‹ Quelques Considérations Sur Les Lésions Traumatiques Du CrâneChapitre 23 sur 27 · EU AGNES · texte numérisé non relu

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leuse par laquelle s'écoulait un peu de liquide séreux ; trente années plus tard, les facultés intellectuelles, jusque-là très nettes,commençaient à baisser et l’on notait, en mêmetemps, un affaiblissement progressif de toutes les fonctions.Quelques années plus tard, l'état du malade s’aggravant sans cesse, la famille se déclarait résolue à une intervention active. M. Cras applique une couronne de trépan au niveau du trajet fistuleux et trouve le frontal considérablement épaissi (deux centimètres environ). La rondelle osseuse étant enlevée, un flot de pus verdâtre, dont on peut évaluer la quantité à deuxcent-cinquante grammes au moins, inonde la face du blessé : cet écoulement se fait par saccades isochrones aux battements du pouls. — La guérison fut complète.

h À ne + la blessure : le be no qe trempé

de reconnaître l'état des os. et l existence des Corps étrangers.

no l'erreur n’est pe impossible : le Cas que hous avons

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Quand il y a fracture, il est en général assez facile de la È outre lorsque les téguments sont divisés et les 0S mis à nu : le diagnostic à été établi dès le premier jour pour deux des Cas dont nous avons parlé (observations 1 et IIT);ilest | souvent arrivé cependant de méconnaître l'existence d'une fissure, d’une fêlure ou, au contraire, de prendre pour un trait. de fracture une suture anormale, et tous les traités de Pathologie externe nous rapportent le cas de cet abbé auquel Nati- -vélle éparagna l'application d'une couronne de trépan, en.

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ché en traitant des complications en est une preuve. PTE

‘dans un liquide antiseptique, promené dans la plaie, noue FLN

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démontrant qu'une prétendue fissure n’était autre chose qu’une suture anormale.

S'il y a plaie ou contusion sans dénudation des os, le diagnostic est plus difficile, à moins qu'il n’y ait un grand fracas des os, écartement des fragments, esquilles faisant saillie. L'enfoncement des parois, la crépitation que l'on produit en faisant basculer légèrement les fragments, sont des signes d’une certaine valeur : toutefois, 1l faudra se garder de les confondre avec certaines bosses sanguines qui simulent parfaitement un enfoncement de la paroi ossseuse, etqui donnent à la palpation une sorte de crépitation. Dans l’observation VI, le périoste était demeuré intact : aussi la fracture at-elle été reconnue un certain temps; la vue etle toucher n'ayant fourni aucun indice qui püût faire songer à une lésion osseuse. N

Enfin, quand ces divers signes font défaut, quand il n’y a aucune trace de lésion des téguments, il faut recourir aux symptômes rationnels : commémoratifs, connaissance du point atteint, nature du corps vulnérant, direction suivant laquelle le choc a eu lieu, écoulement de liquide séreux, etc... et, malgré la valeur de plusieurs de ces signes, on est encore souvent obligé de rester dans le doute.

L'étude des localisations cérébrales vient en aide au diaonostic en permettant d'arriver dans une certaine mesure à la connaissance du point lésé : nous savons en effet que la compression d'un hémisphère cérébral détermine la paralysie du corps du côté opposé à la lésion, que la faculté de langage réside dans le pied de la troisième circonvolution frontale gauche, que les centres moteurs occupent les circonvolutions avoisinant le sillon de Rolando, ete...

Nous devons ajouter cependant que ces centres ne sont pas des points exactement limités, mais des régions relativement

étendues et empiétant les unes sur les autres, de telle sorte

= ù qu'il peut y avoir confusion dans les symptômes révélant la

blessure de l'une de ces régions. D'autres fois, les symptômes

ne sont pas en rapport avec le point lésé: ainsi, dans l’obser-

vation VI, les troubles qui existaient dans la parole, la dou-

leur au-dessus de l’arcade orbitaire, ont donné lieu à l’appli-

cation d’une couronne de trépau à la région frontale, alors que

l'abcès siégeait dans l'épaisseur des circonvolutions pariétales.

Le diagnostic des compliéations à également une grande

importance au point de vue du traitement : en effet, l'inter-

vention est indiquée et donne de bons résultats dans les cas

__ d'abcès du cerveau, tandis qu'elle est au moins inutile dans

Se les cas de méning’o-encéphalite diffuse : malheureusement

$ Len ilest peu de symptômes qui puissent servir à les différencier.

Peut-être, dans les cas d’abcès du cerveau, n’a-t-on pas assez

insisté sur l’état de sopor dans lequel est plongé le blessé, et

qui présente les particularités suivantes : Il est facile de ré-

veiller le blessé, qui répond nettement aux questions, mange

avec appétit, mais retombe dans le sommeil dès que l’on. ne s'occupe plus de lui.

De même la commotion, la contusion, la compression demandent à être distirguées l’une de l’autre; car elles ne présentent pas les mêmes indications de traitement. Ou considère aujourd’hui comme la caractéristique de la corimotion cérébrale les phénomènes diffus passagers, suivis de guérison : au contraire, des symptômes à localisation spéciale, persistants, faisant place au bout de quelques jours à l'envahissement des phénomènes inflammatoires, indiqueraient une contusion cérébrale, Les symptômes de dépression, de paralysie, la respiration stertoreusz appartienlraient à la compression : mais aucun de ces signes n'est caractéristique, et il est bien difficile d'arriver à établir un diagnostic exact.

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Dans les cas de fracture, par suite des ‘complications qui peuvent survenir du côté de l’encéphale et de ses enveloppes, Je pronostic est toujours grave et devra être réservé, car les accidents peuvent ne se montrer que long gtemps pie la lésion. Cependant, les cas de guérison sont assez fréquents, et Jon cite même des cas de réparation complète alors qu VE avait eu fracture compliquée, déchirure des méning es et attri-

tion d'une assez qu quantité de substance cérébrale.

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