‹ Quelques Considérations Sur La Pleurésie Purulente Chez Les TuberculeuxChapitre 4 sur 24 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

Chez les Tuberculeux

La pleurésie purulente est un des sujets les plus discutés de ce temps. Après les livres, les traités, les thèses, les travaux de toute sorte qui lui ont été consacrés, il semble que tout soit dit, et que l’empyème représente ce qu'on appelle une question faite. Il n’en est rien cependant, et la preuve, c’est qu'il n’est personne qui, en présence d’un cas diagnostiqué avec précision, ne se soit senti embarrassé et n’ait hésité sur la conduite à tenir.

Nous n’avons certes pas la prétention de combler toutes les lacunes ; mais nous pensons que les faits seuls, accumulés en grand nombre, peuvent éclairer le débat, et toute notre ambition se borne à ajouter quelques documents à ceux que l’on possède déjà.

Qu'il nous soit permis, avant d'entrer en matière, de remercier M. le Professeur Dieulafoy de l'honneur qu'il nous à fait en acceptant la présidence de notre thèse et d'offrir à notre excellent ami le D' Chantemesse l’expression de notre gratitude pour la bonne amitié qu'il n'a cessé de nous témoigner.

Prat

CONSIDERATIONS GÉNERALES SUR L'EMPYÈME TUBERCULEUX

L'étude de la pleurésie purulente chez les tuberculeux montre que toutes les variétés possibles d’empyème peuvent se rencontrer chez eux, et que sans être extrêmement fréquent, l’'empyème est infiniment moins rare dans la tuberculose que les anciens auteurs ne l’admettaient.

Pour Aran et Siredey, la tuberculose ne représente qu’une cause peu active de l’empyème. Atlimont, dans une thèse consacrée à l'étude du traitement de l’empyème par la thoracentèse, a trouvé neuf fois sur vingt-neuf cas des pleurésies purulentes chez des tuberculeux. Leudet, dans ses Études médicales, n’a trouvé que neuf empyèmes sur cent cas de pleurésie chez des tuberculeux. M. Sée, sans donner de chiffres, considère l'empyème comme une complication rare de la phthisie. M. Lancereaux dans son Traité d'anatomie pathologique mentionne accessoirement les cavernes comme une lésion pouvant accompagner l’empyème, mais il n’insiste pas. En somme, il est bien difficile de se faire une idée exacte de la fréquence de l’empyème du cours de la tuberculose, mais on a le droit de le considérer comme un phénomène relativement assez commun.

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