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milles et de riches capitalistes se sont vus entraimés vers la ruine, Nombre de sociôtés financières et industrielles ont éprouvé un Cchec dont quelques-unes ne se re-
: | A lèveront peut-être Jamais,
Les négociations entamées entre Îles hommes d'affaires des deux pays ont dû forcément être ajournées à un temps plus
propice.
Le Crédit Foncier Franco-Canadien, qui
opérait à peine depuis quelques mois, et
qui avait placé en prêts le montant d’un
million et quart de piastres, d'abord mis à sa disposition, tant les affaires avaient été florissantes, a dû ralentir ses opérations pour un moment, afin de permettre aux administrateurs parisiens de se procurer de
nouveaux fonds; c'est-à-dire qu’ils sont
obligés d'attendre que cette crise soit
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revienne à son état normal.
Xe N +
Voilà des faits de notoriété publique, que
tout le monde à pu voir et comprendre,
Cependant, le croiriez-vous, il y eut des esprits chagrins qui, aux abois de ne pouvoir reprocher au gouvernement aucune accusation sérieuse dans le domaine proprement dit de la politique, voulurent donner ie change aux choses, et faire de la poli-
tique avec le commerce.
Ïls se rabattirent sur ces diverses institutions commerciales, et voulurent voir en elles, en dépit du bon sens, des engins électoraux mis entre les mains du gouvernement,
(Voyez l'Etecteur depuis qu'il. s’est agi
de ces négociations à venir jusqu’aujour-
d'hui.)
Eh bien oui! voilà pourtant ce qui avait lieu, tandis qu’il était même absurde de songer pour un instant que de semblables aberrations fussent possibles,
Si le gouvernement avait eu sa part de mérite pour avoir favorisé l'introduction parmi nous de capitaux français, était-ce une raison pour qu’un seul Canadien-Français, sous le futile prétexte de vouloir servir son parti et l’approcher du pouvoir, cherchât à empêcher la réalisation de nos espérances ?
Puisqu’il ne voulait pas contribuer à l'œuvre commune de faire connaître avan-
geusement notre pays à l'étranger, au moins,
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aurait-il dû, par respect pour sa propre dignité, garder une abstention complète, et ne pas lancer des accusations aussi déloyales qu'inexplicables,
Lorsqu’à différentes reprises, le gouvernement fédéral envoyait un représentant en Angleterre pour protéger nos intérêts, pour y faire connaître les richesses de notre sol, a-t-on jamais vu un journal anglais accuser une seule fois le gouvernement de vouloir éromper le peuple, de chercher à escamoter des élections au moyen de ces manœuvres pleines de perfidies, au moyen de telles prodigieuses blagues, pardonnezmoi la triviale expression, elle n’est pas de moi, mais de lÆlecteur parlant de l’attitude de notre gouvernement vis-à-vis de
la France.
| Non, mille fois non, le gros bon sens b | anglais répugnait à ces sortes d’accusations; fo | aucun écrivain n'aurait voulu se servir de fe telles armes pour nuire à un gouvernement. P q Aussi, que remarque-t-on ? Pourquoi lcs d provinces anglaises en général sont-elles aujourd'hui si prospères ? Pourquoi la pro- | vince d'Ontario est-elle sillonnée de che- si mins de fer ? Pourquoi garde-t-elle sa Æ . 1 population et que des industries surgissent partout comme par enchantement ?
Pourquoi les Anglais ont ils accaparé presque tout le haut commerce de notre province ? ch C’est que ceux-ci, avec le sens pratique o et l'intelligence qui les distinguent, ont .
su attirer chez eux les capitaux de la mère-
patrie! C’est que la bonne volonté de tout
un peuple a secondé les efforts de ceux qu: Æ :
pouvaient lui venir en aide, etfque de nom-
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quoi Îcs nt-elles la prole cheelle sa surgisment ?
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breuses compagnies financières se sont formées pour construire ses chemins de fer ; c’est que depuis longtemps Ontario possédait des sociétés de prêts anglaises qui venaient au secours des cultivateurs et du petit comme du grand commerce !
L'argent que l'Angleterre a versé au mi.
lieu de ses colonies se chiffre par des mil-
lions et des millions de louis sterlings.