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blement tous les muscles sur un seul et même sujet; il faut da or chercher à couuaitre les muscle, par leurs nom. et leur, .attache simplement. ( Voilà pourquoi je uomme tous ceux d une part. avant
de les décrire. ) Les rapports et le, fonctions s apprennent aisément,
ensuite il fout poursuivre les attache, scrupuleusement, le. «radier, pour voir surtout le lieu précis de leur implantation sur los. P cela a importe d’avoir des os secs à comparer, 4 o PP“ scr a frais , et toujours ils doivent correspondre a cens du côte *“ 'J . on dissèque. Il est aussi très-avantageux d avoir un squelette entier debout à côté de soi : toutes ces choses manquent, et ne peuven trouver d’application générale que dans un enseignement pratique
b T importe beaucoup d'employer le, deux nomenclature, principale, , peut-être serait-il à désirer qu’on ne se servit que d. cet le^qu rfre le plu, d’avantages : mais le temps n est pas encore venu , .1 en es.de, nouvelles nomenclature, comme d'une nouvelle langue que Ton veut faire parler à tout un peuple, il faut savoir l’ancienne et la
nouvelle pour s’entendre, et le temps finit par faire triompher la
meilleure D’ailleurs quand on sait l’aneienne nomenclature anatomique " surtout le, objets quelle désigne , on peut so.-meme faire
la nomenclature d attaches.
L’élève , selon moi, ne doit disséquer qu’apre, avoir vu disséquer toute l'anatomie devant lui. Il est très-utile après la myologie de montrer à faire un squelette par le moyen le plus prompt, c e,t-a-d r en faisant bouillir les os, et les assemblant très-simplement ensuite. J ai observé qu’on ne savait bien réellement l’os.éologie qn après avoir fait soi-même des squelettes.
Syndesmologie.
L’étude de, ligamens doit suivre celle des muscles. ou plutôt être faite en même temps ; c’est-à dire qu'on fait les aniculations des par. ties sur lesquelle, on dissèque les muscles, d'abord par économie de
cadavres", et surtout parce que l’élève confond moins alors les ligamens avec les tendons et les aponévroses.
On peut aussi , comme je l’ai déjà dit, commencer par démontrer les ligamens sur des préparations desséchées , où on a eu soin de dessiner les ligamens , et surtout leurs attaches ; on peut même s’aider de préparations conservées dans l’alcohol. Pour faciliter l’étude et même les préparations des ligamens , il faut les mettre en évidence sur un squelette préparé à cet effet. Pour cela on prépare d’un côté les ligamens extérieurs , et de l’autre ceux qui ne peuvent être vus qu’après la destruction des premiers.
La dissection des ligamens est très-négligée ; les élèves ne préparent guère que les grandes articulations , parce que les ligamens sont plus faciles à trouver.
Us n’osent entreprendre les articulations difficiles; on ne leur a pas montré à les disséquer, et ils n’ont que des livres pour guides.
Je le répète , les élèves ne doivent disséquer l’anatomie qu’après l’avoir vu préparer toute entière, et ils ne la sauront jamais tant que les dissections ne seront pas dirigéès. Pour qu’elles fussent dirigéès convenablement, il faudrait, je crois, rétablir les amphithéâtres particuliers , ou quelque chose d’analogue ; c’est-à-dire qu’il faudrait que chaque personne ayant le droit de faire des cours pût avoir un local à soi. Alors , comme autrefois, l’élève ferait choix d’un professeur; celui-ci aurait toutes sortes d’intérêts à veiller sur ses élèves; l’émulation , ce grand soutien s’établirait entre les démonstrateurs d’anatomie ; par ce moyen se formeraient les bons maîtres et les bons élèves. Inexpérience du passé semble prouver qu’il n’ya peut-être que ce moyen de rétablir l’enseignement de l’anatomie.
Aujourd’hui , et depuis quelques années, comment font les élèves qui veulent étudier l’anatomie? Us se réunissent au nombre de cinq à une table de dissection , cl sans autre guide que le livre qu’on préfère , le plus avancé des cinq* ou le plus entreprenant, dissèque à peu près; les quatre autres , en généra!, se dispensent d’assister à la
préparation * «ient la leclurejes objets A demi-préparés, ou qu'on
D 'V::r U encore une foule de choses A dire sur b difficulté de se procurer des cadavres, sur le désavantage qu ont ***?*«" abandonnés A eux-mêmes, sur l'extrême inconvénient de sutvre trop de cours , enfin d'apprendre trop de chose» à la fo.s (t).
Splanchnoiogie.
