PATTES
li tousse beaucoup.
La température le soir comme le malin est d'environ 38°.
Le foie n’est pas abaïssé, Ja rate est un peu volumineuse.
À l’auscultation on trouve en avant des râles de bronchites, plus nombreux à droite.
En arrière, ils sont plus marqués du côté gauche.
À droite en arrière, il y a de la matité dans les 2/3 inférieurs ; la respiration ne s’étend que dans la moitié supérieure, mais on entend quelques râles de bronchite jusqu’en bas. Il n’y a ni souffle, ni égophonie. 3
Rien de particulier à l’abdomen, pas de diarrhée, pas d’œdème des membres inférieurs.
On porte le diagnostic suivant: Pleuwrésie droite; bronchite ; tuberculose probable.
93 janvier. — Submatité à droite (Vésicatoire). Râles sibilants el ronflants sous la clavicule. Râles de bronchite du côté gauche.
Le 25, — Epistaxis. T. soir 38°,6; matin 38°,2. (Edème des parois abdominales et des cuisses.
À droite, en avant et en arrière, matité toujours très étendue ; égophonie en arrière.
Le 21. — On trouve dans le flanc gauche et la fosse iliaque droite quelques nodosités irrégulières, sans matité à ce niveau.
Le 30. — 40° soir, sans cause apparente.
4x février. — Epistaxis. Mélanges de râles et de frottements à droite, surtout en avant.
Le 5.— La matité est complète en arrière du côté droit; mais il y a de la sonorité sous la clavicule ; toujours des signes de bronchite généralisée.
Il y a toujours un peu de sang dans les crachats, mais il semble provenir des fosses nasales. Ventre tendu, plaque dure dans l'hypocondre gauche, aucune douleur abdominale.
Le 8. — Percussion comme précédemment, pas de souffle,
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mais la respiration s’entend à peine; on entend quelques râles sonores qui existent aussi en avant et dans tout le côté gauche. Les masses dures de l'abdomen semblent se prolonger de l'hypocondre gauche vers le droit.
Le 13. — Abattement. Skodisme à tonalité élevée, se rapprochant un peu du bruit de pot fêlé, sous la clavicule droite, au niveau du deuxième espace intercostal ; matité au-dessus ; respiration obscure, un peu de voussure.
En arrière, à gauche, râles de bronchite.
A droite, souffle amphorique au niveau du hile du poumon; pas de bruit respiratoire à la base, matité absolue.
Le 18. — La matité est complète en avant et en arrière (côté droit).
Un peu de bruit skodique dans la fosse sus-épineuse. Toujours le bruit simulant le pot fêlé de laclavicule et le souffle amphorique en arrière. 3
OEdème de Ja paroi thoracique à droite (épanchement purulent). Voussure manifeste.
Le 20. — Ponction avec aspiration : 1900 grammes de liquide purulent, couleur café au lait, avec une légère teinte rougeâtre. Toux prolongée pendant l'évacuation, peu d’expectoration.
Le soir, respiration bonne, sonorité relative (tonalité élevée} sous la clavicule.
En arrière, quelques râles éloignés de l'oreille, dans presque toute la hauteur, respiration faible, matité.
Le 27. — Opération. On constate que l’épanchement s'est re- . produit. Matité en arrière dans les 2/3 inférieurs, ainsi que sur les côtés. Bruit skodique sous la clavicule; bruit de succession, sans amphorisme.
On pratique immédiatement la pleurotomie par la méthode antiseptique.
Ponction exploratrice préalable avec l'aspirateur Potain.
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Incision du sixième espace intercostal, en arrière de la ligne axillaire, On arrive d’abord jusqu’à la sixième côte, qui est ensuite contournée par en haut.
La plaie mesure 8 centimètres à la peau et va en se rétrécissant jusqu’à la plèvre ponctionnée, puis incisée avec le bistouri boutonné (Pulvérisation phéniquée au spray).
Il sort, sans compter ce qui coule dans les alèzes, 2.200 grammes de liquide semblable à celui de la précédente ponction: pus mal lié, grisâtre, avec quelques flocons fibrineux.
Lavage avec environ 4 litres de solution tiède de chlorure de zinc à 3 pour 0/0.
Ligature de quelques pelits vaisseaux cutanés avec le catgut.
Introduction dans la cavité pleurale de deux drains de caoutchouc rouge de 8 millimètres, retenue par deux épingles à maillot garnies de ouate phéniquée.
Pansement de Lister abondamment garni de ouate phéniquée ; le malade est maintenu couché sur son côté droit afin de favoriser l'écoulement des liquides.
