‹ Quelques considérations sur les névrités cervico-brachiales dans la tuberculoseChapitre 22 sur 23 · PAROLES · texte numérisé non relu

PAROLES

Ses antécédents héréditaires nous révèlent seulement que son père est mort tuberculeux à 45 ans.

Personnelement, il a eu le croup a six ans, la scarlatine à 12. Depuis il s’est bien porté jusque il y a deux mois, époque à laquelle il constate un notable degré d’amaigrissement.

Il entre actuellement pour un fort mal de gorge et des démangeaisons au bras. Le 10 mai, il a eu des frissons, et s’est mis à tousser ; le 12, il avait la voix enrouée. En même temps que ces divers symptômes, il constatait à l'épaule et au bras des plaques de petites vésicules le démangeant beaucoup.

On voit un léger œdème autour de ces plaques. La voix est complètement voilée et le malade éprouve de fortes douleurs laryngées ; la toux est sèche et l’expectoration se compose de crachats nummulaires peu abondants. Dans le poumon gauche, on trouve de la submatité au sommet avec des craquements humides et quelques frottements pleuraux. A droite, peu ou pas de signes.

Tout le bras, l'épaule, et la masse musculaire des épicondyliens gauches sont le siège de douleurs sourdes. Pas d’atrophie notable. On trouve dans toute cette région des plaques de zona. En arriére : sur le trajet du 2° intercostal à égale distance de la colonne vertébrale et de la ligne axillaire ; — sur le trajet du 3° intercostal un peu plus en dehors ; — une 3° grande comme 1 franc, tout près de la ligne médiane à hauteur de la 5° dorsale. £n avant : au niveau du bord antêrieur du creux de l’aisselle sur le bord inférieur et la face antérieure du tendon du grand pectoral, une large plaque nette de la largeur d’une pièce de 5 francs, avec pustules franches et rougeur environnante ; — à Ja face interne du bras, 3 ou 4 petiles vésicules disséminées

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sur une ligne verticale ; — a la partie supérieure de la face postérieure du bras, de petites vésicules également disséminées ; — en outre, 2 ou 3 petites vésicules a égale distance du creux de l’aisselle et de lolécrâne.

On couvrit de poudre d’amidon le zona qui céda en peu de jours. Après lui les douleurs névralgiques disparaissent peu a peu. Les lésions tuberculeuses pulmonaires et laryngées seules persistent.

OBSERVATION IX (Letulle)

Zona inlercostal gauche avec douleurs névralgiques des 7, 8, 9 et 10° espaces. Tuberculose pulmonaire el laryngée.

M. X..., 42 ans, atteint de phtisie pulmonaire laryngée peu avant et de tuberculose pulmonaire (craquements secs) des deux sommets, est pris le 23 séptembre 1881 de douleurs vives dans le côté gauche du thorax. La veille, le malade avait eu froid sur le bord d’une route. Trois jours après une éruption commence au niveau du 8 espace intercostal gauche, puis gagne bientôt les 10, 9, 8 et 7° espaces. Le 30, l’eruption est très confluente et déborde le sternum et le rachis. Toute trace de zona avait disparu le 8 octobre etile 25 les névralgies étaient éteintes.

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