‹ Quelques considérations sur les pleurésies purulentes aiguës à streptocoquesChapitre 12 sur 17 · Même aspect. Injection 4 ce. collobiase d’or · texte numérisé non relu

Même aspect. Injection 4 ce. collobiase d’or

16 au 20. — Le liquide de moins en moins louche. Injection

toùs les deux jours de 3 cé. de collobiase d’or.

.. 21. — Souffle, persistant à la partie moyenne du poumon gauche, murmure presque aboli dans la moitié inférieure du poumon.

24. = Ponction : Polynucléaires, streptocoques dans le liquide.

26. — Rares chaînettes de streptocoques. Polynucléaires altérés. Quelques grandes cellules mononucléées.

Octobre. — Amélioration progressive, mais lente.

Novembre. — Même état. Le malade tousse toujours et expec - tore des crachats purulents sans bacilles de Koch. Examen radios-

IPB

copique. Dans partie externe de l’hémithorax gauche : bande latérale d’opacité en dedans de laquelle le champ pulmonaire est gris et transparent. Base grise. Diaphragme invisible. Pas de liquide.

Au début de décembre. — Rétraction thoracique en avant et à sauche. Immobilité de l’hémithorax gauche en arrière. Vibration. à peine perceptible. Murmure vésiculaire très faible. En avant, près du cœur, quelques frottements. ;

Enphysème du poumon droit.

Pointe du cœur à peu près immobile.

Le malade se lève, est peu essoufflé, l’appétit est bon, forc2s reviennent. Convalescence, 8 décembre. |

Os. VIII. — Albert H.…., 22 ans, élève pilote. Fatigué les jours précédents, a éprouvé, le 29 juin, une gêne respiratoire considérable. Toux. Expectoration. 2

1% juillet. — Entrée à l'hôpital pour : Crachats rouillés. T.=40°, Etat général mauvais. Facies anxieux. Douleur violente dans ‘’e côté gauche immobilisé. Matité dans la moitié inférieure de l’hémithorax gauche.Murmure vésiculaire aboli.Râles sous-crépitants. Souffle étalé aux deux temps, cœur très rapide, pouls petit, pas de vomissements, langue saburrale. Urines peu abondantes, un péu d’albumine. T. vespérale=40°6. Ventouses scarifiées, huile camphrée, spartéine.

2 juillet. — T. 40°8 — 411°8. Anxiété, douleur thoracique persistante. Toux rare, quelques crachats visqueux contenant des pneumocoques.

3 juillet, — T.=39-41°5. Nuit très agitée, délire.

4 juillet. — Ponction : liquide purulent fourmillant de streptocoques.

6 juillet. — Pleurotomie gauche sans chloroforme. Résection de 8° côte, évacuation. Evacuation d’un litre de liquide louche. Draïnage. “ii

Température se maintient toujours au-dessus de 40° et le malade meurt le 8 juillet . en à

Autopsie. — Plèvre gauche recouverte entièrement d’une épaisse couenne fibrino-purulente, Drain pénètre dans la scissure inter lobaire. Pas de liquide dans la plèvre. Poumon, bien que comprimé, est atélectasié, gros et ferme au niveau du lobe intférieur. À la coupe, aspect rouge granité, d’allure pneumonique. Sous plèvre, deux petits foyers purulents de la dimension d’un pois.

Adénopalhie intertrachéo-bronchique.

Plèvre droite normale. Poumon droit congestionné à la base.

Cœur droit très dilaté : Myocarde sec et jaunâtre.

Péricarde et endocarde normaux.

Foie cardiaque avec taches jaunâtres, infectieuses.

Rate congestionnée ainsi que reins et surrénales.

Pancréas très dur, paraît cirrhotique.

Conclusion : Processus pneumonique de la base gauche avec pleurésie purulente à streptocoques.

Examen histologique. — Organes abdominaux ne montrent rien de particulier, Sclérose du pancréas confirmée. Poumons. — Une coupe portant sur un des deux foyers SU)-

purés du lobe inférieur montre une cavité intra-pulmonaire pleine

PC: QURe

de pus. Au centre de la cavité, un paquet broncho-vasculaire, Les vaisseaux, Congestionnés, n’ont subi aucune altération : la bronche, par contre. est détruite, un fragment de sa paroi subsiste seul. Lame fibro-élastique infiltrée de pus au point où cet abcès avoisine la plèvre constituée elle-même par une nappe purulente. Dans, ‘e parenchyme qui entoure l’abcès, on trouve de nouveaux foyers de suppuration, alvéolaire et infundibulaire; au noveau de ces foyers, les petites bronches ont leur paroi détruite et leur contenu purulent se confond avec celui des aivéoles suppurés voisins.

