‹ Quelques considérations sur les idées de grandeur chez les persécutés génitauxChapitre 2 sur 2 · SE · texte numérisé non relu

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prolongé pour permettre à la vésanie d'arriver à complète

maturité, et, ce choix, l’eussions-nous fait, notre sélection aurait encore son importance. : |

De telle sorte que si nous voulions être logique avec les faits et en déduire rigoureusement l’enseignement qu'ils comportent, nous pourrions retourner l'affirmation de Christian,

pour dire que les hallucinations du sens génital, chez les persé-

Pole par un ue par “tea if avoir été élite d'un héritage important, et qui est venu de Lyon à Alger pour la poursuivre ; se croyant en batte à un. déni de justice, elle a été porter plainte à la Préfecture et au commissaire de police de son quartier. RER

A son arrivée à Tr asile d'Aix, la malade nous fait un récit : détaillé de toutes les perséculions qu’elle a subies : le médecin

qui la tourmente lui a fait boire des drogues médicinales, dans

le but de se faire aimer d’ elle il communiquait avec elle au moyen d’un téléphone que, d'accord avec son propriétaire, il avait fait placer dans le plafond de son appartement ; il a écrit

contre elle des articles dans les journaux et il la faisait sur-

| Mr ‘es de rh lors ci . se Le vielime des hduté, fone- À ; tionnaires de a à + certain aussi . L'héritag :

hôtel de a. di dot ou ne qu ‘on lui a changé sa fille (sur cé dernier point ilest ble de la faire S expliquer d’une façon plus précise: ee ie . de répondre quand 0 on Lui demande dans quel but. on | l'aurait: Ë RO A A te 2 Ne ee Bientôt, devenant expansive à mesure que. le one ‘délirant s étend davantage, elle nous annonce que la salle où elle travaille est sillonnée de fils téléphoniques ; elle-voit, par Ja fenêtre donnant sur le préau, ses persécuteurs venus d'Alger pour la tourmenter. Puis surviennent des illusions de la vue et des erreurs de personnes, et un jour elle frappe assez violemment une autre malade qu'elle prend pour sa sœur. Enfin, en septembre 1888, elle commence à dénoncer des troubles de la

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prend ne n ei qu ii 6 en “est ainsi depuis son enfance; car ; ce qu'on dit être le phénomène de la menstruation, n° est qu un mot imaginé pour déguiser la lubricité des hommes ; c’estavortement qu'il faut dire, et elle avorte douze fois par an depuis plus de 20 ans. Actuellement, elle est enceinte d’une infirmière qui la recherchait depuis longtemps Pour la faire rêver, la supérieure lui à fait boire une drogue mélangée à ses aliments. Quelquelfois, on lui sert le sang des menstrues d° une. malade, d'un-quartier voisin. On emplit son appartement d’odeurs infectes et excitantes, et elle craint de devenir épileptique. En somme, tout ce qu’on lui fait n’a d'autre but que de produire chez elle de l'excitation génésiqne, afin que ses persécuteurs puissent assouvir sur elle leurs désirs insatiables.

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ces persécutions qu elle relègue au second . devant l Énormité des tortures nouvelles. qu ‘elle Stbte nn Ace nioment, en. effet, elle devient douche cénilale et elle nous dévoile, dans les lettres qu’elle nous écrit, les horreurs de sa situation. Les hommes qui sont dans les galetas Lui imposent les plus atfreuses tortures, et c'est surtôut le doc-

teur X..., d'Alger, qui s'acharne après elle. Elle est obligée

d'obturer son vagin avec des linges pour l'empêcher de consommer l'acte, ear si elle ne prend pas cette précaution, il fuimet quelque chose dans Futérus qui lui donne l'illusion du coït. Elle comprend bien que cela n’est pas naturel, puisqu'il lui à

Dh | (Madeleine), entrée en juillet 1886, à “ âge de 27 ans. FRS : ae Huaues fut à reconnue aliénée à l'hôpital de Mustapha (Alger) ORAN CM ANR Po | | était entrée sur sa demande pour un mal i imaginaire, ne voulut HS re | plus s'en aller et fut évacuée sur l'Asile d'Aix. À son arrivée, Men

