NES PEN TOP NE PE EEE SE VA PINS
nb À | Ga
dns "id
PERL (1
sapes semblables, par exemple, à celles que nous avons : trouvées dans les lignes ennemies abandonnées au cours de notre offensive de la Somme, on pourra aussi construire des abris bétonnés que l'on aura soin de dissimuler aux regards de l'adversaire par les nombreux artifices que l’on connaît aujourd’hui.
Quant à l'aménagement intérieur, il ne soulève, croyons nous, aucune objection. Deuxsallessuffiraient, l'une pour la préparation, l’autre pour la stérilisation et l'opération.
Fonctionnement des Postes de Secours chirurgicaux
Les équipes se remplaceraient au bout d'un temps fixé. Le blessé, pansé sommairement au P. S. du bataillon, est transporté le plus rapidement possible au P.S. C. Si les circonstances ne le permettent pas le médecin du bataillon a le devoir de traiter son malade de la façon que nous avons indiquée, en attendant son transfert possible au P. $S. C. Le médecin-chef du régiment fait alors le triage de ces blessés. Il évacue sur les diverses formations de l'arrière les blessés moyens et légers, dépôt d'éclopés, ambulance
- H.O.E., etc. Ceux qu'il juge ne pas pouvoir supporter
un plus long trajet ou être à même de bénéficier d'une
intervention immédiate, il les fait porter au P. $.
chirurgical où tout est préparé pour les recevoir. Ici une question se pose. Que fera-t-on ensuite de
ces opérés graves? Seront-ils en état de supporter le lendemain ou le surlendemain leur renvoi à l'arrière ou n'annihilera-t-on pas ainsi le bienfaisant effet de l'opération ? C’est, à notre avis, le problème le plus délicat à résoudre. Il est en effet, difficile de transformer une cave Ou un souterrain bétonné, en une chambre de malade. D'autre part, en toute conscience, On ne peut songer à faire subir une ou plusieurs heures de voiture et parfois de brancard à un thoracotomisé, mais cette difficulté peut être vaincue. On pourra toujours faire patienter deux ou trois jours, ces blessés dans des abris spéciaux où on s’efforcera de leur procurer le maximum possible de confort. On sera d'ailleurs, assez vite fixé sur leur sort, car ceux qui résisteront au choc opératoire, auront grandement augmenté leurs chances de salut. :
Du Traitement immédiat dans les Postes de secours chirurgicaux
Le gros Hemothorax progressif, — M. Delorme prétend qu'il faut ouvrir largement la plaie par un volet thoracique, aveugler la plaie pulmonaire puis : «la plaie étant étanche, refermer lethorax en ramenant le volet à sa place ». M. Cotte (1) est également partisan de la suture précoce du poumon, mais il admet : la compression et le tamponnement. C’est aussi l'avis
(1) Gravité de plaies pénétrantes de poitrine et leur traitement opératoire.
de M. Duval (1). Celui-ci a préconisé la résection d’une côte suivie d’une large ouverture de la plèvre. Puis suture profonde, hémostatique au catgut, Assécher la plèvre, suturer le thorax. Lorsque les lésions sont causées par des esquilles dans le parenchyme, il faut procéder à l'extraction de celles-ci. Il signale en passant l’aggravation de l’hémi-pneumothorax pulmonaire par la présence d'anciennes adhérences qui entravent ï'affaisement de l'organe et favorisent, en outre, la production du pneumothorax. Si l’hémorragie est très abondante, il faut procéder à un tamponnement bâtif, dans l'impossibilité où l’on se trouve d’extérioriser et de suturer. S'il y a hémorragie avec vieilles adhérences du poumon à la paroi, suturer la paroi, ce qui maintient l’hémothorax. M. Picque (2) ne veut admettre qu’une expectative vigilante armée, il conseille l'évacuation progressive par ponctions partielles répétées au Potain et ne recommande la pleurotomie que lorsqu'on à la certitude que l'épanchement devient purulent. Enfin MM. Combe et Murard, ainsi que MM. Hartmann et Delorme conseillent dans les graves hémorragies avec asphyxie de fixer le poumon à la paroi.
M. Piéry est formel : pour lui, le principe de l'abstention opératoire, par conséquent le respect de l'hé-
(4) Quelques observations de chirurgie PE dans les plaies de guerre du poumon à l’auto-chirurgicale 21 (B. et M., Société Chirurgicale, 21 novembre 1916).
(2) Etude clinique, cytologique et thérapeutique sur les blessures de poitrine dans une ambulance dé l'ayant (Sociêté Chirurgicale 2 août 1916).
RTC RES
mothorax ne doit pas même admettre de discussion. Enfin M. Viannay, chirurgien des hôpitaux de Saint- Etienne, médecin-chef de l’auto-chirurgicale 16, estime qu'une large intervention très précoce pourrait fort bien donner parfois de surprenants résultats.
Pour résumer, dans ces cas très graves où la résistance vitale semble nulle et le péril immédiat, nous pensons, avec les interventionnistes à la tête desquels se trouve M. Duval, que la thoracotomie avec suture du poumon permettrait de sauver un très grand nombre de blessés. Cependant les abstentionnistes, parmi lesquels MM. Hartmann, Grégoire, Jeanbrau, Maisonnet sont d’un avis diamètralement opposé. D'après M. Rouvillois et Guillaume Louis: « Toute Opération primitive parait devoir être respectée » et il ajoute : « qu’ilest seulement permis d’hésiter, lorsque l’on se trouve en présence d’un organe qui continue à saigner ».
Pour M. Latarget (1), l'intervention a quelque chance de réussir si elle est exécutée très précocement.
Enfin M. Arnout estime que: « ces grands hémorragiques n'auraient des chances d'être sauvés que S'ils pouvaient être opérés sitôt après la blessure dans un poste de secours bien aménagé : le jour où les P. $. chirurgicaux seront créés, les abstentionnistes se rallieront aux partisans de la thoracotomie précoce ».
Le pneumothorax total ouvert, — II faut à tout prix, suturer — c’est-à-dire transformer le pnéumo-
(1) Intervention précoce dans les plaies thoraco-pulmonaires. Paris Médical T avril 1917.
Le =
ER
; thorax ouvert en pneumothorax fermé —« car la Suppression de l’orifice soufflant que suit la rapide
‘résorption d’une partie de l'oxygène de l'air intra-
thoracique, modère immédiatement la dyspnée, restitue un point d'appui au jeu du poumon et peut empêcher l'asphyxie par ne ». Ainsi s'expriment MM. Thevenot et Dumarest.
Dè même M. Tuffier préconise l'occlusion précoce de la plais par la suture des muscles et de la peau. Dans certains cas, cependant, où la communication de la plèvre avec l'extérieur est moins direct, la traumatopnée plus discrète, mais où il existe une large plaie avec fracture d'une ou plusieurs côtes, il sera nécessaire, prétend M. Cotte, pour prévenir l'infection, de débrider hâtivement, de faire un esquillectomie et de drainer la plèvre.
D'après M. Duval, il faut également «fermer hermétiquement la paroi thoracique ».
Puissions-nous avoir assez clairement montré l'utilité qu'il y aurait à installer des postes de secours chirurgicaux où cette catégorie de blessés graves, dont l’état d'extrême faiblesse n'autorise pas l’évacualtion, pourraient, par une intervention immédiate, bénéficier des suprèmes moyens de défense que la chirurgie peut encore leur accorder.