Quelques considérations sur le traitement du cancer de l'utérus
Au point de vue de la clinique, nous comprenons sous le lom général de cancer de V utérus le squirrhe, les formations tbro-plastiques et les diverses variétés du eancroïde, affections [ui produisent des tumeurs ou des ulcères, qui s’accroissent idéfiniment en se propageant aux tissus ambiants, qui détcrnnent la dégénérescence des ganglions lymphatiques, voisins |u éloignés, qui récidivent après une ablation incomplète ou îême complète, et qui amènent l’infection de l’économie en se généralisant à distance.
11 n’y a que des avantages, quand on aborde le traitement du lancer de l’utérus, à supprimer le diagnostic de l’espèce du Jancer, pour n’envisager que la nature maligne de la maladie. !n procédant ainsi, on laisse de côté toutes les illusions qui rndent à faire croire que l'épithéliome a un pronostic moins pave que le carcinome ; on n’a plus devant soi qu’une idée, [idée de la malignité, et qu’un but, celui d’enlever radicalement Ja partie malade.
Mais quand il s’agit d’enlever en totalité ou en partie un
organe comme l’utérus, qui est profondément cache dans k bassin qui est en rapport avec la vessie, les ureteres tum, qui est recouvert par la séreuse de la cavité a °™“ dans une très grande étendue de sa surface d ^ ^ dans quelles conditions l’operation est aisa e .
Pour résoudre ce problème, nous distinguons deux cas • cancer a envahi le corps et le col de l'utérus ou i seu « corps ; 2° le cancer est localisé au col. Enfin, lopc atioi r dicale étant contre-indiquée, nous examinerons que s s moyens palliatifs dont nous pouvons disposer.
I, — Cancer du corps.
On pratique l’ablation totale de l’utérus de deux manier différentes : par la voie vaginale et par la vote abdominale.
La première méthode consiste à détacher les ruser ions vagin et à extraire l’utérus par les voies naturelles. Elle coi
P1SautÏ mTEharîo^Siebold (2), Récamier (3), incisent vagin au niveau de sa Jonction avec le col, soit dans torn s
pourtour, soit dans une partie seulement de Celui-ci in od
sent la main dans le péritoine, saisissent 1 utérus le * basculer en l’entraînant hors de la vulve, puis coupent le p
cule et fout les ligatures nécessaires.
Langenbeck (4, père, se préoccupant surtout de facilita
sortie de l’utérus, dont le volume est quelquefois considérât incise toute la hauteur du périnée, de la fourchette a l anus Toutes les fois qu’ils le pouvaient, Récamier (5) et upuy
(i Die fjanz'ic
xhe Evlirpation dee carcinomatossn
Gebarmutter, Coastal
De scirrho et carcinomate uteri abjectis observationibus , Bcrolmi, 1826.
tribus tôt lus uteri exile patu
13) Traitement du cancer, p. 366, Paris, 1829.
(4) D issertatio de uteri totius extirpatione, Gottingæ, 1842.
(5) Loc. oit., p. 359.
abaissaient le col de l’utérus avec des pinces de Museux, coupaient circulairement le vagin au niveau des culs-de-sac, décollaient les ligaments larges de leurs attaches aux bords latéraux de utérus, seulement dans leur tiers inférieur, plaçaient une igature de chaque côté sur ces ligaments larges, de maniéré a enlever l’utérus presque sans perdre de sang.
M. Coudereau (1) a imaginé un procédé d'ablation basé sur
abaissement préalable de l’utérus, mais il ne l’a appliqué que sur le cadavre. ^
Martin (2), de Berlin, ayant reconnu qu’une des plus grandes
difficultés de 1 ablation de l’utérus par la voie vaginale est de
saisir cet organe et ae le faire sortir du petit bassin, a inventa
un instrument particulier pour faciliter son évolution dans 1 espace de Douglas.
La deuxième méthode d’ablation de l’utérus ou méthode sus pubienne emploie la voie abdominale. C’est une laparotomie avec extirpation de l’utérus après la ligature préalable des vaisseaux ou d’un pédicule formé par la portion^us-vaginale du col. D après Churchill (3), cette opération fut proposée pai utberlet en 1814. Pratiquée par Lan genbeck père, eu 1825, modffiee par Delpech, en 1830, puis abandonnée avec beaucoup de raison, elle ne fut tirée de l’oubli que dans ces dernières années. Les succès de l’ovariotomie, les succès plus rares mais reels de l’hystérectomie dans les cas de tumeurs fibreuses, furent es raisons qui déterminèrent les chirurgiens à revenir à cette operation si hardie. Alex. Freund (4) employa un procédé bien conçu : une fois la cavité péritonéale ouverte, il place sur cha-
(1) Tribune médicale , p. 547, 1874-1875.
