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Quelques considérations sur les idées de grandeur chez les persécutés génitaux

.… Clinique des maladies des enfants. + © BAUME agrée g Glinique des mal. syphilit. et cutanées. : BROUSSE, Re a Agrégés en exercice | ri Se MN. DE GIRARD Fes MM. TRUC SARARE MM. SARDA Se BLAISE GERBAUD

de à RAUMEL à Gille | RU Re SR IL ee BONE: à D nn ne FORGUE BROUSSE

i RARE Re fi ER MM. GOÛT, secrétaire.

ff: È A Rad. BLAISE, secrétaire honoraire.

aus de. Ia Thèse

MM. MAIRET, président. CS HS as Ra JAUMES, professeur. at : MOSSÉ (3e), agrégé. : tt BOINE Fa rené ns NOTES Ni

La F aculté de Médecine de Montpellier déclare que les opinions émises dans les Dis serlations qui lui sont présentées doivent être considérées comme propres à leur auteur; qu'elle n’euteud leur donner ni RAR US ni improbation.

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par la négative, en s'appuyant surl étude de

vésanie chez les perséeutés dont le d ire S'* al

menté @ clusive- Fe

ment dans les troubles de la sensibilité génitale. Il est aisé de

| comprendre de quelle importance est la solution dece pro a Ée us Fu

bième ; ‘existence du délire. “chronique en tant qu'entité more Housse es bide distincte lui est indissolublement liée. S'il est possible, | | . en effet, de trouver, parmi les persécutés, des malades qi res tent incrustés dans leur délire sans aboutir jamais aux idées

de grandeur, la synthèse de M. Magnan S ’effondre et La maladie de Lasègue reste entière, survivant ainsi à la tentative de

fusion dont elle est l’objet.

à Nous indiquerons d abord succinétement ce qu’ on entend | par délire chronique ;

2° Puis, faisant l'historique de notre sujet, nôus exposerons Aa quelles conditions la question a été posée au sein de la Société médico-psychologique et comment elle à été traitée

récemment dans des mémoires originaux ;

3° Dans un troisième chapitre, nous montrerons, en nous.

appuyant sur les observations que nous avons pu recueillir, que les idées de grandeurse retrouvent, chez les persécutés génitaux,

aussi bien chez ceux dont les troubles de la sensibilité génitale

| SC RE : qu is n ont cessé den nous stémoigne et, enfin, d tous n nos maitres |

de a Faculté de Montpellier. ne HE |

dl appartenait à Lasègue. de dégager du groupe confus de. la mélancolie de Pinel et d'Esquirol une classe s spéciale d’ alié

nés, dont l'organisation délirante s'affirme par des idées de persécution, qui peuvent quelquefois varier dans. la forme, mais qui restent immuables dans leur systématisation. C'est, au début, une inquiétude vague et confuse, dont l ori-gine est encore mal déterminée ; le malade ressent un malaise indéfinissable : tout est changé autour de lui ; illuisemblequ'il n’est plus l’objet des mêmes égards qu'autrefois ; que tout conspire à lui susciter des ennuis ; que ses parents, ses amis, n'on plus la même affection pour lui : c’est ce qu'on a appelé la période de vague, d'inquiétude. Le malade s'étonne tout d’ahord

où veut dau il ressent ds tous ses organes de impressions bizarres. En vain, il se barricade dans ses apparements; en vain, il change de domicile, de restaurant, de. séjour, ie Ne à partout les mémes phénomènes se reproduisent avec un achar- Rs GS nement vraiment extraordinaire. ù L'état d'esprit du malade se modifie à mesure que le ne affirme davantage, e et au vague et à l ‘étonnement du début succède un besoin bien naturel de trouver explication de ces phénomènes. C'est à ce moment que vont entrer en scène les sociétés secrètes, les magnétiseurs, la police, etc. sis arrête “enfin à l'interprétation qui lui semble la plus plausible : il se ae systématise dans son délire ; et ilne vivra plus que pour se. Le débarrasser de ses prétendus ennemis. | er | Lasègue ne fouilla pas plus profondément l'existence déli- Le rante de ses persécutés ; mais il avait donné l'impulsion primitive, il avait formulé une pensée originale et personnelle, qui doit le faire placer au rang des inventeurs. Cependant, après lui, d'éminents observateurs remarquèrent qu'au bout d’une RU période plus ou moins longue, leur état mental tendait à se modifier, et que des idées de grandeur venaient s’enchevêtrer avec ce délire des persécutions primitif ; idées de. grandeur peu consistantes d'abord, mais devenant progressivement plus

