CONCLUSIONS
1° Les gros accidents primitifs pleuro-pulmonaires
sont l’hémothorax progressif volumineux et le
pneumothorax presque toujours coexistant.
2° Dans l’organisation actuelle des postes de secours, privés complètement d'équipes chirurgicales, on peut dans une certaine mesure, prévenir les accidents infectieux secondaires, et lutter parfois efficacement contre l’état de shock. Le danger d’un pneumothorax en voie de production et peu volumineux peut être temporairement conjuré. Quant à
l'hémothorax progressif, les seuls moyens dont:
dispose contre lui le médecin du bataillon sont la non évacuation et l’immobilisation.
3° Cette thérapeutique est insuffisante dans cette
guerre de siège. La création des équipes volantes en
augmentant le nombre des chirurgiens, en leur donnant plus d'autorité et plus de ressources ; enfin en utilisant plus rationnellement leurs apitudes est déjà
un grand bienfait pour les blessés graves transpor-
tables et les autres moyens et légers. Elle constitue une très heureuse innovation.
4° I] faudrait désormais améliorer le sort des blessés graves non transportables ; nous avons parlé des blessés de poitrine. Les abdominaux se trouvent dans le même cas. Ceux-là ne peuvent bénéficier que d’une intervention très précoce. Celle-ci ne peut-être réalisée que par la création de postes de secours chirurgicaux au voisinage du poste de secours central qui