(2) Zur Teknik der vaginalen utérus Extirpation (Centralülad f Gunæu
(3) Maladies des femmes , trad. franç., 2e édition, p. 472,
(4) Eme neue Méthode der Extirpation des ganzen Utérus ( Votkmann's Sammlung klinischer Vortrage , n° 133, et Société d'obstétrique et de gynécologie
de Berlin, 9 avril 1877; discussion consécutive, in Berliner klinik Woscteus
n° 28, 15 juillet 1S:78). ’
eu il des ligaments larges trois ligatures comprenant, l’une la trompe, l’autre le ligament de l’ovaire, le troisième le ligament 1 rond et la portion latérale correspondante du vagin. Le fil de | la ligature intermédiaire ou du ligament de 1 ovaire passe dans I l’anse de la première et de la troisième ligature, de manière à I réunir les trois ligatures en un tout solide. Les ligatures une I fois faites, Freund sectionne la paroi antérieure du vagin dans le cul-de-sac utéro-vésical, la paroi postérieure dans le repli de Douglas et les ligaments larges entre les ligatures et les bords ■ latéraux de l’utérus. Cet organe peut ainsi être enlevé sans perte de sang trop considérable. Les fils des différentes liga- I tures sont ensuites passés dans le vagin. En tirant sur eux, : on transforme le trou béant compris entre la vessie et le rectum en ime fente transversale dont les bords sont formés par le péritoine. On réunit ces bords avec des points de suture I très rapprochés.
Les autres procédés ne sont que des modifications de celui I que nous venons de décrire. Kocks (1), de Bonn, conseilla d’élever l’utérus dans le bassin avec une pince pour lier plus < facilement les ligaments larges qu’il divise en cinq parties, j Il lui paraît nécessaire d’enlever les ovaires si la femme n’a j pas atteint l’époque de la ménopause. Schrceder et Olshauser avaient déjà pratiqué l’ablation simultanée des ovaires et df l’utérus, dans le même but, pour éviter les accidents de la j menstruation.
Muller (2), de Berne, applique, pendant l’opération, l’utérus contre la paroi abdominale au moyen de l’hystéromètre introdui dans sa cavité.
Gré-dé (3) a proposé la résection préalable des pubis pou augmenter l’étendue du champ opératoire et rendre la dissectioi
(1) Arch. fur Gynækologie , vol. XIV, p. 5 27, 1879.
(2) Corr, Bl. fur schweiz. Aerzte, n° 20, p. 609 .et n° 21, p. 612 15 oct. e.H l«r nov. 1878.
(3) Archiv. für Gynækologie, B. XIV, p. 127, 1880,
et 1 hémostase plus faciles. La seule opération qu’il a faite par
ce procédé a ete presque immédiatement suivie de mort, ce qui n étonnera personne. 1
Enfin, B. Freund (1) a dernièrement modifié l’opération de son rere de la manière suivante : 1° application dans le vamn du colpeurynter plusieurs jours avant l'opération ; 2» amputation simultanée du col et des culs-de-sac vaginaux avec l’anse ga vanocaus tique. Si les culs-de-sac iront pas été compris dans la section, compléter avec le bistouri et prolonger l'incision en arriéré, jusque dans l’espace de Douglas ; 3» tamponnement du Ivagin a l’aide du colpeurynter, pour arrêter l’hémorrhame résultant de l’opération préliminaire et pour élever l’utérusr° laparotomie ; 5» dissection de l'espace vésico-utérin ; 6» applifcafion par le vagin, sur chacun des ligaments larges, de compresseurs qui ont pour but de remplacer la ligature en masse ipt gui sont abandonnés dans l’abdomen pendant trois ou quatre ours ; 7» incision des ligaments larges; 8° occlusion delà plaie Pdominale. Ce nouveau procédé a été pratiqué par l’auteur sur
f C3davre seulement. et l’opération n’a duré que trente à marante minutes. L’emploi du galvano-cautère pour faire la fiction des tissus est certainement une innovation heureuse, msi que le ballon vaginal qui doit faciliter la dissection des
Ndhérences, en poussant l’utérus du côté de la cavité abdomijale.
j L ablation de 1 utérus par la méthode sus-pubienne est plus rave que son extirpation par la méthode sous-pubienne ; mais Pte demière est impraticable, lorsque l’utérus est trop’voluineux pour passer par le vagin.
