CONCLUSIONS
Une femme à bassin modérément rétréei d'avant en arrière est à terme et en travail ; elle relusera catégoriquement la symphyséotomie; son enfant est vivant et se présente par le som met. Que doit faire l’accoucheur ?
Si la tête qui est arrêtée au détroit supérieur ne semble pas déborder fortement la symphyse pubienne, attendre en ména geant avec grand soin la poche des eaux et se souvenir des cas heureux que nous avons rapportés. La durée de l’expectation sera basée sur le degré de disproportion entre la tête fœtale et le diamètre antéro-postérieur du bassin, sur l’état des contractions utérines, enfin sur l'état des battements fœtaux.
Si les contractions se montrent impuissantes, si la mère s’épuise, si le fœtus souffre, il est indiqué d'intervenir.
La tête est-elle mobile au-dessus du détroit supérieur ? L'’aecoucheur aura recours à la version, sans tentative préalable de forceps.
Le rétrécissement est-il seulement annelé, le bassin est-il large latéralement (deux circonstances favorables à la manœuvre de Champetier de Ribes), enfin la disproportion entre les deux facteurs (tête el bassin) est-elle sensible (bassin entre T 1 /2 et8 cent. peu favorables, par conséquent, à l'expulsion spontanée), on accordera moins de temps à l’expectation, et l’opérateur sera autorisé à tenter plus tôt la version, afin de se mettre dans les meilleures conditions pour pratiquer cette opé-
ration. [l en sera de même quand l'histoire obstétricale de la femme montrera que dans les accouchements antérieurs la version a réussi, alors que le forceps venait d'échouer.
Enfin, l’accoucheur est-il appelé à intervenir sur une tête fixée au détroit supérieur, il s’adressera au forceps, .et parmi les trois manières de placer l'instrument, il donnera la préfé-
rence à l'application oblique, par rapport au bassin, laquelle, sur une tête en transversale, prendra cette dernière de la ’