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d'hémothorax. Pourtant l'éclat d’obus était dissimulé sous une côte et il fut aisé de le retirer. Les signes fonctionnels persistèrent. Le malade mourut quelques jours après à l’ambulance, et l’autopsie révéla la présence, sur le bord du poumon gauche, d’un bouton de tunique qui avait dû être la cause, d’abord de l’hémo, puis. du pyothorax. Mais ces cas doivent êtré une rareté.
En résumé, les plaies de poitrine par éclat d’obus moyens s’accompagnent presque toujours d'un hémopneumothorax sérieux avec toujours hémoptysie
‘grave et tenace, avec parfois emphysème sous-cu-
tané et hernie du poumon à surveiller, avec bien souvent fracture de côte ou clavicule et pénétration d’objets ou débris vestimentaires.
Plaies par gros éclats d’artillerie
Ce sont ces blessés qui meurent en quelques instants sur le champ de bataille ou pendant leur transport au P. S. Hémorragies foudroyantes par la plaie et la bouche. Rapidement la plèvre se remplit, l’asphyxie croît de façon incroyable et il est rare que le blessé reprenne connaissance.
- En somme, décès rapides résultant, soit d'hémorragies par lésions pulmonaires étendues ou d'asphyxie par pneumothorax ouvert et soufflant. ©
‘Tous les accidents que nous avons énumérés dans la catégorie précédente se retrouvent ici avec leur maximum d'intensité et de gravité : gros emphysème,
larges déchirures du parenchyme par l'éclat ou les esquilles. Eclatement de l'omoplate, des côtes ou de la clavicule, muscles lacérés, en bouillie parfois. On ne peut malheureusement que rester impuissant devant ces gros fracas on une portion notable de la cage thoracique a été broyée, dilacérée, emportée. Même dans les formes moins rapidement fatales, le pronostic est toujours assombri par ce fait que’ le blessé est un anémique grave, dont la résistance est très amoindrie et qui asphyxie, soit par l'abondance de son hémothorax, soit par le pneumothorax tou-
jours coexistant. «
Perforations thoraco-abdominales
Nous ne serions pas complet si nous omettions de signaler, à la fin de cette étude, ces accidents sur la possibilité desquels il faut toujours avoir l'attention attirée et qui trop souvent surprennent le chirurgien ou sont trop tardivement reconnus. Il arrive, en effet, qu'un projectile, après avoir traversé presque verticalement et le plus souvent tangentiellement le parenchyme pulmonaire, traverse le diaphragme et plonge dans la cavité abdominale, d'où symptômes à la fois abdominaux et pleuro-pulmonaires. Nous ne pouvons citer que deux cas dont nous ayons été le témoin.
Le premier est un chasseur blessé au cours de la bataille de l’Yser. Il arriva au P.S. dyspnéique, très pâle avec de fréquentes nausées. L'examen révéla