‹ Quelques considérations sur les plaies de poitrineChapitre 5 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Peu de sujets, au cours de cette campagne, Ont, autant que les plaies de poitrine, suscité des controverses, surpris les maîtres du bistouri et tenté leur audace. Cependant, après les nombreux articles parus durant ces derniers mois, il semble que la question est à peu près au point et que les indications opératoires ont été assez nettement posées; presque toutes les particularités ont été observées, et après discussion ont fini par être classées.

Les accidents pleuro-pulmonaires immédiats ont été exposés de façons différentes, mais également intéressantes et précises; citons, en passant, les travaux fort appréciés de MM. Thévenot et Dumarest (1), de MM. Desgouttes et Bressot (2), de M. Foisy (3), ou encore de M. Amont (4). *

MM. Thévenot et Dumarest établissent le classement des plaies pénétrantes de poitrine d’après leur

(4) De l'évolution spontanée et du traitement des plaies de poitrine par projectile de guerre. {Lyon Chirurgical, 1er oct. 1915.)

(2) Considération sur les symptômes immédiats des plaies pénétrantes de poitrine. {Lyon Chirurgical, 1er septembre 1915).

(3) Les plaies de poitrine. La pratique de la chirurgie de guerre aux armées. :

(4) Sur l'intervention hémostatique dans les plaies de poitrine aux ambulances de l’avant. {Médecine pratiqu’, n° 5).

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nature, ce qui semble, en effet, très rationnel, surtout si l’on se place au point de vue de leur évolution ultérieure. |

En effet, alors que le séton thoracique par petit projectile, est ordinairement d'un pronostic assez peu.sévère, il faut, par contre, être toujours très réservé sur les cas de rétention intra-pulmonaire du Corps étranger, sur ceux où l’on voit se produire un hémothorax abondant avec pneumothorax soit partiel, soit surtout total, redoutable complication de ces larges plaies béantes, soufflantes, que la violence des luttes d'artillerie rend de plus en plus fréquentes. Enfin sur toute la longue série des accidents secondaires infectieux et hémorragiques, ainsi que sur les plaies pénétrantes bilatérales.

MM. Desgouttes et Bressot recherchent surtout la valeur qu'il faut attribuer à l'hémoptysie et à l’hémothorax dans l'étude du diagnostic et du pronostic des plaies de poitrine. Ils concluent qu'il ne doit exister aucun rapport entre ces deux symptômes et qu'il faut se baser sur l’ensemble des signes fonc. tionnels et le minutieux examen de la plaie pour poser un diagnostic et apprécier la gravité de la blessure.

Nous croyons, avec M. Foisy, que toute étude des accidents pleuro-pulmonaires primitifs, pour être— complète, doit entraîner avec elle l'examen approfondi de taus les facteurs qui interviennent inévitablement, c'est-à-dire la cause de la blessure, la nature du projectile, l’état du terrain, les dégâts de la paroi thoracique, la résistance des individus, la présence

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