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Méningo-enc/phalite. — C'est la plus grave de toutes les complications. Toutes les lésions, depuis la plus simple jusqu'à la plus ‘profonde des blessures du crâne, depuis la co:nmotion jusqu'aux vastes plaies contuses du cerveau, peuvent être le point de départ d’une méningo-encéphalite: mais, celles qui y prédisposent le plus sont les plaies de la substance cérébrale et des méninges, la présence de corps étrangers irritants.
La méningo enc'phalite ne se déclare pas inédisteneht après le traumatisme ; on lui décrit une période d'incabation de cinq à six jours. Elle s'annonce par de la céphalalgie, souvent en un point fixe, des phénomènes d'excitation : 12 blessé pousse des cris, s’agite et est quelquefois en proie à un délire furieux. Le pouls est plein, très dur et très fréquent ; la face est congestionnée, la température s'élève FRRPRÈR et atteint quarante degrés.
A la période d’excitation succède une période de collapsus : le malade est couché sans mouvement et sans connaissance : on constate parfois de la paralysie de la face ou des membres. Puis, au bout d’un temps plus ou moins long, le blessé tombe dans un coma profond qui se termine par la mort. Toutefois, la guérison n’est pas impossible : dans ces cas heureux, on voit tous les symptômes s'amender peu à peu.
L'observation de méningo-encéphalite diffuse que nous avons rapportée, a présenté une marche irrégulière de la température.
Abcès du cerveau. — IIS différent de la méning'o-encéphalite, en ce que l’inflammation et la suppuration sont bien limitées. La suppuration peut se montrer dans les couches les plus superficielles du cerveau : les membranes participent alors à l’inflammation, elles sont épaissies et intimement
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adhérentes à la substance cérébrale : d’autres fois, le pus se collecte dans l'épaisseur de l’encéphale, comme nous l'avons vu dans l'observation VI; il peut même se former dans les ventricules. Le volume de ces abcès, ainsi que leur nombre, est variable : tantôt il en existe.un seul, tantôt ilen existe plusieurs isolés où communiquant entre eux. Le pus qu'ils contiennent est généralement épais, de bonne nature et est parfois enveloppé d'une membrane pyogénique, qui à pu su bir la transformation fibreuse ou cartilagineuse.
Les symptômes des abcès du crâne sont très vagues : toutefois, quand on voit le pus sourdre à travers une fracture, il y a lieu de croire qu’un abcès s’est formé à ce niveau, entre le crâne et la dure-mère : si les os sont dénudés, paraissent aitérés et présentent nne teinte grisâtre, on peut encore songer à un abcès situé au-dessous du point lésé. Dans le cas que nous avons cité, l’abcès a été annoncé par une douleur siégeant au-dessus de l’arcade orbitaire gauche, par une attaqué complète d’épilepsie, par la difficulté de la parole, et enfin, par une parésie des muscles du pose
Corps étrangers. — Les corps étrangers que l’on rencontre le plus fréquemment dans les lésions traumatiques du crâne, sont des graviers, des projectiles de guerre, des fragments d'épée, des esquilles osseuses qui déterminent autour d’eux des accidents sérieux d’inflammation. Parfois, cependant, les lésions déterminées par la présence du corps étranger sont peu graves et de courte durée; et, fait encore plus étonnant, on a vu des projectiles longtemps renfermés dans la boîte crânienne sans amener d'accidents. Je puis rapporter ici l'exemple suivant, qui m'a été communiqué par M. le médecin en chef Auffret.
Pendant sa campagne du ÆZoland, il eut l'occasion de voir,
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à l'hôpital de Constantinople, un homme auquel en venait d'extraire de la boîte cränienne, un fragment de tuyau de pipe, long de huit centimètres environ. Le blessé avait fait, dix-huit mois auparavant, un court séjour au même hôpital, pour plaie à la racine du nez, s'étendant à l’angle interne de l'œil gauche : il attribuait cette blessure à un coup de poing
reçu dans une rixe. La plaie ne présenta rien de particulier à
l'examen et guérit rapidement : ce n’est que longtemps après, un abcès s'étant formé au niveau de la cicatrice, on cnleva le fragment de tuyau de pipe. Le corps étranger avait pénétré dans le crâne en brisant l’unguis et l’ethmoïde et y avait séjourné pendantplusieurs mois sans produire d'accidents.
Hémorrhagies. —Le sang qui s'écoule à la suite des lésions du crâne peut venir de différentes sources. Il peut être fourni par le réseau artériel de la région épicrânienne, les vaisseaux du diploë, les prolongements vasculaires qui établissent une communication entre l’intérieur et l'extérieur du crâne, par les artères méningées moyennes, les ethmoïdales. les vertébrales, par les différénts sinus. Les artères et veines qui traversent l’encéphale peuvent également être atteintes.
Toutefois,les vaisseaux les plus fréquemmentintéressés sont les artérioles sous-cutanées, l'artère méningée moyenne, le sinus longitudinal supérieur, les vaisseaux du diploë.
Suivant la forme et la nature de la blessure, le sang peut
’ s'écouler au dehors du crâne ou s’épancher dans 'le crâne, entre les os et la dure-mère, dans l'intervalle des méninges, à la surface du cerveau où dans l'épaisseur même de lasubstance cérébrale, en déterminant une compression plus où moins forte suivant la gravité de La lésion.
Hernie du cerveau. — Elle se produit à la suite de larges
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pertes de substance de la voûte crânienne. La substance cérébrale fait saillie en dehors du crâne et présente des mouvement d'expansion en rapport avec les battements du pouls et avec l'expiration. Bien que, dans certains cas, la hernie du cerveau ne donne lieu à aucun trouble fonctionnel, on voit parfois survenir des paralysies, des convulsions quitrahissent la méningo-encéphalite concomitante. ù
Accidents consécutifs. — Parmi ces accidents, nous trouvons: 1° Des troubles de l'intelligence consistant en perte plus ou moins complète de la mémoire, hébétude, aliération mentale ; 2 Des troubles de la motilité : convulsions revêtant la forme d’accès épileptiformes, etc. ; 3° Des troubles de la sensibilité : douleurs névralgiques siégeant sur le trajet d’un nerf, etc. ; 4 Des troubles des organesdes sens : amaurose diplopie, a nee d'oreille, ns perte de l’odorat, etc.
Nous devons, en Sub parler de la méningo-encéphalite et des abcès du cerveau survenant longtemps après la lésion. On trouve, en effet, dans les traités de pathologie externe, des exemples nombreux d'individus qui ont été atteints des preraiers accidents de l'inflammation du cerveau, un, deux, trois mois et même plus longtemps après l'accident. Pendant cet intervalle,le blessé a conservé les apparences de la santé, ou la convalescence ne s’est pas établie chez lui régulièreméênt : tout à coup, à la suite d’une excitation générale de l'organisme ou d’une violente secousse morale, les accidents apparaissent, semblables à ceux que nous avons déjà décrits. Comme exemple d’abcès tardif, nous pouvons citer le cas qui à été communiqué à la Société de Chirurgie en 1878 par M. le médecin en chef Cras : « A la suite d’une chute faite étant enfant, M. V..., avait sardé au front une plaie fistu-