DE LA SUSCEPTIBILITÉ INFLAMMATOIRE DU PÉRITOINE
Il est très-difficile de se rendre compte des variations et des inégalités que le péritoine présente dans sa susceptibilité inflammatoire. Ainsi, cette disposition est peu prononcée chez des animaux très-voisins de l’homme, chez le chien par exemple, sur lequel on pratique fréquemment des fistules stomacales ou cholédoques, sans compromettre sérieuseusement l'existence du sujet. L'immunité relative dont jouit également, sous ce rapport, la race éthiopique, si on la compare à la race caucasique, est tout aussi difhcile à expliquer. A plus forte raison encore, est-on embarrassé pour trouver lexplication de certains faits de tolérance extrême de la séreuse chez des êtres humains appartenant à la race
blanche.
Ce qui semble, au moins, ressortir de l'observation, c’est que, pour le péritoine, la menace de l’inflammation semble résider non pas tant dans la lésion physique elle-même, que dans le contact prolongé de la surface