‹ Quelques Considérations Sur La Pathogénie Des Phlébites En Particulier De La Phlegmatia Alba DolensChapitre 4 sur 9 · DATE AE · texte numérisé non relu

DATE AE

LD OT TE EME TEE 4 fi dE Tor re NE TT CPR ORMN NE

“ la doctrine de l'infection appliquée à ces s phlébites, des preuves qui paraissent irréfutables. Cest d’abord la . découverte de l'agent infectieux dans les parties du. caillot primitivement formées. La présence du streptococque dans l'intérieur du vaisseau fut constatée pour 2: “la première fois, comme nous l'avons dit, par Widal. RS Fees 1 Depuis lors, on a trouvé dans le caillot de la phlegmatia

cr le gonococque (Mendel), le coli bacille (Jakowaki, Due À rante). Re "On pourrait à la rigueur remarquer, Que se borner à : constater la présence d'un microbe au sein d'une lésion. Hu * se est pas toujours suffisant pour établir que legerme ne décelé est. la cause des altérations. Nul n'ignore, en em oi sous l'influence des odans a

: re re jee agents ne soit en rien le Done de

départ des perturbations en question. Un des exemples Le

les plus frappants est celui que Bard à signalé quand re ; ol

a établi que, chez un tuberculeux, un accès de fièvre Re

| permet au bacterium coli de l'intestin de se multiplier

avec une abondance excessive. Cette multiplication est

une conséquence, un résultat, mais on ne saurait invo-

. quer l'intervention de ce bacille, DA expliquer la

à genèse de cet accès pyrétique.

vi En présence de ces objections, il devenait intéressant de pousser plus loin la démonstration: c’est ce qu’ on al

: fait en reproduisant ed la phlébite à

$ laide de cultures mictobiennes.

Vaquez, en injectant des ue de staphylocoque

ste Le

nes d’un chien, est arrivé à reproduire des thromboses | fugaces, une sorte de réduction des accidents phlébiti-

tieuses, en, dehors de tout traumatisme local. Les: accidents étaient prompts à se réparer ; on ne re-

ment, ou au moins dans un temps assez rapproché.

sains ; on n’a pu constater, en aucune circonstance, Papport de micro-organismes.

‘Vaquez conclut de ses expériences :

1° Que l’on peut aisément reproduire ces phlébites : in="

L'1508 féctieuses, en créant un point d’appel à l’iafection ;. ie | . 2° Qu'il se forme aussi un caillot assez persistant, Dur, parfois presque oblitérant.

no. Toutefois, après avoir exposé ces résultats, de con- 7 0 vient que des causes secondaires peuventintervenir dans la pathogénie des phlébites, et il ajoute : ; « La connaissance plus exacte des processus de coafi gulation in vitro à laquelle les travaux d’Arthus ont déjà tant contribué, la recherche de la composition

exacte du liquide sanguin, des altérations du plasma

telles que les bactériologistes et les chimistes pourraient l'établir, nous permettront -seules de connaître d’une

et de streptococque de virulence moyenne dans lee vei-

ques ; encore a-t-il fallu que la paroi veineuse fut arti veut ficiellement au préalable lésée. Jamais il n’a obtenu de te eat phlébites spontanées, c’est-à- dire de phléhites infec: 2288

trouvait les micro- organismes au point lésé que si l’al: fération du vaisseau et l'injection étaient faites simulta-

La tunique externe de la veine dans‘ces expériences est toujours restée intacte ; les vasa vasorum étaient

Ben

2 façon précise le rôle accessoire joué par Le sang . dans une des variétés de la phlébite, la phlébite oblitérante. CE

ci semble donc établi, tant par l'observation que par l'expérimentation, que les germes sont capables de j jouer un rôle dans la production de ces lésions veineuses.Ilest même relativement facile de comprendre comment les # “bactéries peuvent intervenir dans la genèse de pareilles lésions. — On sait, en effet, quel présence dans le sang d'éléments solides favorise la coagulation de ce sang en. fournissant pour ainsi dire un point d'appel pour le développement du réticulum fibrineux. C'est ainsi que Glénard, après avoir isolé un segment de vaisseau entre deux ligatures et constaté que le sang contenu à | demeure liquide, favorise la coagulation de ce contenu

en introduisant une parcelle de platine.

