I. — Considérations orthopédiques
L'orthopédiste, comme dans les stations hélio-marines, marche de pair avec le chirurgien.
Cependant son attitude va se modifier :
1° Par rapport au médecin phtisiologue :
I1 se doit de laisser toujours le thorax facilement abordable pour en permettre la surveillance aisée et le cas échéant, l'insufflation. Il évitera donc le plâtre circulaire pour lui préférer le bivalve ou la coquille, associés ou non à l’extension continue si la lésion ostéo-articulaire est douloureuse ou hyperévolutive.
2° De toute façon, le plâtre sera toujours bivalve, car chez le tuberculeux mixte en évolution, les lésions ostéo-articulaires elles-mêmes et en particulier les abcès doivent être suivis de très près. En effet, ils sont là, spécialement graves, d’apparilion rapide, de reproduction souvent incessante. II y a avantage à ne pas multiplier les ponctions mais à inciser l’abcès intarissable ou résiduel, surtout si l'examen cysto-bactériologique du pus de ponction a révélé une association microbienne (colibacillaire en particulier, si fréquente dans les abcès profonds à long trajet paracolique). L’abcès se draine plus facilement et la fistule, à la condition expresse qu’elle ne se surinfecte pas (sous pansement aseptique), ne présente pas de gravité spéciale et disparaît avec la guérison de la lésion. Presque tous nos fistuleux avaient surinfecté leur fistule avant leur entrée. La désinfection a constitué le premier temps, lent et difficile, de leur traitement.