Une coupe qui intéresse un autre foyer suppuré montre dans ie parenchyme pulmonaire, à côté de zones pneumoniques, des îlots d’atélectasie où les bronches sont remplies de pus. L’abcès qui occupe une grande partie de la coupe, se trouve au contact d’un paquet vasculc-bronchique. Entre deux lobules pulmonaires, on voit un petit foyer interlobuiaire suppuré s'ouvrir dans la plèvre recouverte en ce point d'une fausse-membrane.

OBs. IX. — Baptiste L..., 40 ans, entré le 10 juin 1918, avec le diagnostic : Ervysipèle de la face.

Soigné à 13 ans pour albuminurie et en septembre 1917 pour pleurésie. Actuellement, il à : Céphalée, Erysipèle du nez et des joues sans fièvre.

Etat général, bon. Râles aux bases.

L'éryvsipèle évolue normalement, puis, vers le 5° jour, petit abcès de là joue gauche. Convalescence.

4 juillet. — Brusquement, violente douleur intercostale. T.=40°. Anxiété, dyspnée. Hémithorax gauche immobilisé. Submatité et diminution considérable du murmure vésiculaire. Quelques râles après la toux. Pouls rapide. Traitement : Ventouses, huile camphrée, quinine et pyramidon.

Jours Suivants, T.=40°. Dyspnée et pleurodynie persistent.

10 juillet. — T.=41°3. Anxiété respiratoire extrême. Matité base gauche. Ponction exploratrice. Liquide trouble à streptocoques.

Pleurotomie immédiate. Déces le soir même, à 22 heures.

Autopsie. — Plèvre gauche sans pus recouverte de couenne fibrino-purulente relativement peu épaisse, sauf à la base où la couche est assez adhérente, À ce niveau, poumon ferme, bloc résistant dont la coupe montre de larges taches jaunes à bords nets (foyer en voie de suppuration sur fond granité, pneumonique).

Drain profondément dans la plèvre, le long de la face antérieure du poumon. Plèvre droite normale. A la base, petits foyers circonscrits de broncho-pneumonie.

Péricarde, contient liquide un peu louche. Aspect granuleux dù à l’infiltration fibrineuse sous-épicardique au niveau des orei!lettes.

Myocarde congestionné, Endocarde normal. Foie infectieux. .congestioenné, avec dégénérescence graisseuse généralisé» et petits tubercules crétacés superficiels. Rate normale.

Reins petits. pâles et fermes. Au rein droit, nombreux petits kystes. Pas d’autres lésions des organes examinés.

Examen histologique. — Aux reins : Néphrite chronique (sclérose à distribution périvasculaire). Rares nodules lymphocytaires, nombreux petits.kystés et cylindres dans les tubes. Peu de sclérose glomérulaire, mais endo-périartérite fibreuse accentuée.

Poumon droit: Congestion marquée, broncho-pneumonie avec lésions de nécrose au centre des foyers. Zones d’emphysème.

Poumon gauche : Mêmes lésions, mais plus étendues et plus accentuées. Zones alternantes de broncho-pneumonie et de nécrose. Tissu eonjonctif péribronchique développé et en partie infiltré de pus. Au bord de cette zone conjonctive, nombreux capillaires gorvés de globules blancs et lymphatiques remplis de pus.

Dans les zones de nécrose : Vaisseaux oblitérés et pleins de pus. Dans les cloisons interlobulaires, collections suppurées paraissant être dans des yaisseaux lymphatiques. En un point, un de ces vaisseaux paraît ouvert dans la plèvre, et à ce niveau, la fausse-membrane fibrineuse est nettement purulente. En un autre point, orosse réaction pleurale polynucléaire en regard d’une de ces collections purulentes. : %

Os. X. — Ernest P.., 90 R. I., 19 ans. Le 4 juillet, malaise subit, frissonnement. T=38°, après guérison d’un érysipèle de la face et des joues ayant débuté le 14 juin et évolué normalement.

5 juillet. — Température : 40°, dyspnée, toux. A la base gauche, en arrière, petit foyer de râles sous-crépitants. Pouls rapide, bien frappé. Anorexie complète, Pas d’albumine. Ne AO

8 juillét. — Brusquement douleur intolérable dans la région précordiale, dyspnée considérable. La douleur diminue un peu le 9 et s’accroît dans la nuit du 9 au 10. ; Ë

10. — Gêne respiratoire considérable. Hémithorax gauche immobilisé. Matité à la base avec diminution du murmure vésiculaire. Ponction : liquide légèrement louche fôurmillant de streptocoques.

