CHAPITRE PREMIER
Anatomie et rapports des plexus cervical et brachial.
Le plexus cervico-brachial est formé par les nerfs qui émergent de la moëlle à sa partie supérieure. Aussi voulons-nous rappeler en quelques mots, d’abord l’origine réelle de ces nerfs spinaux.
Les racines antérieures ou motrices, ont pour point de départ, les grosses cellulles multipolaires qu’on remarque dans l'épaisseur des cornes antérieures de la moëlle. Cette origine se fait par des filets radiculaires, constitués alors par de simples cylindraxes, qui ne sentourent de myéline qu’en traversant la substance blanche.
Les racines postérieuses naissent des cornes postérieures, au niveau de la continuité de ces cornes et de la commissure grise. Chacune des radicules formant ces racines. reçoit de la pie mère spinale, une enveloppe qui accompagne les postérieures jusqu'aux ganglions spinaux, et les antérieures jusqu'à leur union avec les précédentes, point sur lequel toutes ces enveloppes partielles se confondent, pour
constituer le névrilème des nerfs mixtes.
Les racines postérieures ne s’anastomosent pas avec les antérieures au dedans du canal vertébral, mais les racines de chaque ordre s’unissent entre
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elles assez fréquemment. Les racines postérieures avant de s'unir aux antérieures, présentent sur leur trajet un ganglion. Ces ganglions sont situés dans les trous de conjugaison ; d'où le nom de ganglions intervertébraux, sous lequel on les désigne.
Nous n'étudierons que les huit nerfs cervicaux et les premiers dorsaux, qui seuls, présentent quelqu intérêt, au point de vue de notre sujet.
Le plexus cervical est formé par les branches antérieures des quatre premiers nerfs cervicaux, anastomosées entre elles. Il est situé sur les côtés de la colonne cervicale, au-devant des muscles qui s'attachent au tubercule postérieur des apophyses transverses. Il répond supérieurement à la face pro-. fonde du sterno-mastoïdien, et plus bas à son bord postérieur. Les branches de ce plexus se divisent en superficielles ou cutanées et en profondes ou mus-culaires.
Le plexus cervical superficiel, converge vers la partie moyenne du bord postérieur du sterno-mastoïdien, pour de là diverger dans tous les sens. Il donne cinq branches : cervicale superficielle ou transverse, auriculaire, — mastoïdienne, — sus claviculaire, — sus-acromiale.
Le plexus cervical profond fournit dix branches: branche descendante interne qui s’anastomose avec le rameau descendant du grand hypoglosse ; — le nerf phrénique ou diaphragmatique qui pénètre dans la poitrine entre l’artêre et la veine sous clavières, en dehors du pneumogastrique et du cordon du grand.
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sympathique, longe la veine cave supérieure à droite,
croise la crosse de l'aorte à gauche, passe devant la racine du poumon, s'applique au péricarde sur lequel il est fixé par le feuillet correspondant de la plévre, et arrive à la partie supérieure du diaphragme où il se divise en plusieurs rameaux, dont une partie {ceux de la face supérieure du diaphragme) rampent sous la plèvre ; — nerf du petit droit latéral ; — nerf du petit droit antérieur; — nerf du grand droit antérieur; — nerf du muscle long du cou; — branche du sternomastoïdien ; — branche du trapèze; — branche de l'angulaire ; — branche du rhomboïde.
L'union des branches antérieures des quatre
dernières cervicales et de la première dorsale consti-
tue le plexus brachial. Il s’ètend obliquement des parties latérale et inférieure du cou au sommet du creux de l’aisselle, répondant successivement aux apophyses transverses des vertèbres cervicales, au
triangle sus claviculaire, à la clavicule et au creux
de l’aisselle.
Voici quel est son mode de formation : la cinquième branche cervicale descend, et va sunirà une
petite distance des scalènes à la sixième. Le tronc
ainsi formé se divise aussitôt en deux branches (anté-
rieure et postérieure). Les cinquième et sixième cervicales n’ont aucun rapport avec l'appareil
suspenseur de la plèvre que Sebileau a décrit et
présenté à la société anatomique en 1891. La pre-
mière dorsale obliquement ascendante, s'unit à a huitième cervicale entre les deux scalènes; le
tronc résultant de cette fusion se divise bientôt également en deux branches (l'antérieure très grosse, et la postérieure, grêle et ascendante). Le rapport du huitième nerf cervical est constant : il s'engage directement dans la boutonnière triangulaire formée par le muscle transverso pleural (1) et le ligament pleuro-costal. Et c'est en se portant en dehors et en bas de cet anneau qu'il s’unit au premier nerf dorsal, lequel s'engage entre les deux faisceaux du ligament pleuro-costal qui lui forment une sorte de pont.
C'est entre les deux troncs précédents formés l’un par la réunion de la cinquième et de la sixième branches cervicales, l’autre par la huitième et le premier nerf intercostal que s'engage la septième paire cervicale, libre de toute connexion jusqu'à la première côte, au-dessus de laquelle elle se partage à son tour en deux branches (antérieure, qui s’unit. à la branche antérieure du tronc supérieur ; — postérieure, qui s’unit à la branche postérieure du même tronc après avoir reçu la branche ascendante du tronc inférieur). Cette septième cervicale croise perpendiculairement la languette supérieure du muscle ,pleuro-transversaire qui s'attache en même temps à la septième et à la sixième vertèbres cervicales, et se trouve placé entre elles et le ventre du scalène postérieur.
Les trois branches postérieures de ces différents.
(4) Le muscle tranverso-pleural est un véritable muscle intercostal allant de la première côte à la dernière vertebre cervicale.