‹ Quelques considérations sur les névrités cervico-brachiales dans la tuberculoseChapitre 21 sur 23 · HAT IN ES · texte numérisé non relu

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Depuis 2 mois le malade ressent des élancements dans le membre supérieur droit. En même temps la force a diminué d’au moins la moitié, dit-il; on constate, en effet, que la force est sensiblement plus grande dans le côté gauche que dans le côté droit. IL y a un peu d’amaigrissement du bras. Les troubles de la sensibilité ne sont pas bien appréciables. Les reflexes sont abolis à droite. Les réactions faradiques sont très faibles, même avec des courants intenses. On ne dénote pas d’hypérexcitabilité mécanique. |

Le malade est sorti de l'hôpital; nous l’avons revu quelques mois après à la consultation. L'état parétique du bras droit est toujours le même, plutôt plus accusé. L’atrophie est au même degré.

OBSERVATION V. (Dreyfous — Résumée) Phlisie pulmonaire acpuise par contagion. Hydropneumolhorax gauche: ponclion, guérison par symphyse

pleuro- pulmonaire. Névralgie cubitale droite.

M" B..., 40 ans, a une phtisie pulmonaire chronique remontant au mois d'août 1881. Elle à perdu une fille pthisique et soigne son mari également phtisique, lequel meurt en 1882. Pas d’antécédents héréditaires. Elle avait de l’anorexie ef son amaigrissement était tellement prononcé qu’on la soumit au gavage au moyen de l’appareil Debove à partir du 13 décembre 1881.

Elle présentait des craquements sous la clavicule gauche et dans les fosses sus et sous-épineuse ; le côté droit est respecté. — Amélioration de l’état général de mai à décembre

Le 21 décembre 82, orthopnée en rapport avec le développement soudain d’un pneumothorax gauche, ponctionné le I0 janvier 1883. Le liquide se résorba, faisant place à une véritable symphyse du poumon gauche. Amélioration jusqu’en juillet. Alors la fièvre s'allume et le poumon droit jusqu'alors respecté présenta des lésions d’abordau sommet, qui gagnèrent de haut en bas.

Le 20 octobre 1883 : à gauche outre la symphyse pleurale, on constate des signes cavitaires sous la clavicule ; — à droite, râles cavernuleux au sommet et dans la fosse susépineuse. A la base des ràles sous-crépitants disséminés.

Depuis près de deux mois la malade se plaint d’une violente douleur étendue à toute la longueur du bras droit, et qui résiste aux applications de laudanum et de liniment chloroformé. La douleur persiste et le jour et la nuit provoquant l’insomnie ou le réveil brusque avec exacerbations

paroxystiques ; elle occupe surtout le voisinage du coude et donne de violents élancements partant de cinq centimètres

au-dessous de l’interligne, suivant le trajet du cubital, et s’irradiant à toute la main sans localisation spéciale au petit doigt. — Le tronc nerveux roule sous le doigt ; son volume est augmenté ; la sensibilité est diminuée dans toute sa zône d'innervation. Le degré d’émaciation général est tel que l’atrophie n’est pas plus marquée à droite qu’à gauche. Les pointes de feu ont un peu diminué les douleurs qui cependant persistèrent jusqu’à la mort survenue le 7 novembre

OBSERVATION VI. (Joffroy. — Résumé)

La nommée Schef..., 35 ans, domestique, est entrée le

27 août 1870 à Lariboisière dans le service de M. le D" Desnos. Elle suit toutes les phases d’une variole cohérente avec des complications graves des organes circulatoires et pulmonaires qui amènent un grand affaiblissement. Dans les premiers jours d'octobre elle se plaint de violentes douleurs de la région de l’épaule gauche ; pas de rougeur, pas d’empâtement; les mouvements sont douloureux, la fièvre “reprend.

Au bout de dix jours, les douleurs s’accusent dans la continuité du membre avec quelque raideur musculaire. Le diagnostic porté fut celui de doulèurs rhumatismales postvarioliques. Ces douleurs s’apaisent en novembre : toutes les masses musculaires du membre supérieur s’atrophient, sauf le biceps, d’où contracture de l’avant-bras sur le bras. Réaction électrique nulle, appréciable au biceps seulement. Sensibilité diminuée.

La dyspnée s'allume avec des symptômes typhiques, la malade présente des signes physiques non douteux de tubereulose pulmonaire gauche.

La mort survient le 12 décembre 1871.

Autopsie. — Poumons farcis de tubercules surtout à gauche. Les méninges cérébrospinales, l’encéphale ne pré-

. sentent aucune altération macroscopique. Au microscope, rien à la moëlle. ni aux racines nerveuses particulièrement aux racines gauches du renflement cervical.

Les muscles atrophiés sont de couleur pâle feuille morte. Entre les fibres musculaires, des granulations graisseuses ;. absence de striations.

Le médian gauche, le radial droit, le sciatique gauche sont sains. — Le cubital et le radial gauches présentent de profondes altérations : disparition du cylindraxe et de myé-

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line d’un grand nombre de tubes nerveux ; ce sont les lésions d’une névrité parenchymateuse.

OBSERVATION VII (Chandelux)

En aout 1878 est entrée à Lyon dans le service de Raymond Tripier, une tuberculeuse qui présente un zona des parois thoraciques sur le trajet des 2° et 3° intercostaux gauches. "

L’autopsie donna aux 2? poumons des tuberbercules et des lésions tuberculeuses à divers degrés dans les deux som= mets, mais « incomparablèment plus prononcées à gauche. » Les adhérences de ce côté étaient plus résistantes et amenèrent l’arrachement de la plèvre pariétale. Immédiatemment au-dessous de ce point adhérent, on apercevait les 2°, 3e, 4, nerfs intercostaux se rendant au territoire cutané malade.

Microscopiquement les 2° et 3° ganglions intervertébraux avaient un volume double, avec des modosités noires périphériques et disparition complète des cellules et des tubes nerveux. — Dégénération d’un certain nombre de tubes nerveux des nerfs intercostaux émanant de ces gan-

glions.

OBSERVATION VIII (Personnelle. Reccueillie dans le service de M. le Docteur Chauffard.)

Charles B..….., 52 ans,employé de commerce, entre le 17 mai 1892 salle de Lasègue lit n° 9 à Broussais.

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