CONCLUSIONS
Par suite des conditions nouvelles et des variations de climats, la pathologie externe des indigènes de nos colonies résidant en France présente des modalités un peu spéciales :
1° Ces sujets sont remarquables par la grande résistance qu'ils offrent : aux traumatismes et au shock qui les accompagne et aux affections septiques ordinaires.
2° Comme corollaire, les divers accidents (plaies, contusions, etc.) guérissent avec facilité.
3° Leur résistance chirurgicale, conséquence de ces faits, facilite beaucoup les opérations.
4° L’anesthésie générale (éther, chloroforme), l’anesthésie locale et la rachi-anesthésie sont la plupart du temps très faciles.
5° On est frappé de la fréquence des tuberculoses chirurgicales, qui semblent porter de préférence sur les systèmes ostéo-articulaires et qui nécessitent un traitement plus intensif que dans la race blanche.
6° On rencontre chez ces indigènes un certain nombre de hernies soit de force, soit d’origine congénitale.
7° Les tumeurs sont, en somme, assez rares (exception faite pour les affections parasitaires).
O0 8° L’appendicite n’est guère non plus fréquente. 9° Par beaucoup de points la pathologie externe des exoliques se rapproche de celle des enfants.
Vu, bon à imprimer :
Le Président de la thèse, D' DENUCÉ Vu : Le Doyen, D' SIGALAS.
Vu et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 14 Avril 1920.
Le Recteur de l'Académie,
THAMIN.