‹ Quelques considérations sur les temps actuels [microforme]Chapitre 2 sur 11 · UE · texte numérisé non relu

UE

tration se publient en langue française et anglaise dans tous les centres contenant un élément français. Les autorités ne sont pourtant pas obligées à cette prévenance, mais le respect pour la langue française

est instinctif, voyez-vous.

Sans doute que la reconnaissance etle bon souvenir que les libres citoyens des Etats- Unis gardent envers la France pour son dévouement chevaleresque à l’heure du danger, y est pour quelque chose. C’est juste : la reconnaissance honore les peuples comme les individus. Sans la France, les Etats- Unis de l'Amérique auraient été pendant longtemps encore sous la tutelle de l’Angleterre.

En Russie, l'enseignement et l'usage de la langue française sont tellement répandus,

] ; . . . \ . . | , que c'est faire injure à quiconque prétend

à une certaine éducation, de lui reprocher

de ne pas savoir parler cette langue; et en Angleterre, il y a à peine quelques mois, la connaissance approfondie du français était rendue obligatoire à tous les officiers

et à tout aspirant aux grades de l’armée.

Lors de l'exposition universelle de 1878, le Prince de Galles, à un banquet donné par les exposants anglais, prononçait entre autres les paroles suivantes : ‘“ Tous les

‘ Anglais bien élevés lisent le français,

La

‘ même lorsqu'ils ne le parlent pas. ”

Enfin, “on peut dire que si la langne la-

La

‘ tine, imposée par l'invasion et la force,

Las

‘a été l’idiome de Ja religion qui succédait 6 à l’ancien monde, la langue française, propagée par la politique et les lettres, est et doit demeurer l’idiome principal dela civi-

& lisation qui réunit le monde moderne.” !

1 M. Villemain, Dictionnaire de l’Académie, Ge édition, 1835.

TT enr

der che

et en mois, nçals iciers

Lé

1378, lonné entre 15 les

nçuis,

1e laorce, édait

CS

C'est donc à bon droit que nous devons être fiers de notre langue.

En qualité d'ancienne et unique colonie de la France en Amérique, ? nous somtmes devenus les dépositaires, sur le Nouveau- Continent, de sa foi et de sa langue, qui est aussi, remarquons-le en passant, la langue diplomatique de l’Europe. *

2. Où peut dire, qu'avant la cession du Canada à l'Augleterre, la Louisiane, les établissements français le long du Mississipiet le Canada, ne formaient qu’une seule et même colonie. La plupart des colous venaient directement de France au Canada, de là se rendaient à la Louisiane en passaut par les lacs et eu remontant le eours du Mississipi. Elle appartint à l'Espagne pendant 36 aus, de 1764 à 1800, où elle redevint colonie française. Eu 1302 Napoléon, tout occupé de faire de l'Europe un empire français, céda la Louisiane aux Etats-Unis moyennant une indemnité de 15 millions de piastres.

La Nouvelle-Orléans fut fondée par un Canadien Français, François de Bienville.

3. Au Congrès Géographique de Venise, en septembre dernier, où chaque nation avait des délégués (MM. Faucher de Saint Maurice et Sandford Fleeming représeutaient

DSL Ur LCR APM TRS

ER

À nous le scin de conserver ces deux

trésors intacts et entiers.

Page 1