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Eee ques allées et venues dans la chambre), est pénible, de plus la cuisse et la jambe restent toujours un peu fléchies et lorsqu'on cherche à étendre le membre on provoque une vive douleur.
Les muscles de la région postérieure de la cuisse sont contracturés. Ces phénomènes doivent être attribués à ce que le blessé cherche instinctivement à mettre dans le relächement le muscle iliaque, fléchisseur de la cuisse, muscle s’insérant dans la fosse iliaque interne, dont quelques fibres ont été forcément lèsées dans la production de la fracture, ainsi que les muscles fléchisseurs de la jambe, dont les points d’attache sont tous sur le fragment antérieur de l'os iliaque et dont la contraction tendrait à augmenter l'abaissement de ce même fragment.
Des calmants, des antispasmodiques sont donnés inéius et extra sans succès marqué. Les bains de vapeur seuls donnent un meilleur résultat, Immédiatement après le bain, l'extension est facile et indolente, mais après un temps assez court, la contracture reparaît. e \
2 octopre. — La flexion du membre loin de diminuer tend à s’accroître. Un moyen mécanique capable de lutter contre ce symptôme inquiétant pour l’avenir me semble nécessaire. Une forte et large atlelle en bois, ayant la longueur du membre depuis la crête iliaque jusqu’au talon, convenablement rembourrée sur une de ses faces et munie près de son extrémité
supérieure d’une ceinture en tissu de sangle très résistant, que
trois boucles peuvent serrer autour du bassin, est-préparée. Je
profite de l’état de relâchement produit par le bain de vapeur, pour appliquer cette attelle sur la face postérieure du membre. La ésintére étant serrée au degré convenable sur le bassin, une bande en caoutchouc est posée au-dessus, sur et au-dessous
du genou, pour effacer l’angle existant entre ce dernier et lattelle. Le membre est ainsi à peu près redressé, mais pour peu de temps, car bientôt des douleurs, une surexcilation nerveuse apparaissent si fortes que la syncope (comme cela est arrivé deux fois) en serait le résultat si on ne se hatait de desserrer la bande. La tentative de redressement non précédée de
bain de vapeur est renouvelée le soir.
Malgré le bromure de potassium, chaque essai est douloureux. La surexcitation nerveuse augmente et devient presque continue, l'appétit se perd et l’on gagne peu sur la contracture Les manœuvres sont momentanément suspendues.
Le père du blessé est venu s'installer à Saumur avec sa famille. Il désire avoir son fils auprès de lui. M. Rœderer quitte donc l'hôpital le 8 octobre.
Le lendemain, le blessé fut visité par le D* Alphonse Guérin,
qui fut d'avis de continuer le traitement déjà employé.
À partir du 10 octobre, le traitement est donc repris. Chaque matin, le blessé est soumis à un bain de vapeur local de 20 mi nutes, donné au moyen d’un petit appareil fort ingénieux que le père avait apporté de Paris, et on profite du relâchement qu’il produit toujours pour appliquer l’attelle et la bande en caoutchouc modérément serrée. Le soir, l'appareil est réappli-
qué de nouveau et on l'enlève dès que la douleur devient (trop
vive.
Cette seconde application est précédée d’une friction or made d’atropine remplacée de temps en temps par une autre morphinée, à cause de l'effet mydriatique de la première, Le bromure de potassium est donné dé nouveau.
Dans ces conditions, l'attelle est supportée 15 ou 20 or re
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