: : elle refusait de manger de peur d’être empoisonnée, accusait | A

: des idées de perséc cution et des hallucinations de J'ouie et,sous D" iceltée influence, se montrait méchante et impulsive. Bientôt, Ga surviennent des idées de grandeur à caractère mystique ; lave Lee ei si Li malade restait en prières des journées. entières, un chapelet à ia la main ou lisant un bréviaire et s'imposait parfois les plus dures privations. Interrogée sur les sentiments qui la guidaient,

OBsEnvation XIV.

ve AE ; < k B... (Augustine), entrée en avril 4884, à l'âge de 27 ans. Le certificat médical qui accompagne la malade relate de linquiétude, des idées de persécution, quelques idées ambitieuses, des hallueinations nocturnes, de l’onanisme. La malade faisait de très courts séjours dans les nombreuses places de domestique qu’elle a occupées : s'était déjà présentée à presque tous

possède une très haute opi- IE sou ent d'être rangée au à

| accusé des hallucinations Hlene. rapportant exc usivement De a a : au sens génital. On agit sur elle: dans la nuit; on la tourinente Rae * : re . FA sans cesse. En avril 1889, elle nous écrivait qu'ellene se mas- a Fe ee turberait plus et qu'elle venait d'apprendre ce qu ’elle. JÉAOPAI ES Se CR 'est-à-dire, qu'on ne pouvait rien faire sue un corps mortou Fe . endormi, comme le lui avait fait croire, à Alger, un sieur RE T | en lui disant qu ’on lui ferait des enfants en dormant ; elle ajoutait qu’un jour, ayant, par mégarde, laissé sa porte ouverte,

on l’avait déflorée et qu'on lui avait cassé une dent. Souvent, elle à HUE a ressenti, dans la nuit, des sensations 6 étranges et elle est per à

suadée qu'on est venu la violer, dans son lit, à plusieurs reprises ; comme pièce à conviction, elle nous montre parfois. à la visite, un chiffon encore humide de sang menstruel. Enfin. en mars dernier, elle écrivait à un haut fonctionnaire du dépar-

d'établir l'histoire € ronologique de son del, ne. Das ref sant de répondre la plupart du temps à nos questions. Elle avoue cependant aujourd'hui qu elle est la Sainte-Vierge, ii Lil de estprobable que de cette convictionétait née, dès le début del ae. fection, cette merveilleuse faculté qu'elle possédait de converser d'âme âme et de deviner la pensée des autres. Quoi qu'ilen soit,

c'est aussi une génitale: elle croit qu'on vient là prostituer dans son lit, que le Directeur la tire par les jambes, la découvre, se livre sur elle à toutes sortes d’attouchements ; un jour que l'infirmière Jai recommandait de rester tranquille : « Je voudrais bien, lui répondit-elle, vous voir rester tranquille, Si Où se livrait sur vous à toutes les infamies que l’on me fait 7 subir, » Tout son corps est parfois agité de secousses convulsi-

on a de l'état délirant, n simili de € te

on au or de vue de ; Au idées de a ou.

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Du reste, à la cevra difficilement qu'il puisse en être autrement. Ici, comme

dans toutes les observations. que nous avons citées dans ce

travail, les idées de grandeur n’ ont pas s attendu, pour faire leur apparition, l’éclosion des hallueinations génitales : existaient bien avant ces s derniè ères.

ecture attentive de nos. observations, on con-

D bu sur les idées dé in . 1e de. à des Ho », $ élève avec raison a contre 2 nine

1. Fe de persécution l'antécédent oi ds idées. de. grandeur. 72e ee A D Sn « Ce n’est pas, dit-il, dans tel o ou tel procédé accidentel qu' nn | ue, ne = ; ‘ » faut rechercher la genèse du délire des. grandeurs dans : ne » Ja folie des persécutions ; ce délire remonte haut ; il est plus » où moins marqué dès le début de la maladie, et on peut en SRE CRE » retrouver les racines dans les antécédents personnels du UE at à » malade, bien avant le développement de laliénation. » à M. Mairet cite à ce propos, à la page 387 des Annales, Foh servation d’une persécutée génitale qui se plaignait d'être miroitée, et chez laquelle les idées de grandeur étaient bien antérieures à l’éclosion du délire des persécutions.

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ë EN i s VU PERMIS D'IMPRIMER : # AE Sn PAR Montpellier, le 18 juillet 1890, ae NOR de È AR Le Recteur de l'Académie, { Montpellier, le 48 juillet 4890. RS | Le Correspondant de l'Institut : Le Doyen, à DA ERS G. CHANCEL. ; A. CASTAN, | !

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