Cities nos à a Société médico- psychologique, : du ao octobre 1886) 1 l'ordre de succession 1 des quatre stades ps Li le constituent : MR A CUT | ER 1 La première période, dite d ‘incubation, où le malade à » en inquiet, concentré, replié sur lui-même, en état per - RUE ue :» manent d’éréthisme psycho-sensoriel, aborde, après dés 3 Fe 7 : » hésitations plus où moins ns les interprétations déli- : à ; » rantes. 5 UE Es aa Es Es un * fi a di » 2 La deuxième période, ee par F organisation d'un | » délire de persécution où les idées” maladives, sans cesse » alimentées par des troubles sensoriels, prennent Corps, » s'installent, se coordonnent et se systématisent. » 3° La troisième période, caractérisée par l'intervention

(4) Ach. Foville : De la folie avée prédominance d'idées de gran". % | deur (Paris, 1871).

HER 1 He Ho Het D HA Trouvant en Marcel Briant un nouveau Po Le délire chronique semblait devoir sortir victorieux de cette savante controverse, Jorsque Christian vint. soutenir que la transformation n’était pas fatale, inéluctable ; que souvent les persécutés restaient confinés dans leur délire pendant de longues années sans manifester des idées de grandeur : que, bien plus, il en était chez lesquels les conceptions mégalomaniaques ne devaient, ne pouvaient jamais survenir ; il voulait parler de ceux dont le délire s’alimente exclusivement dans les troubles de la sensibilité génitale : « Ces malades, dit-il, n'arrivent jamais à la mégalomanie : j'en juge par ceux que j'ai connus et ils sont nombreux. Ils peuvent avoir des idées de grandeur,

mais elles ne sont jamais qu'accessoires, passagéres. »

a édifier une théorie ie que, du Si Le An « nr sk ni Loujours » » doivent être bannis du vocabulaire médical. se Mais bien avant que le délire chronique ne vint en diseussion aa Société médico- -psychologique, avait paru, dans les annales du mars 1885, un mémoire de Cullère, appélant l'attention Sur . les conceptions érotiques que présentent les persécutés, les” unes, purement psychiques, les autres, liées à des désordres de linnervation génitale, ou à une DE de l'instinct “Mexuel td ee | Nous terminerons fe notre historique « et nous ne fouillerons pas plus profondément dans les auteurs ; car il est probable que nous y trouverions peu de documents relatifs au sujet limité el tout récent que nous Lraitons, etce qui nous autorise à le croire, c'est le silence gardé à ce sujet par Ritti dans l’article « délire de persécution » du fhctionnaire encyclopédique, où

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. sensation Re ne Me Tue. une. Le ion 1 A

apportée” aux fonctions de l'utérus, deviendront facilement « obje td” interprétations délirantes varices ; chez tel persécuté,

4 s'agira seulement d° un épisode de son affection : Chez tel

\ autre, ce sera là l'élément principal du délire, la raison der- ‘nière de tous les effets qu’il ressent. cor | | Ainsi, ferons- nous deux parts dans nos observations, rangeant dans la première les malades chez lesquels les sensations génitales ne sont qu'un évènement accessoire, sans grande importance, se confondant au milieu des autres manifestations

délirantes, et dans la seconde ceux qui ne délirent qu'aux

dépens de leurs organes génitaux. Peut-être est-il superflu de

Pr

Danirests. Le ie par son ne sa re 6, sa un dance à se rendre intéressante, son. besoin. d attirer sur elle l'attention, ses airs ‘empruntés et son lunigage pré étentieux. Le - délire des perséeutions, perdu au début parmi des - manifestations délirantes mobiles et très fugaces, ne s'est véritablement affirmé que six mois après son admission, el, depuis cette époque, il n’a jamais varié. Elle est hallucinte de Pouïe; entend ses enfants dans le voisinage : on les coupe en morceaux et leurs plaintes lui causent un supplice terrible. Convalescente d’un érysipèle de la face, elle nous accusait de le Jui avoir communiqué pour la faire souffrir.

