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Thompson publie les résultats suivants donnés par la taille latérale :
Age Cas Morts Proportion De 1 à 5ans 473 33 6°/, de décès 6à 11 377 NI PR 12 àat6 178 pa LOS
Dupuytren, lui, a obtenu sur 19 opérations, 18 guérisons et 1 mort, c’est-à-dire 5, 5 ‘}, de décès.
Crosse donne les chiffres suivants :
Sur 271 opérés, 19 morts, c’est-à-dire 7 °/, de décès.
Dupuytren fournit une nouvelle statistique dans laquelle nous trouvons 3% opérations et 2 morts, c’est-à-dire 5, 3°/, de décès.
Enfin, Smith cite pour 135 opérations, 106 guérisons et 29 morts, c’est-à-dire 21 ‘/, de décès.
Faisons remarquer que la statistique de tous ces résultats ne nous donne pas la proportion des fistules consécutives de la stérilité, etc., ce qui diminuerait encore leur valeur.
La comparaison des statistiques serait, on le voit, en faveur de la lithotritie. Elles sont malheureusement trop peu nombreuses et, comme nous l’avons déjà dit, nous ne nous appuyerons pas exclusivement sur elles pour conclure en faveur de l’une ou de l’autre des deux méthodes.
Quels sont maintenant les avantages de la lithotritie ?
Le premier et le plus important, c’est qu'elle ne nécessite pas de plaie. On sait, en effet, combien dans les hôpitaux sont souvent funestes les suites d’une opération sanglante.
Elle a, en outre, l'immense avantage de ne léser aucun organe de l'appareil génital, ce qui est un des inconvénients les plus fréquents de la taille. Ils sont nombreux, en effet, les jeunes gens qui sont voués à la stérilité après avoir subi l’opération de la taille (taille médiane surtout).
Passerons-nous sous silence les fistules, soit périnéales,
soit rectales qui sont les complications ordinaires de la taille et qui ne se rencontrent jamais après une lithotritie.
Nous serions obligé de nous répéter si nous voulions indiquer les accidents consécutifs de l’une etde l’autre opération, nous ne le ferons donc pas: nous nous contenterons seulement de faire remarquer que la perforation de l’urèthre par le cathéter et la rupture de la portion membraneuse sont des inconvénients bien plus graves qu'une fièvre procurée par l'introduction des instruments dans le canal ou que l’engagement d’un fragment de calcul dans l’urèthre, engagement qui est aujourd’hui prévenu par la pulvérisation complète de la pierre et l’aspiration. À
La taille, de son côté, a un avantage sur la lithotritie, c’est qu’elle peut être faite plus facilement et plus rapidement. Cependant bon nombre de difficultés attachées à la lithotritie sont aplanies à l’heure actuelle : l’indocilité du sujet, les spasmes vésicaux ne doivent plus compter, grâce au chloroforme; il en est de même de l’étroitesse du canal, depuis que De Saint-Germain nous à montré combien l’urèthre d’un enfant était facile à dilater (Fournier, Thèse de Paris, Observation 1).
La lithotritie réussit-elle à un âge plutôt qu’à un autre ? Nous avons consulté les auteurs à ce sujet, et nous avons remarqué qu'ils étaient presque tous d’avis différents.
C’est ainsi que Marjolin, dans une communication qu'il fit à la Société de Chirurgie en 1868, s'exprime ainsi: « Des faits que j'ai pu observer, je crois que chez les enfants très jeunes, toutes les fois que le calcul est très petit, il faut tenter la lithotritie. » (Bulletin de la Société de Chirurgie, 1868.)
Giraldès dit, au contraire, que la taille doit être pratiquée chez les enfants jeunes, tandis que la lithotritie devra être tentée chez les enfants ayant plus de. treize ans (Giraldès,
NT
Leçons cliniques sur les maladies chirurgicales des enfants). Thompson, lui, soutient que la période la plus favorable est de 6 à 11 ans (Thompson, Maladies des voies urinaires).
Devant une pareille divergence d’opinions, nous eroyons que la lithotritie peut s’appliquer à tous les âges. Toutefois, la statistique publiée par Thompson et que nous avons citée plus haut, nous engagerait à croire qu’elle réussit mieux entre 6 et {1 ans.
Si l’âge n’est pas une contre-indication de la lithotritie, il en existe cependant: citons-les rapidement.
Un calcul trop volumineux peut être difficile à saisir dans les branches du lithotriteur et nécessiter plusieursséances, ce qu’il faut toujours éviter.
Un calcul trop dur peut résister à l’action du lithoclaste et forcer le chirurgien à abandonner l'opération qu’il aura commencée.
