AVANT-PROPOS
Nous croirions manquer au plus sacré de nos devoirs si nous négligions, à la préface de ce modeste travail de rendre un pieux et solennel hommage aux héroïques vertus de nos vaillants frères d'armes. Durant de longs mois, nous avons été le témoin de leurs souffrances morales et physiques; nous les avons vus toujours à la peine et bien souvent à l'honneur; nous avons partagé leur joie dans la victoire, ainsi que leur confiance dans les jours d'infortune, et ce sera la plus grande fierté de notre vie de penser que nous avons toujours dans la mesure de nos forces et de nos moyens fait notre possible auprès de nos chers blessés pour adoucir leurs maux, les entretenir dans l'espoir d’une guérison plus ou moins rapide mais certaine, enfin les évacuer dans les conditions les moins défavorables. Et puisque c'est à leur contact que nous avons puisé les principaux éléments de notre thèse, il est juste qu'après avoir consacré ces quelques lignes à leur gloire immortelle, nous leur exprimions publiquement, avec notre légitime admiration, notre bien vive et bien sincère reconnaissance.
Nous n'avons pas oublié les excellents enseignements de M. le Prof. Pic, qui guida nos premiers pas d'étudiant et nous initia aux difficultés, si ardues pour les jeunes élèves de la séméiologie et du diag-
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nostic qu’il reçoive ici l'assurance de notre profonde gratitude. Nos bien siscères remerciements vont également à M. le D' Lyonnet (médecin des H6pitaux), dont. les si intéressantes leçons de Thérapeutique nous seront certainement de la plus grande utilité dans l’exercice de notre profession ainsi qu'à M. le D' Nové-Josserand, professeur adjoint, chargé du cours de Chirurgie infantile, à M. le D" Tixier, professeur de clinique chirurgicale, à M. le D' Durand, chirurgien des Hôpitaux, qui nous ont fait si largement bénéficier de leur puissante érudition dans le domaine de la Pathologie externe et auxquels nous devons aujourd’hui notre modeste bagage de connaissance chirurgicales ; nous voudrions mieux que par des mots, leur exprimer combien nous avons été sensible à leur accueil toujours si sympathique ainsi qu'à leur empressement à nous révéler leur technique magistrale.
Nous avons eu enfin le plaisir, au cours des derniers Mois qui précédèrent la guerre, de fréquenter le service de gynécologie où M. le Professeur Pollosson prodigue son enseignement avec tant d'autorité et de dévouement. Les notions que nous avons acquises auprès de lui faciliteront plus tard la reprise de nos études et nous espérons bien les compléter sous sa bienveillante direction. Il nous a fait l'honneur d’'accepter la présidence de notre thèse ; nous le prions de vouloir bien agréer ici l'hommage de notre vive et respectueuse reconnaissance.