‹ Quelques Considérations sur la Pathologie Chirurgicale des indigènes des Colonies résidant en FranceChapitre 20 sur 22 · ANESTHÉSIE · texte numérisé non relu

ANESTHÉSIE

Tous les malades du service de M. le D' Verdelet dont nous rapportons l’observation et qui ont été opérés, ont été anesthésiés par le chloroforme, selon la méthode employée à l'hôpital Saint-André, au moyen de la compresse.

Chez aucun, il n’est survenu d'accidents, soit au cours Ge l’anesthésie, soit dans les suites immédiates; aucun n’a eu de syncope, aucun n’a fait d'accidents tardifs pulmo- Laires où rénaux.

La période d’excitation du début ne s’est pas manifestée d’une façon spéciale, bien que l’on soit tenté de le croire par suite de l'habitude qu'ont pris beaucoup de ces individus de se livrer à l'alcoolisme. Nous pouvons ici encore établir un rapprochement avec la facon dont les enfants supportent le plus souvent les anesthésiques.

Il en est de même pour l'anesthésie par l’éther qui a été pratiquée souvent pendant la guerre. Il semble cependant que, chez les indigènes des colonies comme chez les enfants Jeunes, l’éther, à cause de son pouvoir irritant, doit céder la place au chloroforme.

L'anesthésie locale (cocaïne, stovaine, etc.) a été employée couramment et n’a donné lieu à aucune remarque importante, Seule la pusillanimité de ces sujets doit attirer notre attention, de même que chez les enfants.

Nous n'avons jamais eu l’occasion de voir employer la rachi-anesthésie pour des indigènes. Le D' Criewanh, de Saint-Louis du Sénégal, pratique d’une façon courante la rachi-stovainisation, il n’a jamais eu aucun accident.

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