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Traitement
Nous avons vu que le septum du pharynx était souvent une cause d’insuccès opératoire et de trou-
bles pathologiques. Dans ces cas, il sera donc pré-
férable de le supprimer. Mais cette intervention r'est justiliée que si, avec un prolongement de la cloison, on se trouve en présence d’un des phénomènes pathologiques que nous avons signalés : végétations rétrochoannales, gros bourrelets tubaires, petits pharynx et cloisons épaisses.
Jusqu'à ces vingt dernières années, les discus-
‘sions étaient fréquentes parmi les laryngologis-
tes sur la technique à employer pour faire l'ablation des végétations : les uns étaient partisans de la pince, d’autres de la curette de Lermoyez, d’autres enfin de la méthode mixte,
C’est cette dernière qu'il faut employer pour curetter un pharynx présentant un cloisonnement. Mais notre raison de procéder est différente de celle
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qui guidait les partisans de cette méthode : en effet, la pince était utilisée pour éviter la chute de fragments dans le larynx ; elle était aussi employée pour l’ablation des végétations rétrochoannales, précisément notre cas, mais il était recommandé de ne pas toucher au bord postérieur du vomer, de crainte d'hémorragie. On ne conçoit pas très bien alors comment ces pinces à mors épais pouvaient manœuvrer dans le faible espace compris entre le vomer et la paroi latérale du pharynx. L'opération faite à la pince était achevée ensuite à la curette pour être certain de ne pas oublier de masse adénoïde. Notre technique sera différente. Voici la façon de: procéder : après anesthésie générale, ou locale, par pulvérisation intra-nasale de butelline à dix pour cent, qu'on complète par des attouchements au porte-coton imprégné de liquide de Bonain, une pince de Chatellier est introduite par voie buccale derrière le voile, elle est alors ouverte et portée le plus haut possible, puis basculée en avant à l'inverse de ce qu’il faut faire pour enlever les végétations avec cet instrument. En fermant les mors de la pince dans cette position, ils ont saisi l’extrémité postérieure du vomer presque dans les fosses nasales ; l’opérateur leur imprime alors un mouvement de torsion, au même moment il perçoit un craquement osseux. Il retire l'instrument qui ramène la partie ainsi sectionnée. Il vaut mieux, si la cloison paraît importante, faire une seconde prise un peu plus postérieure. L'opération est ensuite