SYMPTOMES PHYSIQUES
Passons maintenant aux signes physiques, les plus importants pour le diagnostic.
L'examen de la prostate, qui est le premier pratiqué, est négatif. Le toucher rectal ne décèle pas de lésions de la glande qui n'est ni saillante, ni augmentée de volume, ni bosselée, n1 dure ; ou bien il ne révèle que des modifications insignifiantes. C'est un signe négatif qui a une certaine valeur, puisqu'il élimine les hypertropnies à développement rectal ; mais les hypertrophies à développement vésical ne pouvant pas être reconnues par ce moyen d'exploration, on ne peut en tirer que des conclusions incomplètes.
Les auteurs allemands conseillent de faire le toucher rectal sur sonde uréthrale ; on pourrait ainsi se rendre compte d’une façon plus exacte du volume et de la consistance de la prostate. On peut aussi combiner le toucher rectal au palper hypogastrique et diagnostiquer de cette façon un lobe médian développé qu'on saisit entre les deux mains, mais cela ne s'applique pas aux petiles hypertrophies cervicales que nous envisageons et, par conséquent ne nous est d'aucun secours.
L'examen de l’urèthre s'impose pour savoir si le rétrécissement n’est pas à la base des symptômes observés. On ne peut rien inférer de ce que son calibre est diminué, car il peut exister un rétrécissement uréthral en même temps qu’un obstacle cervico-prostatique, comme dans notre observation II. La mensuration de sa longueur aurait peut-être une importance puis-