Le soir même, six heures après l'opération, le malade à 39°, mais il est assez gai et mange un potage.
Le 28.— (Deuxième pansement). La nuit a été bonne, peu de toux, sommeil satisfaisant ; l'appétit augmente.
Ce matin, 37°; pouls 112 ; pas de diarrhée.
Sonorité exagérée de tout le côté droit.
Le pansement n’a pas été traversé par les liquides venus de la
plèvre.
On renouvelle le pansement sans faire de nouveau lavage.
4e mars. — Peu de fièvre, moins de toux. Pas de pansement.
Le 2. — (Troisième pansement). La partie inférieure du pansement commence à être traversée par les liquides.
La température a remonté hier (39°,6 le soir) ; pouls 140.
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Le pansement défait, on s'aperçoit que les tubes sont sortis de la plaie; de crainte qu'il n'ait séjourné du pus dans la cavité pleurale, on pratique un lavage avec deux litres de solution de chlorure de zine à 3 pour 100. Le liquide sort presque limpide de la plèvre.
Les lèvres de la plaie sont d’un gris noirâtre; imbibées d’une sorte de sécrétion séro-purulente ; autour de la plaie, et s’étendant assez loin à sa partie inférieure, on constate de l’ædème de la paroi thoracique.
Les tubes sont remis en place, maintenus par un ruban qui fait
le tour du thorax.
Pansement de Lister garni de ouate salycilée.
Le soir même, la fièvre est tombée : température 38°,4; pouls
120 ; l'appétit revient et la nuit est calme.
Le 3.— L'amélioration persiste ; à l’auscultation, on trouve
toujours du côté gauche des râles sibilants disséminés.
À droite, il semble qu’on entende quelques frottements, puis du tintement métallique, et dans les grandes’ inspirations du souffle amphorique (air pénétrant par la plaie), plus prononcé encore quand le malade tousse. Il y a toujours un peu d’ædème des membres inférieurs (pieds et face interne des cuisses, de la paroi abdominale, où la plaque dure constatée sous l’hypocondre gauche se sent toujours) ; pas d’ascite.
Le 4. — (Quatrième pansement). Peu de liquide écoulé ; le pansement n’a pas été transpercé. Les drains sont à moitié sortis.
Les lèvres de la plaie sont recouvertes d’une couche pulpeuse grise, infiltrée de pus, comme si toute cette surface avait été escharifiée par le contact du chlorure de zinc; aucune odeur.
Pas de lavage de la plèvre, les tubes sont maintenus par des épingles à maillot fixées par de la ouale salicylée, collée à la
peau par du collodion. Pansement de Lister.
Le soir. — Température 38°; pouls 144; bon appétit ; auscultation comme la veille.
Le 5. — (Cinquième pansement). Liquide plus abondant que les jours précédents ; même aspect grisâtre de la plaie qui semble agrandie.
Le 7. — La suppuration étant établie malgré les précautions prises, on revient à la pratique des lavages, avec une solution tiède des lavages ainsi formulée : eau, 4 litres ; alcool, 0,20 centilitres ; teinture d’iode, environ 60 grammes ; lavage matin et soir ; pansement phéniqué simple, garni de ouate salicylée.
Le 8. — La température continue à monter, on fait 3 lavages dans les vingt-quatre heures.
La plaie, manifestement plus large qu’au début, est encore un peu grisâtre, non bourgeonnante ; la côte inférieure est dénudée ‘sur une vaste étendue. L’orifice pleural de la plaie est maintenant aussi large que l’espace intercostal lui-même.
L’appétit reste assez bon. L’œdème des membres inférieurs du pénis et des bourses augmente. Toux fréquente.
Le 9. — Trois lavages ; rien de nouveau, aspect cachectique.
Le 10. —— Trois lavages. Le liquide sort peu sali, ramenant quelquefois des grumeaux caséeux. Les deux côtes qui limitent la plaie sont dénudées sur presque toute leur hauteur et sur une longueur de 5 à 6 centimètres.
Le 11. — Lavages à 8 heures du matin, 4 heure et 5 h. 1/2 du soir.
ie malade s’est mis sur un fauteuil, la seconde fois qu'il s’est levé pour faire ses besoins, vers 4 heures du soir, il s'est produit par la plaie une hémorrhagie assez abondante pour couler à travers le pansement épais complètement imbibé de sang. L’hémorrhagie s’est arrêtée d’elle-même dès qu'on a fait recoucher le malade.
Le pansement est levé à 5 h. 1/2, il n'y a plus aucun écoule-