Le délire érotique est chez elle des plus manifestes : elle

accuse les membres du personnel de venir astucicusement la

trouver, la nuit, dansson lit, et c'est ainsi qu'elle à frois enfants dansle ventre ; du reste, elle ne s'est jamais plaint à nous de ces

prélendus attouchements, el e’est aux infirmières seulement qu'elle en a fait la confidence, non sans quelque pointe de vanité. Chez cette malade, les idées de richesse sont très accu-

sées depuis près de deux ans ; Pasile lui appartient et elle

émet parfois la prétention d'y commander en maitresse. Aussi S'occupe-t-elle à la cuisine avec le plus grand intérêt, mettant au besoin la main au travail et rendant de grands services. Nousne croyons pas, cependant, que les idées de richesse soient consécutives au délire des persécutions ; déjà, à son entrée, la malade émettait quelques idées de grandeur que nous avons vu reparaitre, par la suite, à l’état de bouffées délirantes parmi tant d’autres manifestations sans consistance, à tel point qu'en l'absence de toute notion sur ses antécédents, nous la rangerions volontiers parmi les héréditaires. [Il n'en est pas moins vrai que cé qui n'a jamais varié chez elle et ce qui

domine la scène délirante aujourd’hui comme autrefois, c'est

le délire érotique.

OBsErvarTioN IT

L.... (Maria), entrée en août 1886, à l’âge de 52 ans. — Cette malade, chez laquelle peut être écartée toute présomption d'hystérie, présente le type le plus parfait du délire chronique avec idées de persécutions, hallucinations de la vue, de l’ouie, du goût, de l'odorat et troubles de la sensibilité générale. Elle fut sequestrée à la suite de plaintes qu'elle porta contre

un ecclésiastique qu’elle accusait de toutes sortes d'infamies à

son égard, et elle en imposait si bien par ses récriminations

de la Med ue Sa Personnalité n ne S ’est pas a é. elle nous fait des menaces es pour l avenir, avec l'intime < con viction qu elle trouvera des auxiliaires faciles pour les faiPe exé-cuter; mais malgré toutes les probabilités que nous avons de l'existence des idées de grandeur, nous n’osérions affirmer qu ‘elle soit mégalomane, |

| lectne,. tout à aussi ï bien que comme une étape du délire clro- >

nique: y

Comme idées Fa . elle dit qu lle est Lille Napoléon, ajoutant, aussitôt après, que son père ést carrier.

de profession ; elle a des milliards, l’Asile lui appartient, ete.

Ame à qu Welle exerce sur … k à dan es . de.

violente excitation. Cette malade accuse des idées de richesse et d'orgueil qui sont contemporaines de l'éclosion des hallacinations génitales. C’est une hallucination de l’ouïe qui lui à révélé qu’elle avait une grosse fortune déposée à l'économat de l'Etablissement, et elle nous. False souvent fe ses dentandes

d’ argent réitérées. RE

Il résulte des quatre obsérvalions qui précèdent et qui se rapportent à des femmes entachées, au milieu d'une foule d'autres manifestations morbides, de troubles de la sensibilité génitale : : il résulte, dis-je, que les idées de grandeur ne représentent pas chez elles l'évolution systématique du délire des persécutions. Dans l observation première, le délire remonte

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déjà à plus de 8 ans ; il y a bien eu des idées de richesse et d’orgueil ; parfois même ont apparu quelques idées de gran deur ; mais la malade ne s’y est pas attachée bien longtemps et sa personnalité n’a pas changé; bien plus, ces quelques conceptions mégalomaniaques se manifestaient déjà dès son entrée, à l'époque la plus rapprochée du début de l’affection; elles ne sauraient done légitimement être considérées comme une étape du délire chronique. On nous objectera, peut-être, qu'il s'agit, dans l'espèce, d’unehéréditaire et nous serions bien porté à le croire si, indépendamment de la mobilité apparente du délire, il existait chez elle quelque tare de nature à nous confirmer dans cette opinion ; mais nos investigations sont restées sans résultat et, en définitive, 1l faut admettre, dans ce cas, ou bien que la mégalomanie n’est pas apparue après une période relativement assez longue de délire, ou bien qu’elle existait dès le début de l'affection, si l'on prend pour telle les idées de richesse émises par la malade.

