‹ Quelques Considérations Sur La Pleurésie Purulente Chez Les TuberculeuxChapitre 12 sur 24 · NOR · texte numérisé non relu

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iodoformique (anorexie, injection des yeux saveur désagréable dans la bouche et céphalée intense). La dernière ponction est pratiquée le 15 janvier la malade étant alleinte d'une grippe de moyenne intensité. Elle donne un litre et demi de liquide épais verdâtre exhalant une odeur de camphre intense. Le 20 janvier, toux quinteuse suivie du rejet d’une quantité de liquide qu’on peut évoluer à environ deux litres en 24 heures. Ce liquide exhale une odeur de camphre très marquée, La malade rend compte qu'elle retrouve au fur et à mesure de l’expectoration les caractères (goûl. odeur) des antiseptiques qui avaient été injectés à plusieurs reprises dans la plèvre. A partir de ce moment l’état

général se relève avec une rapidité surprenante:

Série des poids.

Le 2 septembre 1891, 105 livres.

Le 20 septembre 10720

Le 1e octobre LEO ES Le 5 octobre ASUS Le 12 novembre 113.775 Le 7 décembre 116.840 Le 2 janvier 1892 120.840 Le 21 mars 123.640.

Pendant l’évolution de cet empyème l'état général n’a donc pas cessé de s'améliorer progressivement, ce qui prouve la diminution de la septicité du liquide. Actuellement (juillet 1892) l’examen de la malade donne les résultats suivants :

A l'inspection, il ne reste qu'une trace à peine visible sous forme d’une petite cicatrice étoilée de l’abcès froid.

A la percussion la sonorité et l’élasticité sont diminuées dans toute l'étendue précédemment occupée par l'épanchement. Mais

il n’y a nul part de matité vraie. Dans les mêmes points les vibrations vocales sont atténuées, mais ne sont totalement absentes que dans une bande de deux centimètres de hauteur occupant la partie inférieure du thorax.

À lauscultation, le murmure vésiculaire s’entend partout et la présence de frottements indique que le poumon a recouvré au moins en grande partie sa mobilité. [1 n’existe aucune déformation, aucun retrait appréciable de la paroi thoracique. L'état gé-

néral est en accord parfait avec les signes locaux.

OBservATION IT (personnelle).

Thoracentèse simple.

Homme, 28 ans. Entré salle Saint-Christophe, Hôtel-Dieu, service de M. le professeur Sée au mois de septembre 1889. Ce malade, tuberculeux avancé, présente une caverne du sommet droit et une lésion du sommet gauche en voie de ramollissement. Après quelque temps de séjour, il dit ne pouvoir se coucher sur le côté gauche et l'examen fait découvrir un épanchement de moyenne abondance occupant la plèvre droite.

Cet épanchement augmente rapidement, sans réaction générale appréciable.

En raison de son abondance on se décide à pratiquer une ponction qui donne deux litres de liquide purulent séreux et mal lié. L'examen bactériologique ne donne que des staphylocoques. Malgré cette ponction l’épanchement se reproduit et augmente avec une grande rapidité. Une seconde ponction pratiquée à la fin d'octobre donne cinq litres de liquide. L’aggravation de l’état général et la progression des lésions dans Je poumon gauche empêchent de pratiquer la thoracotomie. Douze jours après cette

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seconde ponction, on en fait une troisième qui donne cinq litres de liquide offrant les mêmes caractères que celui de la première

ponction. Mort le surlendemain. L’autopsie n’a pu être faite.

OBsERvVATION III

Moutard-Martin. Thèse de Goutierre-Cachera.

Pleurésie multiloculaire; quatre ponctions en arrière, une ponc lion en avant et en haut; cœur déplacé sans retour; Guérison.

Un jeune homme de 20 aps, envoyé à Menton, comme suspect de tuberculose, y contracte une pleurésie pour laquelle il est vainement traité pendant 3 mois.

La suffocation devenant imminente le malade est ramené à Paris, où je suis appelé à lui donner des soins.

Je trouve le malade assis, étouffant, ayant le côté gauche tellement amplifié qu’il en avait l’épaule soulevée, et, une incurvation de la colonne vertébrale; mais je constate une saillie sous-claviculaire énorme. Matité absolue dans toute la poitrine, silence complet dans tous les points accessibles à l'oreille, absence de vibrations vocales, déplacement du cœur refoulé jusqu’à droite du sternum. ;

Le diagnostic de l'épanchement était facile, mais la saillie sousclaviculaire et la matité absolue me firent diagnostiquer un cloisonnement antérieur.

La thora centèse fut pratiquée en arrière avec la précaution de ne retirer qu'une petite quantité du liquide épanché.

Je ne retirai donc que 700 grammes environ d’une plèvre qui pouvait contenir de 5 à 6 litres de liquide. Quatre ponctions furent faites dans le même point à la partie postérieure ; le thorax

s'affaissa d’une manière fort appréciable, quelques vibrations

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