‹ Quelques Considérations Sur La Pleurésie Purulente Chez Les TuberculeuxChapitre 18 sur 24 · ONE · texte numérisé non relu

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ment de sang, quelques caillots restés au bord de la plaie se continuent dans la cavité pleurale et semblent indiquer que lhémorrhagie venait de la cavité même, d’où le lavage fait sortir une masse grosse comme un œuf formée par du sang coagulé et des pelotons de fausses membranes anciennes. |

Les tubes ne sont pas réintroduits, on fait un pansement phéniqué, avec légère compression par ouate salicylée sur les bords de ja plaie. La température est à 36°, le pouls à 132.

L’hémorrhagie ne se reproduit pas, mais le malade s’affaiblit de plus en plus et succombe le 12 mars.

Autopsie le 13 mars, 24 heures après la mort.

Thorax. — 1 s’écoule environ deux verres de liquide séreux, à l'ouverture de la cavité pleurale gauche.

Le poumon du même côté est un peu congestionné, il contient des granulations grises, tuberculeuses, assez discrètes, plus nombreuses dans le lobe supérieur ; pas de tubercules ramollis ni de caverne.

Du côté droit, celui sur lequel on a fait l’opération de l’empyème, la plèvre est uniformément épaissie et recouverte d’un exsudat tomenteux grisâtre, très adhérent.

Îl n’y a ni sang ni pus dans la cavité pleurale.

Des lambeaux détachés de la plèvre pariétale et de la plèvre médiastine accolés au péricarde présentent environ un centimètre d'épaisseur et en plusieurs points on voit de petites masses tuber-

culeuses, les unes encore fermes, les autres en voie de ramollissement.

L'orifice interne de la plaie opératoire occupe toute la hauteur de l’espace intercostal, soit 2 centimètres, il n’y a guère que 3 centimètres de longueur.

Le poumon réduit au quart de son volume et accolé au médiastin, est aussi recouvert par une coque pleurale de plusieurs millimètres d'épaisseur.

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