‹ Quelques Considérations Sur La Pleurésie Purulente Chez Les TuberculeuxChapitre 11 sur 24 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION l

Communiquée par M. le D' Pignol, ancien chef de Clinique de la Faculté.

Ponctions suivies d’injections antiseptiques.

Mlle X.., âgée de 26 ans, profession artiste peintre ; au mois de janvier 1891 apparition d’une pleurésie occupant la partie postérieure et latérale de l’hémithorax droit. La percussion donne une matité complète partant de la partie moyenne de la clavicule droite descendant verticalement du bord antérieur de l’aisselle jusqu’à la partie moyenne du bord'inférieur des côtes. En arrière la ligne de matité part du sommet du creux de l’aisselle et gagne, en passant obliquement au-dessous de l’épine de l’omoplate la colonne vertébrale. Dans toute la zone mate, la palpation fait percevoir une abolition complète des vibrations thoraciques qui sont exagérées au-dessus de la zone mate. A l’auscultation on entend un souffle à timbre amphorique, de la pectoriloquie aphone et de l’égophonie.

Antérieurement, la malade avait présenté une lésion du sommel droit caractérisée par de l'expiration soufflante, des craquements humides et dont la nature avait été démontrée par la présence de nombreux bacilles dans l’expectoration.

Une première ponction donne issue à deux litres et demi de

liquide Séro-purulent dans lequel l'examen bactériologique révèle la présence de staphylocoques et de bacilles de Koch peu nombreux et très difficiles à découvrir.

Un mois après la ponction, l'endroit ou a passé le trocart devient le siège d’une tuméfaction indolore de consistance mollasse et qui grossit progressivement jusqu’à dépasser le volume d’un gros œuf. Cette tuméfaction présente tous les caractères d’un abcès froid.

On décide de la ponctionner et d’y pratiquer une injection de naphtol camphré. La ponction démontre que cette cavité communique avec l’épanchement pleural et permet d'extraire un litre, un tiers de liquide franchement purulent, sans odeur. Onest obligé d'interrompre la ponction à cause de la toux et de la sensation de tiraillement qui survient. On fait alors pénétrer dans la . plèvre 50 grammes de naphtol camphré. La poche extérieure est traitée par un pansement compressif. A la suite de cette ponction l’état général s’améliore d’une façon très notable et la tuméfaction de l’abcès froid diminue progressivement. A la suite d’un refroidissement le liquide se reproduit lentement, et, au mois d'octobre, une nouvelle ponction suivie d’une injection de naphtol camphré et d’aristol en suspension dans la glycérine est pratiquée ; elle donne issue à deux litres de liquide ayant l'aspect d’une émulsion et contenant en suspension des gouttelettes de naphtol camphré parfaitement reconnaissables.

Les conditions dans lesquelles se fait cette ponction et les modifications des signes stéthoscopiques indiquent le rétrécissement graduel de la poche. On décide de pratiquer de temps en temps à intervalle rapproché des ponctions suivies d’injections antiseptiques. La présence de fausses membranes rend les ponctions ou ne peut plus difficiles. Notons seulement qu'après l'injection d’une certaine quantité d’iodoforme (3 grammes environ), on à

pu observer quelques phénomènes attribuables à l’intoxication

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