinate sodique. » (D'H. Hallopeau.) =

Malheureusement, ce médicament est toxique et donne souvent lieu à des accidents d’intolérance

grave (vertiges, fièvre, anorexie, prostration, vomissements, névrites), que l’on peut difficilement éviter,

va?

Sade en injectant les doses dont nous avons parlé plus haut.

- Il yaurait donc lieu d’être beaucoup plus circonspect dans son emploi, et surtout de ne faire usage de ce médicament qu'à doses bien moindres, et en tenant compte de certains facteurs importants aussi dans l’apparition de phénomènes d'intolérance graves, facteurs tels que la nature du produit, l’âge du malade, sa taille, son poids, son état de santé générale. (Nicolas.) Mais, il est évident que dans certains cas rebelles au Hg et à KI, l’atoxil manié prudemment pourra rendre de grands services. |

En résumé, la thérapeutique des syphilides malignes précoces doit être active, spécifique, reconstituante, dans le triple but de guérir les manifestations de la diathèse, d'en prévenir le retour dans la mesure du possible, et de donner à l'organisme le moyen de résister à de nouvelles poussées infectieuses.

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