Quoi qu’il en soit, les résultats généraux de ces opérations lût lamentables. Une statistique, due à West (2), donne 22 orts sur 25 opérations. 2 fois la mort a été immédiate ; 6 fois
d) Zeit. fur Geburt. und Gynæk. Band. VI, Heft 2, 1881.
2) Statistique citée dans la thèse d’agrégation de M. Piqué, p. 145, 1880. près le Traité des maladies des femmes, de West, traduit par M. Mauriac,
la mort a eu lieu le jour même de l’opération ; 6 fois le len demain ; 3 fois le 3® jour ; 2 fois le 4« jour; 1 fois le 10e jour. Chez les 3 malades qui ne sont pas mortes, la survie a été de 2 mois, de 4 mois, et 1 fois d’une année moins quelques jours. Or, n est-U pas infiniment probable que si on s’était abstenu d'enlever 1 utérus, la vie de ces trois femmes aurait été {>lus longue ou au moins aussi longue ? Dans une observation, que je cite plus: loin la durée de la vie sans opération a été de 6 ans ; et, d auprès M. Pichot (1), le cancer du corps de l’utérus abandonne à lui-même met 31 mois en moyenne avant d occasionner la
On peut dire que les opérations, dont je viensde citer le releve, appartiennent à une époque déjà ancienne, époque à laquelle les chirurgiens ne connaissaient pas toutes les précautions qui sont mises en pratique depuis quelques années. Cette objection est certainement fondée, puisque les statistiques plus modernesj donnent des résultats moins mauvais.
Nous reproduisons ici trois statistiques qui permettent de| umer ce progrès : l’une comprend des opérations exécutées! surtout en Amérique et en Angleterre de 1863 à 1866; l’autre dressée par Osterloh, réunit toutes les ablations de 1 uterupubliées dans les jour «aux allemands depuis les première opérations de Freund jusqu’en 1879; la troisième, encore plut récente, a été faite par M. Bd. Schwartz {Revue de chirurgie
(1) Thèse pour le doctorat, p. 43, Paris, 1876.
Opérateurs.
Clay. .
Hat, h .
Burnham . .
Kimball .
Parkman .
Peaslee .
Kœberlé .
Baker-Brown. .
Veils .
Buckingham. ..
Storer . .
Total
Statistique américaine (1).
Nombre
des Femmes mortes,
opérations.
Femmes guéries.
Statistique allemande (2).
Opérateurs.
rsomnre
des
Femmes
Femmes
opérations.
mortes.
guéries.
i’reund .
£ocks .
Üschlager .
Schrœder . . .
/eit . .
lartin . .
tlshausen .
laumgartner .
!redé . .
léopold . . . . .
Jexander .
piegelberg .
lassari. .
ilueller . . . . .
'ernice . . . .
Leu ss .
'ritsch .
lartini .
’œplitz. . .
iObker .
)sterloh .
ïenning .
îruntzell .
Total . . .
Opérations
incomplètes.
(1) Americ. med. Times, janvier 1866 et Bull, de thérap , 1871.
(2) Schmidt’s Jahr.} 1879; 103, p. 289.
Statistique de M. Schwartz.
Extirpation totale par le vagin.
Nombre
Opérateurs.
des
Femmes mortes.
Femmes guéries.
opérations.
Czerny .
Baum .
Paulik .
Mikuliez et Wolfler. . . .
Bompiani .
Novaro .
Azzio Caselli .
Bottini .
Martin .
Schrœder .
OIshausen .
Muller .
Kocher . . .
Yon Teuffel .
G-uarneri .
Lane .
Môrike .
Mac Curmao .
Total .
Tandis que la statistique ancienne donne 22 morts sur 21 opérations, ou 88 pour 100, la statistique américaine ne comptil plus que 18 morts sur 24 opérations, ou 75 pour 100, la statis tique allemande, 36 morts sur 52 opérations, ou 69,23 pour 10( (en faisant abstraction des 3 opérations incomplètes qui, d’ail leurs, ne pourraient que grossir le nombre des revers), et h statistique de M. Schwartz 20 morts pour 55 opérations, oi 36,36 pour 100. 11 y a donc une amélioration de 13 pour 10i d’une part, de 18,77 pour 100 et même de 51,64 pour 101 d’autre part, dans la mortalité consécutive à l’opération.
