TRAITEMENT GÉNÉRAL
C’est surtout. un traitement médical, c’est par lui qu'on s'opposera à la furonculose ; dans ces interminables poussées de clous, le traitement chirurgical sera d’autant moins nécessaire, que le traitement médical aura été de bonne heure bien institué et efficacement continué.
Laisser. de côté les anciennes médications, qui n’ont rien de rationnel, et qui peuvent être plus nuisibles qu’utiles,.
Les saignées générales et répétées ne font qu’affaiblir inutilement le malade.
Les purgahfs à outrance ont le même inconvénient; on purgera seulement le malade une fois: où deux dans. les débuts de l'affection et: à intervalles éloignés ; l’état des fonctions digestives seul-en indiquera l’utilité.
Les dépurathfs ne peuvent être utiles que contre le lymphatisme de certains sujets, mais ne peuvent rien contre la nature parasitaire de l'affection.
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Les arsenicaux et les alcalins trouvent leur indication dans les cas d’anthrax diabétiques où la dypsepsie doit être combattue. Les eaux de Vichy, Vals, Royat seront très efficaces dans ce sens. |
Les préparatons de goudron, faciles à employer, auront des effets salutaires contre l'essence même de la maladie. Le goudron contient de la créosote, qui s’élimine par la peau, et s’oppose à l’envahissement des germes. Donc, boire aux repas de l’eau de goudron forte et en absorber beaucoup.
Les préparutons sulfureuses, proposées par Sydney Rinzer dès 1874, et vantées par M. Gingeot, agissent dans le même sens et encore plus activement. Elles seront moins efficaces chez les diabétiques dont la peau fonctionne mal, mais chez les autres furonculeux, elles s'opposent énergiquement à l’extension de la furonculose et à la suppuration des furoncles.
Les préparations artificielles sont préférables aux eaux sulfurées naturelles, car, sous un petit volume, elles contiennent une plus grande quantité de médicament, et il faut arriver promptement à la saturation du malade par les sulfures; donc, dès les premiers jours, on donnera des doses fortes ; sans cela, on peut ne pas avoir de bons résultats. — En effet, d’après Wohler, les sulfures s’oxydent dans l’organisme et se transforment en sulfates, qui sont bien moins antiseptiques, et ne s’éliminent pas par la peau. Il faudra donc que la dose de sulfure ingérée soit assez forte, pour qu’une partie passe en nature dans l’urine; avec les sels de plomb, on devra obtenir un précipité noir de sulfate de plomb.
Le traitement par les sulfures doit être continué pendant un mois. Dans les cas rebelles, y revenir un mois après.
Parmi les préparations sulfureuses, la poudre de Pouillei m’a donné de bons résultats; M. Gingeot en donne 6 à 8 cen-
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tigrammes toutes les deux heures ; l’élimination par la peau
se fait ainsi d’une manière continue. Il faut arriver à prendre dans les 24 heures, en trois ou quatre reprises, si on ne
peut toutes les 2 heures, la valeur totale de 0 gr. 50 les pre-.
miers jours; puis Ogr. 75 et bientôt 1 gramme ; rester à cette. dose pendant 4 à 5 semaines.
Le traitement local sera toujours fait antiseptiquement ; le
traitement hygiénique, dont nous allons parler, sera de son
côté un puissant auxiliaire.