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3 sangle.
fait porter Je diagnostic de phlébite en raison de Vunis | latéralité et on immobilise la malade dans un appareil de contention de fortune, la jambe posée sur un matelas plié en deux et rendue immobile au moyen d' une je Aou tic vers la fin de mai. C'est un
accouchement normal, sans incidents, sans forceps, ni
= chloroforme. L’expulsion de l'enfant a suivi, après
deux heures, les premières douleurs.
Nous avons constaté que, au moment des efforts
= à’ expulsion, la tension artérielle est montée à 16-10,5,
le pouls s'étant accéléré à 99, et que, aussitôt après l'accouchement, la tension est tombée à 13-9, Le pouls
4 étant ralenti tn Re SE.
On a fait, par mesure de prudence, pendant la phase des tranchées une injection intraveineuse ouabaïne.
L'enfant pesait 4 kilos à la naissance et était parfaitement bien portant. Revu, récemment, un an après l'accouchement, il se porte très bien ct ne présente pas la moindre infirmité.
La phléhite a évolué comme une bhlébite”a atténuée, sans fièvre et sans trop de douleurs.
Cependant, dans les jours qui ont suivi l’accouchement, une douleur assez brutale dans l’hémithorax
droit, suivie d’un crachat hémoptoïque, est venu signer
- Ja réalité de cette phlébite, encore que l’origine car-
diaque de cette embolie doive être discutée.
Revue, il y a quelque temps, la femme va bien, sa cardiopathie soutenue par des cures mensuelles de digitale paraît bien compensée.
"et
En AD
Le membre inférieur droit, toujours plus gros qué le gauche, est aussi plus froid et la malade, éprouve, surtout à l’occasion d’un changement de température,
des fourmillements assez désagréables.
Obs. II. — Madame P., primipare, 29 ans.
Anlécédents hérédilaires : Parents vivants bien portants.
3 collatéraux bien portants.
Anlécédents personnels : La malade dit avoir toujours été d'une santé délicate. Depuis son jeune âge, elle a une tendance facile à l’essouflement, aux palpitations. À 4 ans-elle aurait eu une pleurésie du côté droit, dont elle dit avoir souffert par la suite. Pas d’autres maladies sérieuses, aucune maladie infectieuse. Elle a passé son adolescence à la campagne, toujours soignée pour anémie, palpitations et de temps à autre quelques crachats striés de sang venaient compléter ce tableau clinique. Cependant pas de phénomènes pulmonaires, ni de séjour dans un sanatorium. Elle dit enfin être sujette à des douleurs articulaires assez fréquentes, mais non accompagnées de phénomènes thermiques, pas de crises articulaires franches.
Elle se plaint en outre d'avoir eu souvent des céphalées, de la frilosité, de la fatigue générale.
Elle a été réglée à 13 ans et demi. Règles douloureuses, parfois abondantes,
no
Anlécédents obslétricaux : Dernières règles, 14 février 1924. | à
Pas de troubles sympathiques de la grossesse, ni de tendances plus marquées à l’essoufflement et aux
| palpitations. Li
Les phénomènes phlébitiques ont commencé au 4e mois. :
Le début a été brusque, marqué par des phénomènes
emboliques, perte de connaissance subite de quelques instants, puis dyspnée assez marquée el point de côté
droit un peu plus tardif. La malade s’est alitée et des
crachats hémoptoïques son apparus le lendemain,
crachats noirâtres, d’odeur aigrelette, alliacée. Des le début, température oscillant autour de 380: pouls rapide.
La localisation à la jambe gauche s’est manifestée au bout de 15 jours de lit par l'apparition d’un œdème malléolaire, sillonné de cordons veineux bleuâtres; l’œdème s’est rapidement généralisé à tout le membre qui à été immobilisé dans une gouttière. À l’œdème se sont associés précocement des phénomènes douloureux à type névralgique qui ont duré pendant toute la période d’immobilisation. La malade dit avoir eu en outre une adénite inguinale concomitante.
La localisation à la jambe droite s’est produite 15
jours après le début de la première phlébite, Cette lo-
calisation s’est manifestée par des sensations de pesanteur au niveau du cou-de-pied droit, accompagnées d’un œdème progressif; pas de phénomènes pulmonaires
Te
cebte fois, mais température persistante avec pouls rapide. 15 jours après nouvel épisode pulmonaire, marqué par un point de côté intense, brusque, avec dyspnée et nouvelle hémoptysie. Tout est rentré dans l’ordre au bout de 4 à 5 jours. ;,
La durée totale de cette phlébite double a été de 2? mois 1/2. C’est progressivement que la température est tombée.
Il est important de noter qu’il ne s’est pas agi de phlébite à bascule car l’œdème et les autres signes physiques concomitants ont été aussi marqués, il n’y a pas eu régression des phénomènes du côté gauche au moment de la localisation sur le côté droit.
La malade a de plus présenté des symptômes manifestes de pyélonéphrite pendant la gestation et dans les suites de couches.
Les urines étaient purulentes et la recherche du colibacille a été positive. Toutes ces complications ont évolué au domicile même de la malade.
Le 25 novembre, elle va consulter à la Maternité Cognacq, où elle est vue par Monsieur Greder, qui l’envoie à la Maternité. Le 27 novembre, à 17 heures, apparition des premières douleurs; à 20 heures rupture spontanée précoce de la poche des eaux. Liquide teinté de méconium. Bruits du cœur bons.
Le toucher fait sentir une tête au détroit supérieur, mal fléchie et très ossifiée. Elle déborde nettement eb se dessine sous l’utérus, qui depuis la rupture des membranes se moule sur le fœtus.
L’excavation est vide. Le liquide amniotique s'écoule assez abondamment et il est verdâtre. Examen du 28 novembré, à 3 h. 30. Douleurs assez fréquentes. La femme fait des efforts expulsifs. Elle ne perd plus de liquide mais son pansement est teinté de sang.
À 4 h. 45, la femme, fatiguée, poussant très mal, on décide de faire un forceps. Application du forceps Tarnier sur sommet en gauche transverse, Extraction d’un garçon, criant après désobstruction des voies aériennes, pesant 3.800 grammes. Délivrance naturelle et complète; poids du placenta : 540 gr. Pour la remonter, on lui fait une injection de 5 cm8 ‘d'huile camphrée et 1.000 gr. de sérum sous-cutané. À 20 heures, 500 er. de sérum glucosé rectal.
Après l’accouchement, la malade a une élévation de température croissante du 4° au 10€ jour, de 370,5 à 400. Pouls rapide, dont la courbe ascendante est superposable à celle de la température.
Cette élévation de température qui survient le 4 décembre coïncide avec l'apparition de frissons el de douleurs lombaires. On constate de plus la présence de pus dans les urines, ou l'examen bactériologique montre de nombreux coli-bacilles.
On fait le diagnostic de pyélonéphrite, dont la malade a déjà été atteinte pendant sa grossesse, et on met la malade au régime lacto-végétarien, au chiendent. On lui donne de plus 1 gr. 50 d’uroformine par jour, ainsi que du sulfate de soude. On injecte dans sa vessie,
le 9 décembre, 2? em8 d'huile goménolée.