Dans l'après-midi : pleurotomie avec résection costale. Faïble quantité de liquide.

Au niveau du nez, nouvelle poussée erysipélateuse. La température monte à 41°-41°6, et le malade meurt dans la soirée du 11.

Autopsie. — Dans la plèvre gauche, pas de liquide, maïs faussesmembranes la tapissant irrégulièrement. Le drain repose dans la scissure interlobaire non adhérente. Lobe inférieur du poumon carnifié avec parties plus fermes (foyers broncho-pneumoniques probables).

Plèvre droite : fausses-membranes recouvrant le lobe inférieur qui est ferme avec noyaux durs. Deux petits foyers suppurés souspleuraux. Lobe supérieur emphysémateux.

Péricarde normal, cœur droit très dilaté. Foie gros, conges: tionné. Larges taches jaunes de dégénérescence graisseuse.

Rate normale, mais congestionnée.

Reïins congestionnés. Capsules surrénales normales.

Examen histologique. — Poumon gauche : Lésions pleurales et pulmonaires : 4) Congestion généralisée à toute la zone sous-pleurale, allant de la simple replession vasculaire à hémorragie alvéolaire : elle existe aussi en larges nappes à l’intérieur du poumon : b) Foyers broncho-pneumoniques typiques disséminés : c) Zone d’atélectasie surtout au voisinage des deux lésions précédentes.

Sur la plèvre, la couche fibrino-purulente n’est aucunement en voie d'organisation, sauf en un point au bord même du poumon.

Poumon droit : 3 variétés de lésions; hémorragiques, zones suppurées, abcès collectés. On trouve soit des zones purement hémorragiques, soit des lobules hémorragiques alternant avec des lobules suppurés. |

Les Dniduee sont ones pleines de pus et la limitation très Le Det de certaines zones Poe ne S explique pas par une … raison vasculaire.

© Dans les ‘zones. suppurées, la plèvre est recouverte d’une petite couche fibrineuse. Le poumon présente des lésions broncho-pneu-

moniques étendues ; les alvéoles suppurés voisins fusionnent les uns avec les autres formant ainsi de petits abcès microscopiques Superficiels ou profonds. Superficiels, ils semblent dissocier les couches fibreuses de la plèvre. A leur pourtour congestion intense. On voit surtout de la lymphangite des gros troncs sous-pleuraux.

On uote ainsi l'existence de deux processus par lesquels peut se réaliser l’infection pleurale : lymphangite SOUS- pisurale ou effondrement de la plèvre. .

En aucun point des coupes, on ne tr ouve de lésions àrtérielles (ON veineuses.

Les petits abcès de Ia grosseur. ad un pois ibdrent la plèvre. couverte d’une couche purulente non organisée en deux points D'un côté, la plèvre est intacte, de l'autre, sa couche fibreuse est dissociée par le pus et il y.a continuité entre les ho purulents de l’abcès et de la plèvre.

Sur d’autres coupes, au point où l’abcès affleure la plèvre, on voit la couche sous- pleurale fibrineuse être remplacée brusque ment par une couche purulente at point précis où le stroma fibreux de là plèvre fait partie Gu bord de l’abcès et subit une infiltration ædémato- -purulente: :

OBs. XI. - Pierre T..., 38 ans, soldat au 9° Train, entre à V’hô: pital le 19 juillet 1916, avec le diagnostic : DE onchite, emphysème. T:=40°: nn

A été pris le jour même de fièvre, céphalée et grande sensation -de faiblesse. Ni point de côté, ni frisson, mais sensation, de gêne au niveau d’une cicatrice de 15 centim., de long. du côté gauche. Dyspnée. Visage vultueux, Râles sibilants disséminés et aux dpux bases râles sous-crépitants auxquels se mêlent à la base gauche dans la toux, de fines crépitations. Langue saburrale, anorexie complète, albuminurie importante.

23. — Point de côté violent à la base droite, oppression très vive. Nombreux râles sous-crépitants aux deux bases: Injection intramusculaire de 1 ce. d’or colloïdal.

24, — Même état, saignée de 600 gr. ventouses scarifiées, huile éthéro-camphrée. Le

25. — Etat semble amélioré. Dyspnée a diminué. Matité à base droite avec obscurité respiratoire très étendue, peu de ràles.

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