SACS
ment : grâce aux pansements antiseptiques, il devient au jourd’hui de plus en plus rare. Il débute par un grand frisson s’accompagnant généralement de nausées, de vomissements bilieux, de fièvre et d’une céphalalgie intense : les ganglions auxquels aboutissent les lymphatiques de la région occupée par la solution de continuité s’engorgent et deviennent sensibles : la suppuration devient rare et sanieuse. Les bords de la plaie sont gonflés, décollés, rougeâtres, puis la rougeur et le gonflement gagnent les parties avoisinantes et s'étendent plus ou moins suivant la gravité des cas. < La terminaison se fait : 1° Par la guérison; 2° Par un Hé mon ou par la gangrène des parties atteintes; 3° Par la mort.. À BY
Phlegmon. — À la suite de plaies mal pansées, il n’est pas rare de rencontrer des phlegzmons volumineux qui se sont développés autour de la solution de continuité. Les téguments se tuméfient et la tête semble avoir augmenté de volume : un œdème de consistance pâteuse se développe, puis, peu à peu, la fluctuation se fait sentir et, si l'on n'intervient à temps, le cuir chevelu se perfore par places, et de ces ouvertures s’échappent des lambeaux de tissu cellulaire et une grande quantité de pus.
Delirium tremens. — Chez les imdividus adonnés à l’alcoolisme, on voit fréquemment survenir, à la suite des traumatismes du crâne, une ou plusieurs attaques de delirium tremens. Ces accès, qui sont parfois très violents, pourraient donner le change et faire penser à une méningo-encéphalite, si l’on n'était renseigné sur les antécédents du blessé et si la marche et la durée des symptômes ne venaient écla'rer le diagnostic. L'observation de Le C... nous offre l'exemple d'une attaque de delirium tremens consécutive à une plaie
du cuir chevelu.