Je pense que la splanchnoiogie doit être étudiée après la myologie, parce que dans un cours éléutentaire chaque chose dot. e.re de,nontrée en temps convenable. N'est-il pas impossible de comprendre les vaisseaux et les nerfs qui se distribuent dans le, organes, s, ou ne connaît pas ces organes eux - mêmes , puisque la nomenclature des vaisseaux et des nerfs est .tirés du nom de, organes et de leur,
splanchnoiogie est sons doute une des parties les plus importantes de l'anatomiei mais il ne faut pas croire quelle soit seule indispensable au médecin, comme le pensent beaucoup deleves, et d'ignorans praticiens. D'ailleurs on ne sait pas lasplanchnolog.es on ignore l'angéiologie , la névrologie des viscère, , la myolog.e et l’os.êotogie de, parois de» cavité, qui logent ces organes, restent les membre», qui ont des rapports, de, liaisons si intimes avec le tronc,
qu'il est impossible de les considérer à part. .
Toile qu'on nous la présente dans les livres, la splanchnoiogie est très-difficile , rebute, et parait impossible à apprendre. Je sms convaincu qu'on peut la rendre plus accessible, ainsi que toute lanatomie. Puissé-je réaliser cette idée! Ce sont les .difficultés que | a, rencontrées pour l'apprendre et la montrer ensuite , qui m ont suggéré ce travail.
(0 J’avais écrit ces actes avant les changemens qu’on vient de faire dans la distribution des examens; je crois que le nouveau mode sera plus favorable a l’anatomie et aux études en général.
La splanchnologie surtout a besoin d'être simplifiée pour être comprise, pour être mise à le portée de ceux qui commencent : au lieu de perdre son temps à lire un volume qu'on ne peut pas achever avant que le cadavre soit putréfié, ou l.eu de l.re des descriptions fastidieuse, , il «ut beaucoup mieux , comme le disait M Chaussier, lire dans le grand livre de la nature ma.» .1 faut d'abord un interprète, ou mieux un démonstrateur, qu. sache se mettre à la portée de ceux qu'il dirige. Pour cela, .1 ne faut pas dire ce qu'on ne trouve que dans le souvenir de ses image , mais il faut, au contraire, s’astreindre rigoureusement â ne décrire que les choses dont les spectateur, peuvent se former des images en.même temps que soi. Il ne faut pas leur dire ce qu on sait déjà , mais bien ce qu'au a Pair d'apprendre, pour ..ns, dire, en même temps qu'eux. Dan, la description des organes difficiles , .1 faut commencer par énumérer les objets saillant ; les délails viennent facilement ensuite. Par ce moyen on rend aisées les choses qui paraissaient les plus difficiles : j'ai en souvent la satisfaction de faire celte épreuve pour le cœur et le cerveau surtout.
Angéiologie.
On comprend sous ce titre l'élude des artères, des veines et des ‘^Si'fier ,'étude des artères, il fan, d'abord ne considérer
queces vaisseaux, il suffit de savoir, pour commencer leur nom ,
leur origine, leur nombre, leurs divisions, et surtout leur termi-
na AUisi on doit prendre une bonne idée générale de la grande artère aorte (i).
(,) P„„, cela, il fa», ouvrir largement la poitrine et l'abdomen du célé gauche. La Lèlhod, qui consiste à commencer l'élude de. artère» par abdomen... bonne pour ceux qui savent, mai. pour ceux qui commencent elle est vicieuse.
Observer son origine, son trajet, les différentes portions qui la composent, puis ses divisions, et ensuite les branches qui en naissent avec beaucoup d’ordre. Examiner avec soin et répéter plusieurs fois la même chose.
Ensuite en peut passer aux divisions et sous-divisions des branches, en négligeant tous les rapports, afin de mettre en évidence les objets que l’on veut voir. Ainsi on doit sur un membre commencer par débarrasser entièrement les artères des objets qui les cachent , ne laisser, en un mot, que les vaisseaux sur les os et les îigamens ; lorsque d’un côté on a pris une idée exacte du trajet des divisions et des sous-divisions des artères , on peut les étudier en rapport sur l’autre côté. J'ai observé que les elèves font de rapides progrès en suivant cette marche.
L’étude des veines est, en général, trop négligée, car on ne les étudie qu’en faisant les artères, ou même pas du tout. Pour faire ces vaisseaux d’une manière convenable, il faut procéder comme pour les artères.
On doit prendre d’abord une bonne idée des grandes veinescaves , examiner leur origine , leurs divisions et les branches quelles reçoivent. Observer avec soin le système particulier de la veine-porte; faire bien attention à la différence de position des deux troncs de la, veine-porte et de la veine-cave inférieure. Souvent les élèves confondent ces deux veines.
11 faut passer ensuite aux veines du cou , de la face et de l’intérieur de la tête; enfin terminer par les veines superficielles et profondes des membres.
