‹ Quelques Considérations sur les Prostatistiques Sans ProstateChapitre 9 sur 25 · TOO · texte numérisé non relu

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que l’urèthre est allongé en cas d’hypertrophie prostatique ; mais l'allongement doit être bien minime lorsqu'il y a seulement de petites altérations cervicales.

L'examen de la vessie fait avec une sonde ordinaire permet de se rendre compte de l'existence de la rétention, de la quantité du résidu, de la capacité et de l’atonie de la vessie. Tous ces symptômes font partie à un degré quelconque du tableau clinique du prostatisme par hypertrophie cervicale. Le résidu en particulier est fréquent, puisque la rétention généralement chronique et incomplète est notée dans presque toutes les observations.

L'explorateur métalliqu: de Guyon sera utile pour rechercher un lobe médian et apprécier le bas-fond vésical. Le lobe médian se reconnaît à l'arrêt de l'explorateur lorsqu'il butte contre lui ; mais, dans la plupart des cas qui nous occupent, la maladie étant constituée uniquement par une hypertrophie cervicale sans lobe médian, cette exploration ne fournit que des renseignements négatifs. Somme toute, on peut dire que son emploi donne peu d'indications précises chez les « prostatiques sans prostate ».

Enfin, la cystoscopie, un des moyens d'investigation les plus précis, permet de se renseigner sur l’état de la vessie, du col et des orifices urétéraux.

La vessie est presque toujours divisée en cellules de grandeur variable, comme il arrive ordinairement chez les malades qui ont un obstacle à l’émission des urines et de la stagnation vésicale. Le col est déformé et un peu congestionné. Les déformations sont variables ; on peut trouver un petit lobe médian, mais le plus souvent on trouve une saillie de tout le col ou d’une partie seulement, sa muqueuse peut être soulevée par de petites nodosités qui sont des adénomes. Le bas-fond vésical apparaît d'une manière très nette et l’on peut y voir des altérations secondaires, telles que calculs, pus ; la surélévation du

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col consécutive à son hypertrophie modifie la situation des orifices urétéraux par rapport à lui ; ils en sont très rapprochés, ce qui explique que l’on peut voir dans un même Champ Cystoscopique le rebord du col et l'orifice de l’urétère du côté où est orienté le miroir de l'instrument.

Ce signe a, pour Marion, une très grande importance diagnostique : il évite de méconnaître une petite hypertrophie cervicale, car il en constitue un signe certain. De plus, la cystoscopie est un moyen de contrôle des autres symptômes précédemment énumérés et elle permet de préciser le siège exact des lésions. Marion qui a bien étudié les modifications de l’aspect cystoscopique de la vessie dans les différentes affections prostatiques, insistait, en 1912, pour que l'emploi de ce procédé fut systématique chez les malades atteints de prostatisme sans hypertrophie clinique de la prostate.

On peut compléter et même remplacer la cystoscopie par l’uré- . throscopie, faite avec un uréthroscope du type Mac Carthy qui est un des plus employés. Cet appareil permet de voir toutes les modifications cervicales signalées ci-dessus, mais en plus on peut étudier l’état de l’urèthre postérieur, ses déformations, et surtout les saillies sous-muqueuses que forment les petits adénomes des glandes périuréthrales. Il est inutile d’insister sur l'importance de ces constatations. Papin, qui a utilisé l’uréthroscopie postéricure à la fois comme moyen diagnostique et thérapeutique, la considère comme le moyen unique permettant de déceler les petits adénomes de l'uréthre sus-montanal.

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