Un catarrhe purulent de la vessie rend la muqueuse vési cale très sensible et cette extrême sensibilité gêne les mouvements du lithotriteur. Du reste, en général, un catarrhe purulent coïncide avec une pierre grosse et dure.
Un raccornissement de la vessie avec hypertrophie des parois rend également la lithotritie très difficile. La vessie, dans ce cas, est appliquée sur la pierre et tout mouvement de l’instrument devient impossible.
Un calcul enchatonné ou enkysté nécessite, pour être broyé, des pincements et des déchirures de la muqueuse vésicale, ce qui doit être évité, vu les nombreuses complications qui pourraient en résulter.
Ces considérations terminées, nous pensons que la lithotritie devra être tentée toutes les fois que le cathétérisme aura démontré :
1° Que le calcul est peu volumineux.
2 Qu'il n’est pas très dur.
Se 3° Qu'il n’est pas enchatonné ou enkysté.
4° Que la vessie est saine.
Si l’on se trouve en présence d’un cas qui ne permette pas le broiement de la pierre, on aura recours à la taille. I nous reste done à choisir entre les différents procédés de taille périnéale, la taille hypogastrique et la lithotritie périnéale.
Nous ne citerons pas ici les statistiques de faille périnéale que nous avons déjà citées: nous en donnerons deux de taille hypogastrique, les seules que nous ayons pu trouver.
Monod à recherché, parmi les observations de taille hypogastrique récemment publiées, toutes celles pratiquées dans l’enfance. Elles sont nombreuses et ce n’est pas sans étonnement qu'il est arrivé à en réunir 48 cas:
Opérateurs Cas Age de l’opéré.
2 ans.
3 ans.
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HOMO EP LE Re 1 11 et demi.
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Van Goudæœver ...... 14 De 2 à 17ans
Makawejew . . ...... PE A 5.de 13 à 17, 5 de 2 à6
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Dans aucune de ces observations qui ont toutes été lues par Monod, il n’est question de difficultés spéciales à l’opération. Quelques chirurgiens seulement se plaignent parfois de l’énorme couche de graisse qu'il faut traverser pour arriver sur la vessie, ou bien encore de la petitesse et de l’étroitesse de la plaie qui les ont conduits à faire une petite incision aux muscles droits. Van Goudœver pense que la taille hypogastrique doit être le procédé de choix chez les enfants, et tous ceux qui ont fait cette opération sont de son avis. Tous les opérés de la statistique de Monod ont été guéris. On ne trouve qu'un seul accident arrivé à Bell, c’est la blessure du péritoine. Cet accident, paraît-il, fut dû à.un mouvement intempestif du petit malade.
D'autre part, Mynlieff a établi une statistique de 12 cas de
taille hypogastrique pratiquée chez les enfants, sans un seul insuceès. ; : Nous regrettons de n'avoir aucune statistique de lithotritie périnéale chez les enfants. Nos recherches personnelles ne nous ont rien fait découvrir à ce sujet. Dans Dolbeau (De la lithotritie périnéale), nous avons trouvé une opération de ce genre pratiquée sur un jeune homme de 16 ans. Le chirurgien obtint un succès. Ce casisolé ne peutguèrenous éclairer; cependant, nous avons le droit de nous montrer sévère à l'égard de l'opération de Dolbeau, puisqu'elle n’a pas donné d'excellents résultats chez les adultes. Le Fort ayant réuni 66 cas, a trouvé 10 morts, c'est-à-dire 15 p. 100 de décès.
Les chiffres n’ont qu’une valeur relative, et bien qu’ils soient favorables à la taille hypogastrique, nous n’avons pas le droit, d’après ces seules données, de condamner les autres procédés de taille.
Passons maintenant en revue les avantages et les inconvénients de la taille hypogastrique.
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Lesavantagessont :l’absence d’hémorrhagies graves, l’intégrité assurée du col de la vessie et la facile exploration de cet organe. Ils sont, croyons-nous, réels et indiscutables, aussi arrivons immédiatement aux inconvénients.
Les plus importants sont la péritonite et l’infiltration urineuse. De nombreuses discussions se sont élevées au sujet de ces accidents consécutifs et ce sont eux, on peut le dire, qui ont fait abandonner la taille sus-pubienne pendant quelques temps. Cependant aujourd’hui on évite facilement la. péritonite avec la méthode antiseptique, et l’infiltration urineuse avec la suture adossée ou mieux le double tube siphon de DOTE
Ces accidents consécutifs étant facilement évités, les avantages sont nombreux du côté de la taille hypogastrique, et, arrivé au terme de ce paragraphe, nous croyons pouvoir conseiller la taille sus-pubienne toutes les fois que la lithotritie ne sera pas applicable. ;
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