On sait également que certaines substances chimiques favorisent la thrombose veineuse. D’ après certains auteurs, il est possible de retirer des cultures de microbes une substance propre à déterminer la thrombose.

Jakowski (Cenfralblatt für Bakteriol,, janv., 1899, vol. XII et XXV), cherchant l'influence des toxines sur la coagulation du sang, a obtenu une thrombose expérimentale complète avec les produits du bacterium coli, et encore pour provoquer ceite thrombose, il a fallu ralentir le cours de la circulation.

Enfin, en s’introduisant dans les vasa vasorum, les bactéries peuvent rendre la paroi du vaisseau irrégulière,

tomenteuse ; or, on constate que quand cette paroi in-

AN LS NA de teré cesse d'é tré lisse, la coagulation. se fait plus aisée : de ment. ae l'E PR ut et ensuite Letulle Drrn Éd. 1896) o oht ne A écrit une affection veineuse assez curieuse que Letulle j “ R appelle: € Induration a insulaire des 1 veines sue . peroilles. des membres. » | cs Cette affection de cause. à peu près totalement inconnue est. caractérisée par une rigidité, un durcissement . etune rétraction des vaisseaux. Sur une coupe, l'augmen- : | tation de volume des tuniques est telle qu’on observe de ‘ nombreuses plicatures de la paroi. Cette « phlébosclérose 34 contractante », consécutive à nne phlébite chronique est très lente, très, sourde dans son évolution ; f elle est. Le cliniquement latente ; on ne trouve pas trace coagulations antérieures ; cependant la lésion de la veine est ns telle qu' on Ja dite « artérialisée » tant la paroi devient i épaisse cbrigide. or e | Rues ne Sagit il là d une. Ado purement toxique sur le tissu ; veineux où bien sonl- ce ià des faits intermédiairesentre

| les phlébites toxiques et les phlébites purement infectieuses : : mous ne saurions le dire. Cette affection assez ! spéciale nous à paru intéressante à signaler : sonin- 5 R terprétation nous parait plus difficile. |

IP

PHLÉBITES NON INFECTIEUSES

Les développements que nous avons fourni établissent

donc nettement que les bactéries peuvent jouer un rôle He : ë

; dans la genèse de ces accidents phlébitiques. # = Néanmoins, bien desraisons portent à se demander SEE . modifications observées du côté du système veineux, Ds ni 1100 äla suite de l'accouchement, relèventtoutes du mémémé- RE Fe 4 canisme. ae ne

= Tout d’abord, dans un certain Me d’ observations ere FA il ne semble pas qu’on soit arrivé à déceler le Corps du | A #4

à délit. C’est ainsi que chez une femme atteinte de phleg- rie matia alba doleris (1) du membre inférieur droit et morte après avoir présenté des lésions broncho-pneu- ne 1 moniques consécutives à de petites embolies, le caillot ù semé sur des tubes d'agar n'a fourni aucun microbe. x On NES pris la précaution de recueillir des À # Ne

(1) Femme Marie L..., 27 ans, morte de broncho-pneu-

mounie à la suite de petites embolies ; deuxième grossesse.

La phlébite avait débuté le seizième jour après l'accouchement ; elle mourut au trente-deuxième jour.— Pas de fièvre À pendant tout le temps de la maladie, la température maxi- U .. mum atteignit 37,8. f

a TE

parcelles aux parties supérieure, moyenne et inférieure du vaisseau thrombosé. On avait, d’autre part, pratiqué une partie de ces ensemencements sous l'huile de ma- … nière à mettre en évidence les anaérobies, s'ils s’étaient trouvés en cause.

Gallavardin (1), dans un travail très documenté sur …

les thromboses veineuses au cours des cardiopathies,

cite également des cas qu’on pourrait soupçonner infectieux et où l’ensemencement fut négatif; bien plus, dans ces cas, la constatation directe du microbe ne put être faite dans le caillot, Ilexiste d'ailleurs d'autres faits comportantles mêmes résultats «... l'examen des veines, dans lesquelles on a trouvé des coagulations récentes, n’a fourni que des résultats négatifs (3). »

Du reste, si au cours de certaines phlegmatias on observe, comme nous l'avons dit, des symptômes qui revélent l'infection, il est également certain que dans un bon nombre de circonstances les accidents évoluent sans frisson, sans fièvre ; les symptômes enregistrés ne rappellent en rien ceux des processus microbiens. |

Remarquons, en outre, que si l’expérimentation est parvenue, en utilisant les virus, à reproduire ces accidents, cette reproduction a été le plus souvent limi'ée à des lésions très localisées, tandis que, habituellement chez les malades, la thrombose frappe un territoire

(1) Gallavardin : Des thromboses veineuses au cours des cardiopathies. Gaz des hôpitaux, 1-8 nov, 1900, n: 125. (2) Vaquez, p. 766.

ssez étendu, celui d’un Fe inférieur entier ot quelquefois les deux.