De toutes les parties de l’anotomie, le système lymphatique est le plus négligé; la difficulté d’injecter ces vaisseaux, le peu de temps que l’on consacre à l’étude de l’anatomie pratique , et surtout le defaut de lieux couvenables , sont sans doute les causes qui empêchent de cultiver uue des branches les plus intéressantes de l’anatomie, et aussi l’une des plus importantes pour le médecin.
Je le répète, l’anatomie n’est difficile que parce qu’on est obligé
de l’apprendre avec des livres ; il faut avoir un grand désir de s’instruire pour trouver les lymphatiques, et les injecter sans jamais avoir eu une idée de ces choses que par la lecture.
On doit commencer par examiner le plus gros des vaisseaux lymphatiques , c’est-à-dire le canal thoracique.
On peut faire ensuite les lymphatiques dûs viscères;
Puis ceux de la tête et du cou ;
Enfin ceux des membres, en commençant par les vaisseaux superficiels.
Nécrologie.
Cette partie si importante de l’anatomie demande une très-grande attention , aujourd’hui surtout que tous les anatomistes et physiologistes travaillent à défricher le système le plus intéressant, le plus caché, et par conséquent le plus difficile de l’anatomie.
Pour simplifier l’élude des nerfs, il faut absolument considérer ces organes d’une manière isolée , c’est-à-dire ne les étudier que pour eux. Commencer d’abord par se faire une idée juste de leurs noms , de leur nombre de paires. Pour cela, on doit ouvrir largement le canal vertébral, ensuite le crâne , et par une coupe enlever la portion de l’hémisphère qui cache l’origine de3 nerfs (i).
On poursuit ensuite chaque nerf jusqu’à sa terminaison, pour connaître surtout sa destination , la chose importante à retenir. De cette manière, en faisant abstraction des rapports , on retient beaucoup mieux l’objet principal.
Ainsi rien de plus simple que d’étudier et de retenir, par ce procédé, les nerfs de l’orbite ou de toute autre partie. Il suffit de poursuivre chaque nerf jusqu’à sa destination, et de récapituler plusieurs fois le nombre des nerfsqui entrent dans l’orbite,etles objets
(t) Si on ouvrait le crâne avant le canal vertébral, les secousses qui ont lieu quand on coupe les lames des vertèbres détruiraient l’origine des nerfs.
auxquels ils veut se rendre. Les élève, emploient souvent ce moyeu en liant ; mais alors ce sont des mots et non des choses qu tls apprennent : aussi se plaignent-ils d’oublier vite, et que 1 auatoime est
difficile à retenir. .
Pour étudier convenablement, pour cultiver avec goût 1 anatom.e il faut avoir de bons cadavres , un démonstrateur zélé, et surtout un lieu propice. Cette dernière condition est de la plus grande importance, et manque presque partout. Pour disséquer avec soin, il faut être à son aise ; il faut même être aussi bien que dans sa chambre : tous les amphithéâtres actuels ne sont bons qu a préparer, à dégrossir les cadavres : il leur manque un étage ; 1 msahibrilé des lieux où l’on dissèque habituellement rebute souvent les élèves , et altère plus ou moins leur santé.
Pourquoi tant d’anatomistes meurent-ils si jeunes ? Ce n est pas U science elle-même qui lue , ce sont le, mauvais cadavre. (r),et.urtout le» lieux où ou étudie. La sauté la plus robuste ne peut tenu contre l’infection , l’humidité et le froid : la profession d anatomiste présente de grandes difficultés. En outre, c’est uu métier daus lequel ou joue sa vie. J’espère que ces. vérités , qui sont b.en senties par tous ceux qui cultivent l’anatomie, le seront aussi par ceux qui fout construire les salles de dissections; ces lieux dans lesquels ils ne voudraient pas rester une demi-heure , et où de. anatomiste, doivent passer de, journées entière, , puisque l'art d’apprendre l’anatomte, comme toute autre science physique, consiste a voir, observer, contempler même la nature , jusqu’à ce qu'on ait tracé des images durables dans son esprit ; ce n’est que de cette manière qu on peut réellement étudier, l’anatomie.
Pressé par le temps , je n’ai pu développer mon sujet, et le pohr surtout comme je 1 aurais désiré. La dernière partie , sur laquelle
(i) Le meilleur cadavre qu’on lave tous les jours.
e putréfie bien vite dans les amphithéâtres dallés,
je voulais particulièrement insister, se ressent de la rapidité avec laquelle j’ai été obligé de terminer : heureux encore si je puis par cette esquisse faire concevoir l’idée que j’ai d’achever au moins quelques parties de mon tableau !