Mais ce résultat doit-il encourager à faire l’ablation complète des utérus cancéreux? Je m'appuie sur les raisons suivante:
P0'!!" pr0fesser une °Phli°n contraire : en analysant les cas malheureux, on voit que la «tort arrive, soit immédiatement sou en quelques heures ou en peu de jours, et qu’elle r“ mr
rissent tant hten itTÏonT
“ d le8 suivre pendant' quelques serines ou que, ml'
, ’ on les voit succomber à la récidive du cancer dans hah.
rlTablation de il'18 ChirUrgien qni a Pratiqué le plus souablation de 1 utérus cancéreux, Freund,a eu des récidives
t dl ’ItS TT ^ “ gUéW de ^«on î La
■atrice soi dl l rmeDt Pr°duite* SOit au niveaa de la ci- ;ar conslueiU i 6 CeJ1Ulah'6 d® 18 ré°ion Pa«rique.
ont le hé 1 ’ Pa’ait SagS dS renoncer à une opération
lont le bénéfice est si problématique
fctoi?rr,Ui0n8minUtieU8e8 et d6S Per^ecl,ionnements
mnall de Ré ’ .fUrtoUt 6,1 Se servaa‘ de la méthode
«Ta morf ' "1 6r’ n 6St PaS imp0SSiWe atténue eni e du tiaumatisme chirurgical, mais on n’en
Istera pas moins désarmé contre la récidive. Or, la récidive , 611 partle aux obscurité3 du diagnostic et, par suite à l’é
L’impossibilité de reconnaître, avec les moyens d’exploration 'c nous possédons actuellement, si le cancer du corps de Ïu
The'né 'T' 3 C6t °rganS °U S’U nS S’étend Pas au tissu celpenpherique, aux lymphatiques et aux ganvlions des
; „„a MU,» i
• En effet, supposons que le tissu cellulaire et les ganglions voisinage soient envahis, l’ablation sera au moins inutile car
P*"- elle SUCCOmbera oertainement aul * 0 , ai “complètement enlevé. On lui fera courir
menses dangers pour n’aboutir à aucun résultat favorable.
) Linkenfeld, Centralblatt für Gynæk., n° 8, 1881.
Supposons, au contraire, que le cancer ne so^ pas sor ti de l u térus, ce qui arrive tout à fait au début de 1 affection, ab a totale pourra alors amener une guérison, mais ou ne ' conduit à opérer d’une manière si hâtive faute d une indicaüoi
P1Non seulement le diagnostic des limites du cancer, qui affecte le corps de l’utérus, est entouré d’inconnues, mais en“re % diagnostic de la nature du mal à la première période^ e s H évolution, c’est-à-dire au moment où il serait indique opeiei est d’une difficulté excessive. On n’a pour se guider quun peuj de tuméfaction, ordinairement des pertes blanches, es pei eJ séreuses, ou des pertes de sang, rarement des douleurs ; mais qui peut dire que cette tuméfaction, que l’on sent au niveau «. corps de la matrice, est produite par un cancer commençait j plutôt que par une métrite chronique ou par une tumeur e nigne telle qu’un fibrome? Enlèvera-t-on le corps e u eru i ou l’utérus tout entier, sur un simple soupçon de cancer . Noi, sans doute. On attendra que le diagnostic soit confirme, pnnoi paiement par les écoulements fétides spéciaux. A ce momen, l’opération est ordinairement trop tardive pour sauver la i
lcidô
En résumé, l’incertitude du diagnostic, touchant la nature e les limites du mal, et surtout la gravité de l’opération, son ej raisons qui doivent faire rejeter, jusqu’à nouvel ordre, 1 ablj tien complète de l’utérus, et même l’ablation isolee du corps i
cet organe, dans le cas de cancer. , j
J’ai été conduit trois fois à enlever le corps de 1 utérus darj
le cours de l'ovariotomie, parce qu’un cancer de 1 ovaire ei vahissait en même temps l’utérus ; les trois opérées sont morte* Si j’avais pu reconnaître pendant la vie la comp îcation e c
cer utérin, je me serais abstenu d’opérer.
