‹ Quelques Considérations sur les Prostatatiques sans ProstateChapitre 10 sur 23 · COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS

L'hématurie a été signalée très rarement. Elle existait dans un cas de Mac Carthy, mais elle était due à une tumeur vésicale concomitante et disparut après guérison de cette tumeur ; Carraro signale dans une observation de légères hématuries au début des mictions. L'hématurie ne fait donc pas partie du tableau symptomatique habituel du prostatisme par hypertrophie du col vésical, ou, si elle se produit, elle est due probablement à une autre affection concomitante ou à une complication, congestion ou infection.

L'infection urinaire a, par contre, été notée plus souvent. Il est vrai que, dans la plupart des cas où elle s’est produite, elle a eu pour cause l'apport de germes par sondages septiques. De Graeuwe a rapporté un cas d'infection pyélo-rénale ascendante due manifestement à un cathétérisme. Toutefois, le résidu vésical peut s’infecter en dehors de tout apport de germes extérieurs. L’urine en stagnation se décompose, devient alcaline et constitue un milieu de culture très favorable au développement des microbes ordinaires des voies urinaires.

Er AN

L’infection n’a d'ailleurs rien de spécial, elle se traduit exactement de la même façon que chez les autres urinaires.

Pour résumer en quelques mots la symptomatologie du prostatisme dû à l’hypertrophie du col vésical, nous pouvons dire que deux ordres de signes doivent être recherchés :

1° Des signes fonctionnels, dysurie, pollakiurie et rétention, qui orientent les recherches vers une affection prostatique, mais n’ont aucun caractère permettant de différencier les petites et les grosses hypertrophies de la prostate ;

2° Des signes physiques, qui sont surtout : l’état normal de la prostate au toucher rectal, les modifications du col de la vessie et de l'urèthre sus-montanal montrées par la cystoscopie et l’uréthroscopie, que nous avons indiquées ci-dessus.

Page 1