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Quel contraste avec les individus qui cherchent chez nous à déprécier notre marché à l’étranger, et qui profitent de toutes
les circonstances pour nuire aux entreprises du même genre avec la France! !
Encore une fois, je ne parle pas ici de la
; nation. Au contraire, nous avons été heu- . reux de constater l’'empressement avec le-
quel les Canadiens-Français ont accueilli les avances de la mère-patrie de nous venir en aide avec ses capitaux, de nous donner, comme on dit généralement, un coup d’é-}
paule dans la direction du progrès et du
bien-être.
Mais il est bien pénible en même temps d'entendre des voix discordantes au milieu
de ce concert d'approbation.
Enfin, disons-le, il est humiliant de voir, | parmi nous, un Journal chercher à nous déprécier, inspirer de la méfiance envers ceux qui nous veulent du bien et entraver les efforts de nos capitalistes.
Peut-être que je veux une trop grande perfection humaine, que j'exige des choses impossibles.
accueilli us venir
donner,
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s et du
e temps 1 milieu
de voir,
à nous envers ntraver
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Quel est celui, me direz-vous, qui a Jamais réuni tous les suffrages, quelque bien intentionné qu’il fut ? Qui a jamais réussi à aplanir complétement toutes les difficultés chaque fois qu’il s’est agi d’une grande
œuvre ?
N'est-ce pas une loi invariable de la nature que des obstacles naissent sans cesse dans l’accomplissement du bien ? Oui, cela a lieu, ne serait-ce que pour tenir en haleine les bons ouvriers. Mais la bonne foi et la plus admirable longanimité se révoltent malgré soi de cette manie de travestir
les choses et de représenter sous un faux
| jour les démarches si louables de nos con-
| citoyens, et cela dans le misérable but de
mettre de la politique où il n’y en a seulement pas l'ombre ; d’accuser à tort et à tra-
| vers le gouvernement de se servir de ces
institutions commerciales comme autant
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d'engins politiques. Est-ce le gouvernement
ou un particulier, un de ces hommes coura-
geux et entreprenants parmi ceux qui cherchaient à établir des relations commerciales entre le Canada et la France, qui publiait, il y a près de deux ans,un travail expliquant le fonctionnement du Crédit Foncier, et tendant à disposer favorablement le public envers ceux qui voulaient bien nous montrer de la sympathie, et nous jrêter le
secours de leur argent ! !
Il ne faut pas s'arrêter à de telles considérations, me direz-vous encore ; tiaiteus comme le méritent ceux qui sent d
loyalement.
1 ‘Les Institutions de Crédit Foncier, ” d'abord publiées dans le Canadien et ensuite en brochure, le 30 noveubre 1880, par L. N. Carrier.
nement Je serais d'accord avec vous si de tels scoura- écrits n'étaient Pas eXposés à tomber sous
* 1 4 € uicher- R les yeux des Ctrancers,
erciales à Voilà le malheur, Sj; ces sortes de scan-
ubliait, dales restaient un secret de famille, nous L'expli- serions les premiers à hausser les épaules Foncier, | et à passer outre. Nous connaissons ux ; le pu- B qui s’en rendent coupables. Mais en est-il U RO ER de même à l'étranger, et n'est-il vraisemrêter le |
blable qu'ils peuvent nous faire
un grand tort, aü moins pour un temps,
S Consiè Vous allez peut-être penser, le
cteur, que
al 5 C , | .
J'exagère ; qu’il n’est Pas possible que nous mi d ” us ayons au milieu de nous des gens aussi dépourvus de patriotisme.
LS ni Afin d'ôter tout SOupçon de votre esprit, , le 30 no-
Je vous refère, entre plusieurs articles de
cette feuille, l’Electeur, à celui qui a paru le 3 mars dernier, et je vous assure d’avance que vous trouverez qu'au lieu d'exagérer, je suis loin de peindre la vérité telle qu'elle est.