En terminant ce chapitre, je crois utile de rapporter 1 suivant, parce qu’il représente un type de cancer u corps l’utérus abandonné à lui-même. Pendant cinq ans, a n ^ n’a éprouvé ni douleur ni accident. Elle était seulemen g J par le volume du corps de l’utérus. Pendant ce laps de temp
.out chirurgien aurait cru à un fibrome utérin. Au bout de unq ans, des douleurs et des pertes de sang apparaissent et la ’ e s ai ere. e . îagnostic de cancer devient probable. Cepen-
a"t k ma' Peut commuer ses occupations de journalière meme pendant dix mois. Mais la cachexie se produit et elle
“V- ~ Énorme sarcome du corps de l'utérus , ù marche lente ■ Mpitat) ’ m0H (0bservati0n P» M. Richardière, interne des’
ZdiZueT n" (Jerne)’ âgée ^ 45 3nS’ n’a jamais eu d’autl'e aile Gerdy! “ Z™1- ‘aqUelle 6116 e"tre à ‘a Pitid’ 28 mai 188!,
Me a eu deux grossesses normales et deux accouchements natu-
El'le TT-'v/ 3 Vlngt~quatre ans- Ses enfants n’ont pas vécu.
Jta ™ a s' " r!gléejUSqU’à ,,aPParition de sa maladie, qui
oeressif H Z Z Premier symptôme fut un accroissement agressif du ventre. En même temps que le ventre augmentait de
ZetZ’ 116 ^ faiSai‘ SeDtir’ l6S règ'eS "or¬
ales et il n y ava.t pas déroulement sanguin intermenstruel
Au mois de janvier 1880, c’est-à-dire ü y a un an et cinq mois le
n re devint douloureux spontanément et à la pression. En même
bel è îff -m m S3ng ‘rèS ah0ndantes et u"e diarrhée intense et Z >a malade, qui se décida à entrer à l’hôpital de la
>e En présence d’une tumeur à surface régulièrement arrondie is tenant au corps de l’utérus, présentant une consistance élas- , comme s il y avait une fluctuation profonde, M. Polaillon fit 1 explorations intéressantes : le cathétérisme de la cavité utérine
Plusieurs ° “ dedim™-on verticale, et deux ponctions,
lenosf J<TS d mtervalle’ qul furent sans résultat. M. Polaillon g stiqua alors un fibrome myxomateux. Au bout de deux mois, la
Jde trouvant sa santé un peu raffermie demanda à sortir de l’hô-
Dne année se passa d’une manière assez satisfaisante.
ZtensZZf j°UrS’ ,6S d°Ulel,rS ahd°minales étant revenues neuf T . ® VeDtre s’étant remis à prendre un nouvel accrois- , e e î entra dans le service de M. Polaillon (le 28 mai 1882).
general est mauvais. La peau est très pâle, d’une teinte un
neu iauiip-paille. Amaigrissement considérable. La maigreur de 1
ment anormal de l’abdomen. Celui-ci est uniformément globuU« mesure 405 centimètres de circonférence au mveau de 1 om btltc.l
est absolument mat dans sa partie inférieure et sonore au-dessu| de l’ombilic. La palpation fait reconnaître a la face P'° on .
paroi abdominale un grand nombre de noyaux de grosseur inega disséminés sur divers points. Dans la région iliaque Jrot.e o I couvre un de ces noyaux, qui a le volume d'une -^nda n . La P- 1 sion est extrêmement douloureuse. On constate cependant
tuation nette et profonde. , tPmDéral
La température prise localement, comparait— a la tempes
tare axillaire, donne les résultats suivants : T. axil. 3, , 5. T I
Le toucher vaginal apprend que.le col est sam et dur' I
sac sont souples. Cette exploration est très do— P térisme utérin étant pratiqué, la sonde pénétré a 16 cent • !
profondeur. 11 n’y a pas à ce moment d’écoulement vagma , n j
celles que lui ferait éprouver un animal qui lut rongerait le venir 1T.Pp^umonIdfa1gtnôstique un véritable cancer du corps de l’utért
m£.*J£SÏÏZ~~ ‘«■"“H
ventre augmente de plus en plus de volume, i. ax.L, 37» 4, T. al
d°A partir du 12 juin, écoulement par le vagin d’un liquide san J noient d’une odeur fétide. La miction est facile et volontaire. Lj matières fécales commencent à être rendues d’une maniéré mcl
"Tris juin, dyspnée assez intense produite par de la congestic
pulmonaire. Rien au cœur. , ,. f
Pendant la nuit du 18 juin, le corps se couvre d une éruption
petites papules rougeâtres, déterminant un prunt intense.
