PANTIN
cifiques héréditaires. Nous n’avons pas cru devoir les rapporter spécialement, les pourcentages, dans ces cas, n'offrant rien de plus, particulier.
A l'Ecole de perfectionnement d'Yvetot pour les arriérés : 35 examens : 12 cloisons dont 9 où le cloisonnement existait seul ‘et 3 chez des sujets ayant été opérés, il y a un an, de végétations adénoïdes dans le service oto-rhino-laryngologique de lHospice-Général de Rouen et chez lesquels le,cloisonnement persislait avec végétations à droite et à gauche dans les récessus.
A l'asile de Grugny (S.-Inf.),, pour les: crétins ho examens : 16 cloisons, dont un adulte avec une cloison absolument typique, divisant, le, naso-pharynx dans toute sa hauteur et 2 enfants présentant de grosses végétations à droite et à gauche du cloisonnement. xt;
Au préventorium de Canteleu.: (S.-Inf.), ‘enfants normaux ; 58 examens ; 15 cloisons divisant le naso-pharynx dont 3 avec. végétations adénoïdes dans les récessus.
Dans une école communale de la ville de Rouen ; 100 examens : 30 cloisons divisant le naso-pharynx.
En résumé, pour des sujets anormaux, 55. examens : 28 cloisons et pour des sujets normaux, 15$ examens : 45 cloisons.
Nous tenons à remercier ici M. le Docteur Jacor, Médecin- Chef de l'Ecole départementale de perfectionnement d’'Yvetot. M. le Docteur RiBFs Médecin de l'Etablissement départemental de Grugny et M.le Docteur ANGÉLI, Médecin du préventorium de Canteleu. pour l’amabilité avec laquelle ils nous ont ouvert les portes de leurs établissements et pour l'aide qu'ils nous ont appo tée au cours de nos reeherches.
Diagnostie du cloisonnement du naso-pharynx
—H n'existe, à notre avis, qu'un seul moyen ile diagnostic certain et facile, c’est le toucher, les autres sont des moyens acessoires.
LE Toucuer. — Il est en général critiqué, on lui reproche. d’être brutal et désagréable. Nous ne con-
testerons pas ce dernier qualificatif mais il faut're-
connaître à l’opérateur une large part dans ces désagréments plus qu'à l'acte proprement dit ; et nous croyons que même chez des adultes prévenus 1 ce qu’on va faire, quand on a au besoin anexthésié localement le voile et:la paroi postérieure du pharynx.o0n peut pratiquer un toucher qui n'est pas en général mal supporté. Nous n'avons pas l’intention de donner ici une technique de cette manœuvre ; Mais nous rappellerons quelques conseils trop souvent négligés qui sont la cause d’un toucher insuffisant et par suite d'interventions incomplètes.
IE faut d'abord que le sujet soit assis et bien immobilisé. Le toucher est beaucoup plus aisé quand quelqu'un d’étranger à la famille du patient peul seconder le médecin ; à son défaut, la personne qui accompagne le malade lui prend les mains sans serrer brutalement mais en les maintenant bien. L'opérateur ayant introduit l'index dans la bouche le fait passer aussi. légèrement que possible derrière le voile; puis il remonte le doigt dans le pharynx et le porte assez haut pour atteindre la voûte. Beaucoup de touchers ne vont pas jusque-là. Sentant seulement derrière le voile sur la paroi postérieure la masse adénoïdienne recherchée, on ne se donne pas la peine d'explorer le reste du pharynx pensant que la curette s’en chargera au moment de l’opération ou bien parce que le patient est récalcitrant. Ce sont de mauvais procédés. Un bon toucher dow d’abord faire sentir la partie postérieure de la cloison en la suivant en arrière et lorsqu'elle paraît se prolonger dans le pharynx de façon anormale on ex. plore avec le doigt à droitget à gauche pour s’assusurer de la liberté des cavités ainsi formées ou bien de la présence de végétations adénoïdes dans les récessus. On se rend compte en un clin d’œil de l’état des bourrelets tubaires et des queues de cornets. Quand l'opérateur a pratiqué un bon toucher voici ce qu'il sent en cas de prolongement anormal de la cloison : en suivant le bord postérieur du septum ail trouve immédiatement au-dessus du voile du palais, il est guidé par cette crête jusqu'à la paroi
postérieure du pharynx, chose assez fréquente méme avec! une cloison normale ; ce qui est particulier dans les cas que nous étudions, c’est que cette lame possède encore une certaine hauteur quand elle arrive sur la paroi postérieure du pharynx et qu’à droite et à gauche existent deux culs-de-sac formant la partie supérieure du pharynx divisée par le septum. Nous ne saurions mieux comparer l’impression que ressent alors le doigt qui touche, qu’à celle éprouvée, si pratiquant un toucher pharyngien on introduit l’index dans les choannes. Les deux sensations sont identiques, mais dans un cas le doigt est tenu verticalement et dans l’autre il est recourbé en crochet pour atteindre la partie postérieure des fosses nasales, et il suffit d’insister pour atteindr? l'extrémité des cornets. Nous avons quelquefois, pour. éviter autant que possible ‘les causes d’erreurs, commencé Le toucher par la paroi postérieure du pharynx pour être bien sûr d'y trouver la cloison ; les résultats sont identiques.