Dureste, pour obtenir ces phlébites expérimentales, ; coute fallu, comme nous l'avons dit, créer un

lieu de moindre résistance, faire appel en quelque sorte aux microbes par une détérioration préalable. Au point de vue qui nous océupe, on ne peut, en

* | sepliques, qui ont amené une diminution si considérable dans le nombre des divers accidents infectieux (fièvre puerpérale, érysipèle, etc.), ne semblent pas avoir exercé une action de même ordre sur la phlegmatia alba dolens. ! La plupart des auteurs reconnaissent, en effet, qu'on en … observe autant qu’autrefois ; quelques-uns même soutiennent qu’il y en a davantage.

| des phlébites qui ne sont pas de uature infectieuse (phlébite goutteuse), et ne connaît-on pas aussi depuis bien des années le rôle de l’hérédité, l’influence farmi- liale dans l'apparition de ces lésions ? :

Si l’on a été jusqu'à dire que la phlegmatia était plus fréquente que jadis, on peut, ilest vrai, répondre qu'autrefois les femmes n'avaient pasle temps de Pa ie qu ’elles mourrientavant.

Gependant,récemmentencore(1),ona Écstenau que les ee ose sont PA communes aujourd’ hui

Ê A Boissard : Sem. méd., 5 juin 1901.

Favre | ?

Pire s'empêcher de remarquer que les méthodesanti-

Ne sait-on pas, d’ailleurs, depuis longtemps, qu ya

Lie Fe Tee

nouvelles accouchées ne restent pas un temps suffisant pour qu’on puisse les suivre. En eflet, on n'en voit : qu’une infime proportion qui vont se faire traiter dans

les services de médecine ou qui entrent directement à l'hôpital pour une phlébite consécutive.

En outre, ce n’est pas surtout dans ces services, mais plutôt dans la clientèle privée où cependant les con-

ditions hygiéniques sont bien meilleures, qu'elle se re-

marque de préférence. M, Boissard, à la Maternité de

. Tenon, n’en relève qu'une proportion de 16 cas sur

4,000 accouchemen:s, et il faitremarquer fort justement

qu'il n'est pas de praticien faisant par an 100 accouche-

ments qui n’observe que quatre phlébites en l’espace de dix ans.

L'apparition de la phlébite se fait bien plus souvent après la deuxième semaine que pendant la première ou la seconde ; le maximum de fréquence parait donc être pendant la troisième, vers le dix-huitième jour.

C’est peut être en raison de cette date d'apparition que les anciens auteurs, A. Paré, Schenck, Lusitanus,ete., en faisaient, avec Hippocrate, un accident résultant de la rétention des lochies où que Puzos la APR comme une métastase laiteuse.

Le moment de ce débutest intéressant à retenir,

dans la dernière partie de ce travail nous verrons nour-

quoi.

{'ièvre. — La température et surtout une tempéra-

ture élevée est loin d’être un fait clinique constant dans

LE " Pre

ES ‘la phlégmatia alba dolène : il semble qu’une légère élévation est la règle,; 38° est un maximum. Il existe même des faits assez nombreux, dans lesquels la Dhemane

: évolue d'un façon absolument apyrétique. RME )

Vo oici à ce sujet l'opinion d'un accoucheur G). ae :

- «Les cas ou la phlébite se montre après des suitesde Fi ü couches. physiologiques, tout en ‘étant exceptionnels, * rtre sf FU en existent pas moins : personnellement, nous avons , ‘à U observé trois malades, chez lesquelles, pendantles quinze à PO. dix- sept premiers jours, la température prise matin : F3 ta et soir n’a jamais dépassé 37°,2, arrivant une seule fois k 45 37,4; cependant, chez l’uned' elles,une phlébite a atteint ; un des membres inférieurs : : parfois même, au moment

ou la localisation infectieuse se faisait sur le système veineux, la phlébite évoluait l’une facon entièrement

| apyrétique. » :

