‹ Quelques Considérations Sur La Tuberculose A Localisations Multiples Dite 'Tuberculose Mixte'Chapitre 21 sur 33 · INFLUENCE DES LOCALISATIONS LES UNES SUR LES AUTRES · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES LOCALISATIONS LES UNES SUR LES AUTRES

Elle a été diversement évaluée.

E. Bernard, étudiant la tuberculose mixte chez lenfant (1936), affirme l'indépendance évolutive habituelle des lésions extra-pulmonaires apparues en même temps ou après la primo-infection pulmonaire chez l'enfant.

Certains, comme Jacquemin, pensent que l'existence d’un foyer osseux est plutôt un signe favorable dans l’évolution de la tuberculose mixte.

Sorrel, par contre, affirme que l'apparition d’un foyer pulmonaire aggrave considérablement la situation des tuberculeux osseux.

« L'évolution simultanée de plusieurs foyers extra-pulmonaires (exception faite pour la f. polytope du nourrisson) comporte toujours un pronostic plus sérieux que l’évolution d’un seul ; la double coxalgie est toujours grave (Ménard) ; l’association mal de Pott et coxalgie est également grave.

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; « Il n’est pas étonnant que le développement d’un foyer pulmonaire chez un pottique ou un coxalgique, vienne nuire à

acon bien simple :

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Eu « Le fait de sacrifier le membre sur lequel siège le foyer es osseuz chez un tuberculeux mixte dont l’état s’aggravant pro- Sa gressivement, paraissait désespéré, transforme la situation, n permet aux malades de cicatriser leurs foyers pulmonaires, ee alors qu’ils n’auraient jamais pu le faire s’ils avaient dû lutter " | contre les deux foyers évolutifs. » er La disparition d’une localisation peut par contre déclencher # l'apparition d’une autre d’entre elle (2 cas) et il semble que 5 l'important pour la tuberculose ne soit pas tellement de se <a localiser mais de se manifester. 43 Dans nos observations, l'influence d’un foyer sur l’autre De peut être mise en évidence dans plusieurs d’entre elles : Fa 1° Chez 4 tuberculeux pulmonaires anciens cicatrisés, l’exis- se tence d’une localisation osseuse récente s'associe à une pous- . A sée évolutive au niveau du foyer pulmonaire. 7 S 2° Chez 4 tuberculeux osseux anciens, l'apparition d’une ne lésion pulmonaire s'accompagne d'un réveil de l’ancien foyer Je osseux. Re ne concordance existe donc entre les diverses localisations AS: | la tuberculose et rien ne peut se passer chez l’une sans ne. que l’autre y participe. ee D'autre part, nous avons déjà noté l'existence d’un inter- ner

lle libre séparant habituellement l’apparition des diverses localisations ostéo-articulaires. Or, la durée de cet intervalle ibre semble diminuer au fur et à mesure que de nouvelles calisations apparaissent (citons le cas d’un malade porteur 6 localisations dont les 3 dernières sont survenues respec-

ement à 1 an, puis 6 mois, puis 3 mois d’intervalle).

n conclusion, il est logique de penser que plusieurs loca- 44 sations tuberculeuses évoluant simultanément sur un même R ganisme, influent l’une sur l’autre. Mais il faut considérer : 4

__ d’une part, les lésions surinfectées, nouvelle maladie qui urajoute à la lésion préexistante et l’aggrave ;

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que des manifestations locales de l'invasion tuberculeuse, dans l'organisme tout entier, et où l’évolution des lésions est essentiellement fonction du terrain sur lequel elles évoluent.

« Un sujet ne devient pas tuberculeux parce qu’il a une tumeur blanche, mais il a une tumeur blanche parce qu'il est tuberculeux. »

Enfin, il est intéressant de rechercher non seulement pourquoi une lésion tuberculeuse se localise en tel endroit plutôt qu’en tel autre, mais aussi pourquoi Ja tuberculose se manifeste selon les sujets, sur un système de préférence à un autre.

1° Les expériences basées sur la recherche de 3 variétés différentes de bacilles de Koch à l'origine de ces manifestations différentes d’une même maladie se sont résolues par la négative. (L'existence même de la tuberculose mixte affirme Punité du bacille de Koch humain. Il est difficile de concevoir, en effet, comment dans un même organisme pourraient coexister deux variétés d’un même germe, l’une se localisant sur un système, l’autre sur un autre.)

2° Celles basées sur la dose de bacilles de Koch qui ont déterminé la primo-infection, ont permis à A. Boquet de considérer la tuberculose des os et des articulations chez le lapin, comme la conséquence directe, accidentelle, et plus ou moins tardive, d’une primo-infection bacillaire.

Et Coulaud cite deux observations où une contamination massive et prolongée est le facteur étiologique dominant de la tuberculose des ganglions trachéo-bronchiques chez l'adulte allergique.

En fait deux facteurs sont en jeu : le bacille de Koch, le terrain sur lequel il évolue :

La localisation tuberculeuse n’étant que le témoin de la victoire du bacille sur le terrain et Boquet a remarquablement exposé (1933) cette lutte incessante entre le parasite et l’hôte, qui peut aboutir à un équilibre stable, équilibre que de multiples incidents suffisent à rompre.

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