Mort le 20 juin.
Autopsk. La circonférence de l’abdomen est de 110 cen une re
.SrïTpïVSST1, est Temé de nodosités d«
neur utérine 2 l V mandarine 11 adhérent à la tu-
r- - * iss: r s
Iliaque est adhérent à T,. • , L ta rate. LS
1 ' rspm, " rent a 1 Uterus- L épiploon est replié sur lui-même J me de noyaux cancéreux. 200 orammp, rla r *j fnviron dans la cavité abdominale. ° ^ aSCltiqU6
Le corps de l’utérus est énorme elobnlpnv Çn a-
•ersal et cnn a; >. ’ ° eux. Son diamètre trans-
ersal et son diamètre vertical mesurent 25 centimètre, T. f , |umeur pèse 11 livres centimètres. Toute la
Isolument semblable à un fibrome ne , ’ dur et
z:r s? »■* <«’• - ni.® ”
Imbreux filaments 'Acôlé^duT ? ^ 1 et *>
psentant tous Z ^ “
aches dans la paroi postérieure de l’utérus: une coucheVpériphéX
’ tr6S denSe’ ayant tous caractères du tissu utérin à ko, m a grossesse et une couche ceutraie de tissu mou ou ramolli
Lnt . f 1 361,8 de la(Iuelle le kyste et la grosse masse cancéreuse’
d6l,X, C0UCheS pM""1 se d*”"« -ez tac une de 1 autre avec les doigts.
,e foie est congestionné.
a rate et les reins sont sains.
dherences pleurales très nombreuses surtout à gauche Les non sont parsemés d’une grande quantité de noyaux cancéreux très- ;; ,d aspect «^-cartilagineux, variant du volume d’un pois à ce d une noix. Ces productions s’énucléent faci.ement d„HMU al
6 pencarde Présente deux ou trois de ces noyaux. e cœur est normal.
xrnen histologique. 1» La coupe de la petite tumeur dure située paioi utenne antérieure, présente, sur ses bords, des fibres
musculaires de l’utérus, au niveau de la tumeur elle-même, des fai sceaux de tissu conjonctif contenant dans leurs intervalles des cd Iules allongées et ramifiées. Celles-ci remplissent complètement to les interstices du tissu conjonctif sans laisser aucun espace vide, j plusieurs points on voit des vaisseaux de formation ancienne dont ; gaines sont épaissies.
2° Examen de la grosse tumeur ramollie siégeant sur la paroi pci térieure. Le raclage donne un liquide trouble qui contient un graj] nombre de cellules, de formes variées, en dégénérescence groisseuj Les Qoupes de cette partie de la tumeur présentent des particularijj histologiques analogues à celles que nous venons de décrire, a i cetle différence qu’en beaucoup de points les cellules fibro-plastiqi sont en dégénérescence graisseuse.
4° Coupe d’un noyau du poumon. Faisceaux de tissu conjonctif! parés par des cellules allongées, fusiformes et ramifiées. Sur il bords quelques fibres élastiques provenant du poumon.
En somme, il s’agit d’un sarcome fascicule dont plusieurs poil sont en état de dégénérescence graisseuse avancée.
if
Cancer du col.
Les raisons, qui nous ont fait proscrire l’opération pou» cancer du corps ou de la totalité de l’utérus, n’existent pjjii lorsqu’il s’agit d’un cancer du c< toutes les fois qu’on est appelé à pour un cancer limité au col de Futérus, il faut le détruire sH décision et énergie par une" opération radicale. IH
Ce précepte est d’autant plus important que le cancer du|iü est plus grave que celui du corps, en ce sens que le premier, bî environ deux fois plus vite que le second. La durée de ce <|b nier étant environ de trente et un mois, celle du cancer cejH cal n’est que de dix-sept mois (1).
Le cancer du col atteint les femmes à un âge moins ava ; ». de 30 à 45 ans, que le cancer du corps qui se développe oc nairement entre 45 et 60 ans (2). Il est donc d’autant plus i *
;1) Pichot. Thèse pour le doctorat, Paris, 1876. p. 4 4 .
' (2) Pichot. Loc. cit., p. 26.