Après avoir frappé à grands coups d'épée, comme un nouveau Don Quichotte, sur un épouvantable fantôme qu’il appelle la “ politique française,” c’est-à-dire l'introduction des capitaux français dans notre pays, vous lirez, si le cœur vous en dit, des passages comme les suivants :
‘# D'abord le Crédit Foncier qui devait procurer ‘ des avantages si considérables à la classe agricole, ‘a suspen‘u ses opérations. M. Beaudet, son gérant ‘“ici, est dans le moment à Paris, et M. L. N. Carrier ‘ part ces jours-ci pour l’y rejoindre. Evidemment ‘ dans quelques mois, cette socité sera en liquidation.”
Et un peu plus loin :
‘ Ce qui est regrettable, outre la disparation du ‘ Crédit Foncier et de l’Union Sucrière qui pouvaient ‘“ contribuer largement au développement de notre ‘ province, c’est que M. Chapleau à perdu pour longtemps le crédit de notre province sur le marché mo- ‘ nétaire français. C’est un échec fatal pour nous, ‘ qui ne manquera pas de donner un coup terrible à notre race, ?”
a paru e d’adexa- 6 telle
d'épée, sur un a 66 poluction s, VOUS Lssages
Jrocurer gricole, 1 gérant Carrier emment dation.’’
tion du uvaient e notre ur longché mo- Ir nous, rrible à
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il termine par l’élucubration suivante :
“ Le peuple n'a pas voulu comprendre, il s'est laissé tromper (pour ne pas se laisser tromper il ‘6 aurait dû refuser tout de suite l’or de de la France) nous le regrettons dans l'intérêt du pays, mais il “est trop tard. Il ne lui reste qu’une ressource, s’il “ne veut pas échapper à l’émigration, c’est de tirer ‘ sa bourse, de la1 remplirde ses économies, et de paye: “les extravagances du régime conservateur 7?
Dans un article publié le 23 du même mois, il y à encore ce qui suit :
‘ Et ceux qui ont cru pendant quelque temps à ‘ cette blague (le Crédit Foncier) doivent regretter ‘aujourd'hui une fouie de choses qu'ils ont dites ‘alors pour appuyer cette institution et que les évé- ‘ nements actuels rendent ridicules. ?
Ah! le prophète de malheur !
Il éprouverait sans doute une amère satisfaction si le Crédit Foncier ‘“ qui devait être le point de départ de nouvelle: relations étroites et suivies entre le Canada et l’ancienne mère-patrie ” disparaïissait d'au milieu de nous, nous laissant la risée des étrangers qui nous entourent. Il profite des désastres de la mère-patrie pour l’injurier.
Il caresse l’idée qu’un échec insurmontable va enlever nos plus légitimes espérances.
Il va s’en donner à cœur-joie et faire de la
politique de son goût, et il ne serait pas étonnant, si, quelque bon jour, 1l accusait le gouvernement d'avoir été la cause de cette calamité nationale en France.
Il serait bien plus sage pour l'Ælecteur d'en prendre son parti et se faire de suite à l'idée de voir s'implanter au milieu de nous de nouveaux éléments de prospérité et d'egrandeur nationale.
Espérons-le, maloeré les embarras amenés par des circonstances malheureuses et
imprévues, le Crédit-Fonsier, pas plus que | les autres institutions déjà établies où en Le : ist
voie de formation, ne nous sera enlevé. ter À ne en,
Ce n'est que matière de temps et de pa- hi
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tience. Nous ne retomberons plus dans un . \ re A . . | il 1
l'isolement où nous étions à venir Jusqu'à ie . ” )
ces dernières années. Vous aurez beau a soufiler Ja discorde et la méfiance, vous de , A , 1° ® 1 + n'empêcherez pas les choses d'arriver à bon “ie r
point, et tant que le gouvernement n'aura
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pas d’ennemi plus redoutable que l'Ælecteur, il pourra longtemps reposer sur ses laurITs. |
Quant au Crédit Foncier, si c'était une
1. Detous les avantages pécuniaires qui se rattachent au Crédit Foncier, ilest bon de constater en passant com bien cette institution est propre à faire naître l'économie domestique parmi la classe rurale, en ce que, de sa nature, elle combat la routine et rend soieneux et prévovants Îles empruntenrs, vu lintérêr régulier qu'il leur faut payer tous les SIX mois.