- Autre part, ilajoute :

are Chez une femme dont les suites de couches avaient | été pathologiques pendant un certain. temps, la phlébite SAP se produisit alors que la lempérature était redevenue ri — normale el ours sans provoquer d'élévation du ther- mo métre». x

AU outre, Mile Roseuthal duns sa thèse (2) rapporte

ns ‘4 otesre Des phlébites Dierdatses et en particulier à Le leurs difiérentes modalités et de Jeurs See Pro, (Sem. méd.., 5 juin 1901).

ei (2) Mlle Thérèse Rosenthal. Quelques bonsidétations sur la. phlegmatià alba dolens et son. “rehement Fhèse de Paris, 1892. De

. de nombreux cas de phlegimatia, déclarés di x jours après HS

phlé bite oblitérante ou œdème douloureux, soit du

dans les. conditions de santé: jrdinairé, chez des indivie . dus qui n° 'offraient aucun Signe de maladie ». à

infectées,n ‘ont presque jamais dephlegmatia alba doiens; c'est diré qu’il n'existe aucun rapport apparent fixe entre ‘ la gravité de l'infection chez la nouvelle accoachée a etla fréquence dés Lie puerpérales. | de

table; ils attribuent ces phlébites familiales à une loca- eo lisation de l'arthritisme sur le tissu veineux. C'est une :

Piles générations.

le retour de la température à la normale. NE 146 Je possède. des faits, disait déjà Gruveilhier (Lders

membre supérieur soit du membre inférieur, survenus

Ajoutons encore, que les femmes qui viennent faire mn. , des avortements à Thôp ital, et qui sont presque. toutes A

Hérédité. de À y: aure sorte de ou ion héré ditaire pour Ja phleymalia alba dolens. | de Dans un récent article, Hitz et Hannequin (2) Onbe E

mis en évidence des faits d hérédité veineuse indiscu=

sorte de diathèse veineuse, qui n’a aucune tendance : FA disparaître, mais qui và au Does S ’accentuant nee Souvent la { grossesse “semble avoir été une cause déterminante ; des os apparues pendant cette grossesse }) &. Gite; Dar se, D. 754. | ER

(2) Edgar Hirtz et Hannequin, — Hérédité veineuse. Phlébites familiales. (Bull. médical, 1er mai 1901.

porsisté après Ja de | BAR cité. Re cas.

une sextipare, dont les acconchements ont été: Suivis :. cinq fois fe; phlébite. Cettè prédisposition se retrouve fon Lo chez loutes Le femmes d’une mine e famille.

atteintes le RAR Y done elle- même n en fat préservée, semble-t-il, que grâce à des soins antiseptie

ques tout particuliers. AAA ne A MAR NET ANNE

=: Pinck Brentano. — (Revue pratique. «robst. et de He pédiatrie, mars 1900). } 8 Nes RDETS :

La LS 4 È LL EE

[NW ; 04 dahl PHLÉBITES TOXIQUES pe ESS

Kw

À ces observations cliniques,qui nous semblent s’écar-

ec peu des faits ressortissant directement du proces- ee

SCS. l'infectionx, mous pouvons ajouter les faits d'intoxi- 4

cation. A | SR.

Né trOtRe ti: notion dihrection. disent MM. Bezançon et Vidal st

L (1), ne résume pas toute l'étiologie des maladies des vei- |

nes, bien. que nous ne possédiôns encore à ce sujet . 1,234

| qu'un petit nombre de données précises, uous commen | “a

+3 çons à comprendre le rôle des agents toxiques en patho- “fa

x RER logie veineuse» Et M. Vaquez(?) ajoute: « Certains | se Re: poisons peuvent déterminer des altérations des parois e 0 PAS des veines,et permettre ainsi à une phlébite d'évoluer ». Li

Tout ceci avait été constaté il ya déjà longtemps

LEE. par Cruveilhier: « Pour qu'il y ait phlébite spontanée, . à 4

“ti . où non traumatique, il faut de toute nécessité é une cause

& . d’iriitation qui agisse sur les parois veineuses ; or, cette %

30 cause d'irritation ne peut lui arriver que par 5 sang. Le 2

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