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L'ablation à la pince des esquilles osseuses ainsi que des débris de vêtements ou d'objets de toutes sortes projetés par l'éclatement et qui sont une des plus graves sources d'infections secondaires ;
L'excision de la plaie, la débrider, l'agrandir si cela paraît nécessaire pour sa désinfection ;
L'excision des muscles lacérés ;
Le lavage du pourtour de la plaie avec l'alcool, suivi de l'application d’une légère couche de teinture d’iode ; |
Le lavage de l'intérieur de la plaie elle-même avec le liquide de Carrel; ne pas craindre d'user largement de cette solution qui donne aujourd'hui, depuis que son emploi s'est généralisé, les plus merveilleux résultats, très puissant antiseptique, de transport et de dissolution très faciles, il présente sur la poudre de Vincent ce gros avantage qu'il pénètre dans les moindres interstices, ce qui est parfois très malaisé d'obtenir avec l'insufflation de
M. Vincent.
Si une intercostale saigne, il est presque toujours possible d'en faire la ligature ou d'arrêter l'hémorragie par la torsion de l'artère. Mais si celle-ci n’est pas visible il faut répéter les injections hémostatiques.
Dans les conditions, malgré tout, toujours assez précaires, dans lesquelles se trouve placé le médecin de bataillon, nous croyons que celui-ci n'est pas autorisé à réséquer la languette pulmonaire qui fait parfois hernie hors de la plaie,-même si celle-ci ne parait pas saine, il doit se contenter de: ia
refouler-
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Pour procéder à la fermeture de celle-ci, se souvenir que c'est souvent de la façon dont elle a été pratiquée que dépend l’évolution du pneumothorax.
Le pansement doit être :
Occlusif,
Très épais, de façon à ne permettre aucun courant d'air entre la plèvre et l’air extérieur.
Nous ajouterons qu'il doit être aussi immédiat et renouvelé aussi peu souvent que possible.
Ainsi l'orifice pleural se trouvant hermétiquement obturé, on peut voir la dyspnée s’atténuer et l’asphyxie progressive désormais enrayée. Cette oblitération immédiate de la plaie facilite, plus qu’on ne
serait tenté de le croire, la résorption du pneumo-
thorax. Chacun sait, du reste, que la gravité du pneumothorax, resté ouvert, tient à l'inévitable infection par l'air extérieur qui, ainsi que le disent MM. Thevenot et Dumarest : « va s’enrichissant, se renouvelant et se compliquant sans cesse, transformant la vaste séreuse pleurale en une énorme cavité suppurante, presque impossible à tarir à cause du collapsus pulmonaire définitif qu'elle entraine et de l'impossibilité de la réexpansion du poumon tant que la plèvre reste ouverte. » C'est donc l'empyème certain.
Par conséquent, le nettoyage minutieux de la plaie et sa fermeture complète et large aideront puissamment le traitement à modérer la dyspnée, même à dissiper la menace de l’inexorable asphyxie progressive, enfin à conjurer, dans une certaine
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