Il en°est de même dans l'observation Il ; la malade, bien que délirant depuis de longues années, se cantonne dans ses idées de persécution sans évolution nouvelle de son affection, et s'il nous était permis d'émettre une opinion purement hypothétique, nous dirions même que, dans notre intime conviction, cette malade tombera dans la démence sans passer par la phase mégalomaniaque intermédiare,puisqu'il ne nous est pas possible de considérer comme de la mégalomanie les idées d'orgueil et de richesse qu’elle accuse aujourd'hui.

C'est là, dureste, ce qui est arrivé dans l'observation I, et1l n’a pas été nécessaire que le délire fût exclusivement alimenté aux dépens des troubles de la sensibilité génitale, pour voir la malade passer, sans transition, de la phase des idées de persécution à la période de démence. Il est vrai qu’on observe chez elle une transformation manifeste de la personnalité ; elle se dit fille de Napoléon, mais elle ajoute aussitôt que son

2 One Non M7 rat

M... (Pascal), 48 ans, entré en novembre 1884, venant de l’asile de Gaillon. Condamné deux fois pour vol, étant militaire, c’est à la prison qu'il est tombé malade. Il accuse des idées de persécution, des hallucinations de l'ouïe et surtout des hallucinations psychiques : l'Esprit le dirige, et il lui obéit d’une façon servile ; on le tourmente dans la nuit et nous l'entendons souvent se livrer à des dialogues animés avec un être imaginaire. Ce malade offre un exemple typique de dédoublement de la

itache pus une = inporace.

aux. ie de don. “les n'ont .

© Ja nature et qu' “elles n ont nullement affaiblies à Jeur Appaie

tion. } PAS LA br: 7 Pi anse

Au point de vue qui 1 nous CCC upe, le malade raconte que par

l'électricité on lui a fait, ily a quelque temps, venir une femme qu’il avait connue à Alger et on l'a fait éjaculer quatre fois ; ensuite, toujours par le même procédé, on lui à coupé les bourses et, depuis, ilne peut plus agir. |

à ses Hi :es es il dut être ue de. la division, | fe FETES ’a plus quittée à partir de décembre 1889. Et. c'est STE SR ASS

:qu il n a dès cette époque que les infiemières sont venues, la nuit, se tourmenter dans son dit.

Fa : [ $ Û ù a < à OA. Tuepe PAL

4 qu on lui D manger du boudia par

sa parole et ses pensée es, qu'il est le pèr : de saint Roch de vil … 2 US. divre la confidence. des pays lointains en

depuis des millions d’ar | voyages qu "il fait ‘souvent la nuit dans des des : aventures amoureuses qu'il ÿ rencontre ; car il est toujours accompagné d’une femme, el cette société n est pas un des moindres agréments du voyage. Tout dernièrement, comme nous lui reprochions d’avoir uriné dans son lit pendant la nuit,

il s'en défendit avec indignation : ce ne pouvait être lui, puis

qu'il était à Clermont-Ferrand. C'était certainement sa vieille grand'mère, celle qui se cache près de la division, qui avait profité de son absence pour lui jouer ce mauvais tour.

ee HAN OBSERVATION X RTS tou

Ÿ DRASS SRE à SAUT 42 . B.... (Louis), entré en juillet 4883, à l’âge de 59 ans : amené de la prison civile, où il était détenu en prévention de violation de domicile. Aurait été séquestré comme aliéné, L y a 20 ans ; pas de soupçon d’alcoolisme. | \ Dès son entrée, il manifeste, au milieu d'un délire des persé-

voir connu es à he

organes génitaux. - nn

Comment ne pas remarquer, à nn lecture de ces. A FA

que toujours les idées de grandeur ont précédé les troubles de

Ja sensibilité génitale. Et qu'on ne nous accuse pas d’ avoir fait 0

un choix parmi nos persécutés ; nous n° avons éliminé que ceux

de nos malades dont le diagnostic pouvait offrir quelque hési-

lation, où dont le ‘séjour à l’Asile n'était pas suffisamment

es choses ont bien tourné et il passe des ee nuits atroces, par suite. d 'affreuses tortures: que subissent ses.

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