Il faut se mettre en garde contre certaines fautes d'interprétation que nous avons pu relever grâce à des moulages du pharÿnx pratiqués sur le vivant : une cloison qui semblera avoir au toucher une hauteur de plus d’un centimètre n’a en réalité qu’un demi centimètre ; l'index exagère en général les sensations perçues dans le cavum. Une autre cause d’erreur réside dans F’inclinaison donnée à la tête du sujet que l’on touche. Il faut lui laisser sa position naturelle sans la porter en extension ; dans ce dernier
cas, le doigt remontant verticalement derrière le voile trouve non plus le cävum mais les choannes ét sént une cloison qui peut faire croire à un cloisonnement du pharynx alors CN n'en existe pas.
LA RHINOSCOPIE POSTÉRIEURE. — Devrait être à première. vue, le procédé de choix pour diagnosliquer un cloisonnement du PSP DA PR elle e peut servir que de moyen accessoire.
. En effet lorsqu'on a sur le miroir l'énaoé du. vf rynx, c'est sur un plan une image: de profondeur ot il est très difficile de se rendre compte ‘de cette dimension. On voit la cloison, mais quant à lui attribuer une hauteur ce n’est pas possible, De plus, en suivant sur le miroir le bord postérieur du vomer, il n'est pas facile d'orienter la ligne que forme cette crête par rapport au pharynx ; on ne saurait préciser si l'on voit la voûte du cavum ou la paroi postérieure. Ne |
Les erreurs de volume sont aussi fréquentes ct plusieurs spécialistes après avoir diagnostiqué des végétations adénoïdes par la rhinoscopie postérieure font ensuite un toucher pour se rendre compte de. l'épaisseur de la masse ainsi décelée
LA PIHARYNGOSCOPIE €st un moyen de diagnostic rais il n’est applicable, en général, que chez l’adulte et ce sont surtout des enfants que l'on amène consulter pour troubles respiratoires.
De plus, le pharyngoscope incomparable pour explorer un pharynx en détail est moins pratique peur
Eias
Le Ne
= Bf ==
en donner ‘uné ‘vue d'ensemble. Cependant c’est un procédé élégant et indolore, il est à émployer pour faire le diagnostic négatif, mais s’il montre un prolongement anormal de la cloison, lé toucher complétera”utilément l'examen.
LE MOULAGE DU PHARYNX, 2 Nous demandant si nos! ‘diagnostics de prolongement de la cloison n'étaient pas des erreurs d'inténprétation et ayant lu dans les annales d’oto-rhino-laryngologie de 1894, qu'Hépmann avait pratiqué des moulages ‘du pharynx, nous avons essayé de limiter. N
Lé moulage ‘est lé meilleur procédé pour sé rendre compte de la forme et’des dimensions d’un prolongement septal dans le pharynx. I met sous les yeux toute la configuration dé cet organe, Malheureusement, il ne peut pas entrer dans la pratique
‘car il ‘est ‘impossible dé faire subir les désagré-
ments d’une empreinte afin de satisfaire seulement sa curiosité, Nous en avons pratiqué une dizaine comme contrôle de quelques observations. Voici comment nous procédons.
Nous nous servons de cire à empreinte qu'eniploient les stomatologistes. Après l'avoir ramollie dans l’eau chaude, nous y incorporons l'extrémité d'un fil de soie solide, dont l’extrémité libre aura trente centimètres. Nous recouvrons notre index Ae cette cire, formant un capuchon jusqu’à la premi?re phalange, en ayant soin d'en mettre une épaisseur plus importante à l'extrémité, et au contraire
autour du doigt une légère couche pour n’en pas augmenter exagérément la circonférence. Il faut avoir à portée de sa main le récipient d’eau chaude préparé à côté du sujet dont on veut prendre l'empreinte. Nous y laissons tremper le doigt recouvert de cire à laquelle pend le fil de soie. Puis, rapidement, nous opérons comme pour un toucher ordinaire en faisant passer l’index et son enveloppe de cire molle derrière
le voile. Nous appuyons fortement sur la partie supé-
rieure et postérieure du pharynx pour faire filer la cire dans les recessus, nous basculons l'index à droite et à gauche pour avoir l'empreinte ‘des bourrelets tubaires, puis nous retirons le doigt du pharynx. La cire vient avec lui généralement ; dans le cas contraire, il suffit de tirer sur le fil et l’empreinte détachée est ramenée hors de la cavité buccale. Il n’y a plus ensuite qu'à mouler dans un bain de plâtre cette empreinte négative pour avoir la reproduction exacte du naso-pharynx.