RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS
La tuberculose et le cancer produisent sur le cœur des modifications présentant de grandes analogies. Parmi ces modifications, 1l en est deux qui leur sont communes et que l’on rencontre fréquemment, l’atrophie et la dégénérescence graisseuse.
L’atrophie du cœur est totale dans quelques cas ; le plus souvent elle est limitée aux deux ventricules, qu’elle atteint à peu près également. Elle est, dans la tuberculose comme dans le cancer, le résultat de la cachexie et du marasme. Aussi est-elle l'apanage presque constant du cancer et de la tuberculose ulcéreuse commune, à marche lente.
Les exceptions à cette règle s'appliquent aux cas de tuberculose fibreuse ou de phthisie aiguë.
Dans les mêmes conditions que l'atrophie, on observe, moins fréquemment cependant, la dégénérescence graisseuse du cœur; la pathogénie de cette altération se trouve dans le vice de nutrition créé par les deux diathèses.
Le diagnostic de ces deux lésions est difficile, parfois impossible ; le pronostic est fatal; le traitement est à peu près impuissant. Ce sont, en un mot, les complications les plus redoutables du cancer et de ia tuberculose.
Permis d'imprimer : Vu et approuvé : Le Recteur de l'Acadénue Le Doyen, Correspondant de l'Institut, A. CASTAN,
G. CHANCEL. Président-censeur.