‹ Quelques considérations sur les causes de la mortalité des nouveaux-nés et sur les moyens d'y remédierChapitre 5 sur 9 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

.Communiqué à la Société de biologie, dans la séance de Février 1867.

Première planche. — Courre P.

Voici un tableau sur lequel il est facile de suivre l’accroissement et la décroissance lu poids d’un enfant :

Au bas du tableau, une barre (XX) horizontale représente ce que nous nommons ne ligne de terre. Son extrémité gauche correspond à un chiffre indiquant le poids ne l’enfant au moment de sa naissance; sur cette ligne, un astérisque marqué de u lettre P représente le poids initial; à partir de ce point, nous trouvons d’une maiière presque constante un abaissement de poids que nous figurons par une ligne descendant au-dessous de la ligne de terre. Cette ligne s’incline à droite en occu- Jiant un certain nombre des carrés du papier; cette déviation de la ligne correspond une série de chiffres placés à la partie supérieure et représentant la série des jours pendant lesquels le poids a été en décroissant. Dans la colonne de chiffres du côté tauche, on trouve pour chacun des jours d’observation le poids de l’enfant. Dans le fj, lableau qui est en regard de cette page, on pourra voir que le poids de naissance 'tait de 3,130 grammes, et que le deuxième jour, le poids était de 3,000 grammes ; ious indiquons cette perle par le nom de « dépression normale; » nous l’attribuons n grande partie à l’évacuation du méconium, de l'urine, et à l’évaporation cutanée, .jjiii partir de ce point, il y a un mouvement ascensionnel qui, au troisième jour, a regagné la ligne deF terre; l’augmentation s’arrête pendant un jour, à partir duquel 'ascension se fait d’une manière continue avec élévation rapide, à tel point que, au llix-neuvième jour de l’observation, le sommet de la courbe correspond au poids Me 3,710 grammes (augmentation: 580 grammes). U est évident que, dans l’inter-

Première Planche.

Deuxième Planche.

val le de quinze jours, c'est-à-dire depuis le retour à la ligne de terre jusqu’à l’as cension complète, il y a un gain de 38 grammes en moyenne par jour.

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Première planche. — Courbe P’.

\oici une deuxième courbe prise dans l’ordre pathologique par opposition la précédente :

Le point de départ P' de la ligne de terre commence à 3,500 grammes : l’un d chiffres élevés de la néo-naissance. L’on voit d’abord la ligne d’accroissement de: cendre au-dessous de la ligne terrestre, ce qui n’a rien de surprenant, ce fait él physiologique. Mais l’abaissement dépasse les limites ordinaires en descendai jusqu’à 3,200 grammes; on reconnaît alors que la mère refuse d’allaiter son enfai et qu’elle se rend coupable d’un véritable infanticide. Sur les représentations q lui sont adressées, elle nourrit son enfant, et l’on voit la ligne de développeme remonter jusqu’à 3,350; mais, comme on ne peut exercer toujours une surveillant suffisante, la femme cesse de nouveau d’allaiter son enfant, et l’on voit la cour! redescendre avec des irrégularités jusqu’à tomber à 3,120 grammes pour remont» le quatorzième jour à 3,150 grammes. Ici, l’observation est interrompue par la sort de la mère et de l’enfant. — Ce fait donne l’occasion de faire deux réflexions il portantes : 1° dans un espace de treize jours, un enfant a pu perdre 350 grammes c| son poids, tandis qu’il aurait dû acquérir en moyenne 420 grammes; cette dépei dition n’a jamais été compensée par aucune augmentation, preuve d’insuffisam absolue de nourriture; l’enfant s’est nourri de lui-même par une espèce d’aub pbagie; 2° l’ascension de la courbe, bien qu’au-dessous de la ligne normale, eu lieu au moment où l’on a surveillé la mère et où on l’a forcée à nourrir; mi nous avons dit que la surveillance n’a pu être continuée d’une manière régulièn cette surveillance est impossible, en effet, dans les établissements hospitaliers, fau d’un personnel suffisant. Dans une salle de 30 fefnmes en couche, nous déclaro formellement que deux infirmières ne peuvent pas suffire aux différents travai et aux différentes obligations de leur profession . Si elles travaillent, elles nepeuve: pas surveiller; si elles surveillent, elles ne peuvent pas travailler.

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