[est bien établi aujourd'hui que le Credit Foucier à fourui sa quote-part au bien-être geréral du pays.
—Parmiles causes qui, dans tous les pays, ont toujours paralysé les progrès de lPagrieulture, il en est une que l'on s'est généralement accordé à reconnaitre, cest le manque d'argent, où plutôt c'est l'insuffisance du erédit dont elle jouit pour se procurer les eapitaux indispensables à ses besoins les plus urgents.
Sans le crédit, en effet, c’est en vain que la science découvre chaque jour de nouveaux éléments de fertilisation destinés à combattre lépuisement de la terre, c'est en vain vue li mécanique invente des engins qui suppléent au défaut de bras et accélèrent la rapidité du travail; lPagricultenr ne peut profiter des avantases que lui 6 rent ces moyens d'accroître sa production et de diminuer ses frais. Sans le crédit, il ne peut, le plus souvent, après sa récolte, attendre un moment favorable pour la livrer au commerce, Pour payer les frais de sa culture et subvenir au besoin de sa famille, il est oblisé, s'il ne veut pas se mettre à la merci d'un usurier des campagnes, de se défaire de sa marchandise en temps inopportun ; et c’est ainsi qu'à certaines époques desl’année, l'encombrement des céréales sur les marchés de v'ent une cause
machine politique comme affirme cette
feuille, il serait pour le moins bien étrange:
que le gouvernement n’eût pas exercé son patronage là comme ailleurs, et que plusieurs officiers de cette institution soient connus comme appartenant au parti libéral.
Qu'il prête à 8, 6, ou 8 pour cent, vous
bien connue de l’avilissement du cours. La conséquence fatale de cet état de choses, c’est que les années d’'abondance elles-mêmes ne donnent point au cultivateur les moyens de réparer les pertes que lui occasionnent les années de disette, ainsi que les fléaux les accidents et maladies épizootiques qui frappent si souvent ses bestiaux et ses récoltes.
L'utilité de douner du crédit à l’agriculture est done incontestable, au point de vue de l'intérêt publie, auquel il est lié intimement. Mettre aux mains de l’agriculteur les moyens d'acheter, en temps opportun et au meilleur marché possible, des outils, des bestiaux et des engrais, de pratiquer sur la terre qu’il cultive des travaux d'agriculture, de choisir le meilleur moment pour l'écoulement de ses produits, c’est non-seulement contribuer à son bonheur ou conjurer à sa ruine, mais c’est atténuer les effets des grandes calamités publiques et alimenter les sources de la prospérité du pays.
Tous les pays d'Europe ont cherché par l'institution de banque: spéciales, où de sociétés mutuelles de veniren aide à l’agriculture en la dotant des mêmes moyens de crédits ouverts au commerce et à l’industrie. —Le Moniteur.
cette trange :
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soient ibéral.
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1 consé-
les an- Joint au que lui :s fléaux ppent si
ure est rêt pu- X Mains hps Optils, des re qu'il le meilts, c’est onjurer rrandes s de la
institu tuelles nt des 2e et à
n'avez rien à y voir M. l'écrivain de l’Ælec-
teur. Ce n’est pas vous qui l’avez créé et qui fournissez les fonds, Mais puisque vous aimez nas le Crédit-Foncier, si vous trouvez qu'il nuit à vos intérêts, n’essayez donc pas à en éloigner ceux qui pensent autrement que vous, et qui n'ont pas le bon-
heur d’avoir une bourse bien garnie.
N'’essayez donc pas à battre en brèche les efforts de ceux qui travaillent à la prospérité du pays et au bien-être du peuple.