‹ Quelques Considérations sur le Mécanisme, la Symptomatologie Et Le Traitement Des Fractures Du Bassin En GénéralChapitre 25 sur 26 · AUTRE · texte numérisé non relu

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sieurs semaines à le préparer au moyen des mouvements communiqués de flexion de la cuisse sur le bassin, mouvements que l’on renouvelle chaque jour. ‘

Six semaines environ après le début, on peut commencer à faire lever le blessé et à le soutenir, tandis qu’il

marche le long des meubles, Mais il faut continuer plus

longtemps les soins du massage et de la mobilisation, auxquels il-convient d'ajouter l’exercice fonctionnel par

- la marche et même l'usage des escaliers ; puis on ajoute

encore une sorte de gymnastique par des gestes d’assou-

plissement qu’il faut toujours surveiller, critiquer, et mé-

- me corriger jusqu’au moment de la restitution des mouve-

ments dans toute leur souplesse et leur viqueur, ainsi

qu’il est nécessaire pour supporter les co du travail.

Dans les fractures .du sacrunn il suffit en général de repousser le fragment avec le doigt introduit dans le rectum. Hamilton conseille de constiper les malades afin que les matières dures appuient sur Ja moitié inférieure du sacrum. On a proposé le tamponnement du rectum, lPin- troduction dans son intériéur d'une canule en argent. - Gaudier a fait dans uu cas la suture osseuse.

Dans la fracture de l’ischion, Malgaigne conseille d’immobiliser la jambe un peu fléchie. se

. Pour les fractures de Pilion, on. ordonne le repos au ci, le décubitus dorsal avec légère flexion de la cuisse.

Ainsi que le font si bien remarquer Guermonprez et.

rière. On peut aussi appuyer alternativement de chaque côté de l'os brisé (signe de Verneuil) ou écarter la cuisse de celle du côté opposé (signe de Gosselin).

Quand il existe quelque difficulté dans la miction, il faut vider soigieusementla vessie au moyen de la sonde, et si l'urine que l’on évacue ainsi est sanguinolente, on peut soupçonner une blessure de la vessie ou de lurèthre. Quand on ne peut introduire aisément lPinstrument, si le blessé n’a pas présenté antérieurement des signes de rétrécissement, il y a probablement lésion de l’urèthre, et il faut s’attendre à de l’infiltration d'urine. A la première annonce de cette complication, on doit pratiquer de larges incisions au périnée.

Les blessures des gros vaisseaux entraînent d’ordinaire la mort par hémorrhagie interne, avant qu’on ait pu se rendre compte de la nature de la lésion; mais si on pouvait porter le diagnostic, le traitement naturel consisterait à inciser les parties molles au point ordinaire et à faire la ligature du vaisseau intéressé.

En cas d’abcès, il faut pratiquer des incisions dans les points les plus propres à permettre un écoulement facile du pus; Pemploi de tubes à drainage peut alors offrir des avantages sérieux.

Si le traitement se prolonge, il faut prendre de sérieuses précautions contre le développement d’escharres, bien que la chose puisse offrir de sérieuses difficultés ; un matelas d’eau ou des coussins à air. peuvent cependant être employés avec chances de succès.

Dans les cas de « double fracture erticale » il peut

être nécessaire d'empêcher le chevauchement en haut du

Pan"

ann Le

fragment cotyloïdien en pratiquant l’extension continue sur le pied.

Assez souvent à la suite d’une fracture du bassin, on constate une rétention d'urine. On sonde le blessé et on est tout surpris de ne retirer que quelques grammes d'urine. Gosselin donne de ces faits trois explications ; 1” le malade a uriné et vidé presque complètement sa vessie sans s’en apercevoir et sans le savoir ; 2° la sécrétion urinaire a été supprimée par les troubles nerveux que le traumatisme a occasionnés; 3° cette sécrétion a lieu, mais l’excrétion au lieu de se faire au dehors s’est faite dans le tissu cellulaire du bassin ou dans le péritoine à travers quelque ouverture anormale des voies urinaires; dans ce dernier cas, une péritonite est immi-

nente,

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